En pleine Coupe du monde de football dans le continent nord-américain, c'est dans le château de Versailles, le même soir où Donald Trump dînait avec Emmanuel Macron, que la surprise a eu lieu. Le président américain a paraphé, mercredi 17 juin, un accord de paix avec l'Iran après une guerre très coûteuse sur les plans humains et économiques.
Le 28 février dernier, les États-Unis et Israël avaient lancé une offensive militaire contre l'Iran, marquée dès les premières heures par l'assassinat du guide suprême Ali Khamenei, avec pour objectif d'anéantir le programme de missiles balistiques et les ambitions nucléaires de Téhéran. En représailles, l'Iran avait imposé un blocus sur le détroit d'Ormuz, paralysant un verrou maritime vital par lequel transite notamment environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial.
Le 28 février dernier, les États-Unis et Israël avaient lancé une offensive militaire contre l'Iran, marquée dès les premières heures par l'assassinat du guide suprême Ali Khamenei, avec pour objectif d'anéantir le programme de missiles balistiques et les ambitions nucléaires de Téhéran. En représailles, l'Iran avait imposé un blocus sur le détroit d'Ormuz, paralysant un verrou maritime vital par lequel transite notamment environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial.
Les termes du protocole
Plusieurs mois plus tard, après des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban, le protocole d'accord d'Islamabad pose plusieurs jalons concrets. Washington et Téhéran s'engagent à cesser immédiatement toutes opérations militaires mais aussi à respecter la souveraineté du Liban, régulièrement violée par Israël. Un calendrier de 60 jours a été établi pour négocier un accord définitif, avec possibilité d'extension.
L’Iran a réaffirmé son intention de ne pas développer d’armes nucléaires ainsi que son engagement à diluer ses stocks d'uranium enrichi sous la supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Il s’engage aussi à « assurer la sécurité du passage des navires commerciaux, sans frais pendant 60 jours uniquement, du golfe Persique vers la mer d’Oman, et inversement. Le trafic des navires commerciaux commencera immédiatement » et sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours, une fois le détroit d’Ormuz déminé.
En contrepartie, l’Iran a pu négocier un plan de levée progressive des sanctions américaines comprenant la promesse d'un déblocage des avoirs iraniens gelés à l'étranger et la suspension des sanctions américaines sur la vente de pétrole iranien, dès la mise en œuvre du protocole. Les États-Unis et leurs partenaires régionaux devront élaborer un plan « d’au moins 300 milliards de dollars, destiné à la reconstruction et au développement économique » de l’Iran.
À Paris, Emmanuel Macron a salué « un moment de paix ». À Téhéran, le président Pezeshkian a célébré un accord « historique » et « un message émanant d'un Iran puissant » qui, selon le négociateur en chef, Mohammad Bagher Ghalibaf, « acte l'échec des Etats-Unis ». Côté américain, les critiques ont d’ailleurs vite émergé après la signature du protocole d’accord, estimant que Donald Trump « cède bien plus qu'il n'obtient », selon les mots du Wall Street Journal. En Israël aussi, la signature du protocole d'Islamabad passe mal car les termes de l'accord obligent les Etats-Unis mais aussi ses allés à devoir les respecter.
L’accord final sera entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l’ONU. Une cérémonie officielle est prévue vendredi 19 juin à Lucerne, en Suisse, pour célébrer formellement la signature et lancer les discussions techniques.
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L’Iran a réaffirmé son intention de ne pas développer d’armes nucléaires ainsi que son engagement à diluer ses stocks d'uranium enrichi sous la supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Il s’engage aussi à « assurer la sécurité du passage des navires commerciaux, sans frais pendant 60 jours uniquement, du golfe Persique vers la mer d’Oman, et inversement. Le trafic des navires commerciaux commencera immédiatement » et sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours, une fois le détroit d’Ormuz déminé.
En contrepartie, l’Iran a pu négocier un plan de levée progressive des sanctions américaines comprenant la promesse d'un déblocage des avoirs iraniens gelés à l'étranger et la suspension des sanctions américaines sur la vente de pétrole iranien, dès la mise en œuvre du protocole. Les États-Unis et leurs partenaires régionaux devront élaborer un plan « d’au moins 300 milliards de dollars, destiné à la reconstruction et au développement économique » de l’Iran.
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