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Sur le vif

Le CCIB lutte pour la reconnaissance légale de l’islamophobie

Rédigé par La Rédaction | Lundi 3 Août 2015



Le CCIB lutte pour la reconnaissance légale de l’islamophobie
Le Collectif Contre l'Islamophobie en Belgique (CCIB) lance l’alerte auprès de la société belge. Dans son premier rapport d’activités paru fin juillet (plus bas), l’association, officiellement lancée en septembre 2014, affirme que le nombre d’actes islamophobes a augmenté de 94 % entre 2011 à 2014, passant de 95 à 185 actes par an en l’espace de quatre ans.

Pour la seule année 2014, au moins un acte islamophobe sont commis tous les deux jours en Belgique, sur la base des chiffres annuels officiels du Centre Interfédéral pour l’Égalité des Chances.

Le CCIB, rappelant que l’islamophobie est « une violation des droits de l’homme », assure que ces chiffres ne sont « que la partie visible de l’iceberg » et que la montée de la haine et des discriminations envers les musulmans se fait « sans que les pouvoirs publics ne prennent conscience de l’ampleur du phénomène et de son impact sur la cohésion sociale et les libertés publiques ».

Selon le Centre pour l’Égalité des Chances, les musulmans représentent 90 % des victimes de discriminations liés aux convictions religieuses ou philosophiques dans le pays. « Au total, le Centre a été interpellé près de 700 fois sur des faits de discrimination, de discours et de délits de haine liés aux convictions religieuses. Ceux visant les personnes musulmanes constituent l’écrasante majorité de ces signalements (9 sur 10) », indique le CCIB dans son rapport.

« Afin de lutter efficacement contre le racisme et la xénophobie », le CCIB s’est défini « trois priorités : la reconnaissance légale de l’islamophobie ; le monitoring permanent des actes islamophobes ; l’inclusion des femmes musulmanes, et particulièrement celles qui portent un signe convictionnel, dans l’enseignement supérieur et l’emploi ».

« L’islamophobie est un combat de longue haleine et c’est pourquoi nous avons besoin de chacune et chacun pour renforcer notre action pour plus de justice sociale et d’égalité entre les citoyens. Nos démocraties sont menacées par ces discriminations qui renforcent les fractures, les frustrations et les ruptures de citoyenneté », conclut l’association. Celle-ci organisera son premier gala de soutien le 18 septembre à Bruxelles.