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SaphirNews.com | Quotidien musulman d’actualité

 

Que penser des revenants de Daesh ? Comment les prendre en charge ?
Infos pratiques
le Jeudi 21 Mars 2019, 18:30 - 20:30
50, rue Léon Gambetta
31000 Toulouse
Description
Conférence-débat à la librairie Ombres Blanches à Toulouse. Rencontre avec Dounia Bouzar autour de Français radicalisés. Enquête, paru aux Éditions de l’Atelier, avec la participation de Dominique Bons, présidente de Syrien ne Bouge, mère de deux fils décédés en Syrie.

Alors que l’État Islamique a été militairement détruit, la question du retour des « djihadistes » français et de leurs enfants se pose. Cela est d’autant plus préoccupant que les peines d’emprisonnements de certains « jihadistes » détenus en France touchent à leur fin.

Depuis 2006, Dounia Bouzar, docteur en anthropologie et ancienne éducatrice, étudie le fait religieux et le processus de radicalisation « jihadiste ». Mobilisée début 2014 par des parents ayant constaté l’embrigadement de leurs enfants, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve lui demande de prendre en charge les premiers jeunes qui ont essayé de rejoindre Daesh et de former les équipes anti-radicalisation des préfectures pour qu’ils prennent le relais.

Après un traitement politique et médiatique basé sur l’affect et l’émotion, peut-on s’appuyer sur un retour d’expérience pour anticiper la prise en charge des revenants ? Cette rencontre est l’occasion pour Dounia Bouzar de partager les principaux résultats de la recherche que lui a commanditée la Commission européenne, par l’intermédiaire du projet de recherche Practicies coordonné par Séraphin Alava (Université de Toulouse), et de débattre autour de son ouvrage Français radicalisés, l’Enquête.

Récapitulant un travail d’accompagnement mené depuis trois ans auprès de 1 000 jeunes qui souhaitaient rejoindre Daesh, cette conférence mettra en lumière les caractéristiques des jeunes qui se désengagent plus facilement, mais aussi les enseignements à tirer des échecs. On découvrira la différence entre les jeunes qui se sont entraînés et les autres, filles et garçons, les mineurs et les majeurs, ceux issus de familles musulmanes et les « convertis ». On verra ce qui a permis leur sortie de radicalisation, et on réfléchira à comment évaluer leur niveau de dangerosité.

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