Le recours déposé devant le tribunal administratif de Paris par la fédération Musulmans de France (MF) pour contester l'interdiction du Salon du Bourget s'est soldé, vendredi 3 avril, par la suspension de la mesure prise par la préfecture de police de Paris. La Rencontre annuelle des musulmans de France (RAMF) est donc maintenue jusqu'au lundi 6 avril. Les premiers visiteurs sont appelés à venir au Parc des Expositions dès l'après-midi même.
« Nous nous réjouissons de cette décision qui rétablit le droit et confirme ce que nous n’avons cessé d’affirmer : l’interdiction prononcée par la préfecture de police de Paris était grave, disproportionnée et juridiquement infondée », a fait savoir MF dans un communiqué. « Le juge des référés a reconnu ce que la décision préfectorale niait : la liberté de réunion n’est pas un privilège accordé par l’administration, c’est un droit fondamental que les pouvoirs publics ont l’obligation de protéger et de garantir. Une interdiction ne peut être prononcée qu’en dernier recours, lorsqu’aucune autre mesure ne peut suffire à maintenir l’ordre public. Cette démonstration n’avait pas été faite », ajoute l’organisation qui, tout en se félicitant de cette victoire, ne peut « passer sous silence ce qu’elle révèle ».
« Nous nous réjouissons de cette décision qui rétablit le droit et confirme ce que nous n’avons cessé d’affirmer : l’interdiction prononcée par la préfecture de police de Paris était grave, disproportionnée et juridiquement infondée », a fait savoir MF dans un communiqué. « Le juge des référés a reconnu ce que la décision préfectorale niait : la liberté de réunion n’est pas un privilège accordé par l’administration, c’est un droit fondamental que les pouvoirs publics ont l’obligation de protéger et de garantir. Une interdiction ne peut être prononcée qu’en dernier recours, lorsqu’aucune autre mesure ne peut suffire à maintenir l’ordre public. Cette démonstration n’avait pas été faite », ajoute l’organisation qui, tout en se félicitant de cette victoire, ne peut « passer sous silence ce qu’elle révèle ».
Une interdiction qui s'inscrit « dans un projet politique »
L'interdiction avait été décidée tardivement par arrêté préfectoral par les autorités, ceci en évoquant le contexte international très tendu, en lien avec la situation au Moyen-Orient, et une menace forte de l'extrême droite qui pèserait sur l'événement.
Interdire la RAMF pour protéger les musulmans ? Les organisateurs du Salon du Bourget, tout comme ses partisans, ont signifié ne pas être dupes sur les raisons profondes qui ont conduit à la mesure d'interdiction, à savoir qu'elle s'inscrit dans la lignée d'un nouveau projet de loi relatif à la lutte contre le « séparatisme » et « l'entrisme islamiste ». Celui-ci, porté par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, doit être présenté au Conseil des ministres fin avril, a fait savoir Place Beauvau à l’AFP, jeudi 2 avril. Il viendrait compléter la loi promulguée en 2021 avec de nouvelles dispositions, comme la possibilité de dissoudre des structures, de geler des avoirs administratifs ou encore, de prendre des mesures d’interdiction de certaines publications, dès lors qu’elles appellent à la haine ou à la discrimination. Ce qui a fait dire à l'avocat de MF, Me Sefen Guez Guez, que la mesure « s’inscrit dans un projet politique ».
MF est dans le viseur des autorités ces dernières années, rendant l'organisation de ses activités de plus en plus compliquée. Plusieurs des structures qui sont affiliées à la fédération ou qui lui sont proches ont été la cible de mesures de rétorsion pouvant aller jusqu'à la dissolution, pour n'évoquer que le cas de l'IESH de Château-Chinon. Le projet de loi en cours d'examen par le gouvernement ne devrait pas arranger les affaires de MF mais aussi celles de nombreuses autres structures musulmanes qui dénoncent une stigmatisation croissante à leur égard sous l'ère Macron II.
« Pendant plusieurs jours, des dizaines d’associations, d’exposants, de partenaires commerciaux et des milliers de participants ont vécu dans une incertitude totale, au terme d’une organisation de plusieurs semaines et d’investissements considérables. Une décision d’interdiction prise à 48 heures de l’événement, sans dialogue réel ni alternative proposée, ne saurait être banalisée », indique MF. Maintenant que « le droit a parlé », la fédération appelle à une large mobilisation du public en se rendant à l’événement.
Lire aussi :
La Rencontre annuelle des musulmans de France interdite par la préfecture de police de Paris, la justice saisie
La Rencontre annuelle des musulmans de France de retour en avril 2026
Dans la tourmente, Musulmans de France se choisit un nouveau président
Et aussi :
Frères musulmans, qui êtes-vous ?
Les Frères musulmans, entre déclin et fantasmes
Interdire la RAMF pour protéger les musulmans ? Les organisateurs du Salon du Bourget, tout comme ses partisans, ont signifié ne pas être dupes sur les raisons profondes qui ont conduit à la mesure d'interdiction, à savoir qu'elle s'inscrit dans la lignée d'un nouveau projet de loi relatif à la lutte contre le « séparatisme » et « l'entrisme islamiste ». Celui-ci, porté par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, doit être présenté au Conseil des ministres fin avril, a fait savoir Place Beauvau à l’AFP, jeudi 2 avril. Il viendrait compléter la loi promulguée en 2021 avec de nouvelles dispositions, comme la possibilité de dissoudre des structures, de geler des avoirs administratifs ou encore, de prendre des mesures d’interdiction de certaines publications, dès lors qu’elles appellent à la haine ou à la discrimination. Ce qui a fait dire à l'avocat de MF, Me Sefen Guez Guez, que la mesure « s’inscrit dans un projet politique ».
MF est dans le viseur des autorités ces dernières années, rendant l'organisation de ses activités de plus en plus compliquée. Plusieurs des structures qui sont affiliées à la fédération ou qui lui sont proches ont été la cible de mesures de rétorsion pouvant aller jusqu'à la dissolution, pour n'évoquer que le cas de l'IESH de Château-Chinon. Le projet de loi en cours d'examen par le gouvernement ne devrait pas arranger les affaires de MF mais aussi celles de nombreuses autres structures musulmanes qui dénoncent une stigmatisation croissante à leur égard sous l'ère Macron II.
« Pendant plusieurs jours, des dizaines d’associations, d’exposants, de partenaires commerciaux et des milliers de participants ont vécu dans une incertitude totale, au terme d’une organisation de plusieurs semaines et d’investissements considérables. Une décision d’interdiction prise à 48 heures de l’événement, sans dialogue réel ni alternative proposée, ne saurait être banalisée », indique MF. Maintenant que « le droit a parlé », la fédération appelle à une large mobilisation du public en se rendant à l’événement.
Lire aussi :
La Rencontre annuelle des musulmans de France interdite par la préfecture de police de Paris, la justice saisie
La Rencontre annuelle des musulmans de France de retour en avril 2026
Dans la tourmente, Musulmans de France se choisit un nouveau président
Et aussi :
Frères musulmans, qui êtes-vous ?
Les Frères musulmans, entre déclin et fantasmes







Sur le vif








Qui sommes-nous ?