Chaque année, l’arrivée du mois de Ramadan suscite émotions, réflexions et espoirs au sein de la communauté musulmane. Celui de l'année 1447 - 2026 fait partie de ces moments singuliers où les défis apparents cachent peut-être une sagesse profonde et où les divergences deviennent l’occasion de revisiter nos intentions, notre unité et notre cheminement spirituel.
On se souviendra tous, en France et en Europe, de ce mois béni de Ramadan de l’année 2026. Pour certains, il a débuté mercredi 18 février ; pour d’autres, jeudi 19 février. Dans une même ville, certains ont commencé le jeûne quand d’autres attendaient encore. Certaines mosquées ont débuté les tarawih, d’autres non. Parfois, au sein d’une même famille, les avis différaient : les uns suivaient telle instance juridique, les autres une autre.
Derrière les cris dénonçant la division de la communauté, son immaturité et son incapacité à s’organiser, se cache peut-être quelque chose de plus important et de plus noble.
On se souviendra tous, en France et en Europe, de ce mois béni de Ramadan de l’année 2026. Pour certains, il a débuté mercredi 18 février ; pour d’autres, jeudi 19 février. Dans une même ville, certains ont commencé le jeûne quand d’autres attendaient encore. Certaines mosquées ont débuté les tarawih, d’autres non. Parfois, au sein d’une même famille, les avis différaient : les uns suivaient telle instance juridique, les autres une autre.
Derrière les cris dénonçant la division de la communauté, son immaturité et son incapacité à s’organiser, se cache peut-être quelque chose de plus important et de plus noble.
Le Ramadan, une école de la maîtrise de soi
Dès l’arrivée de Ramadan, nous entendons des sermons et des rappels sur les mérites innombrables de ce mois, sur la spiritualité qui y règne et sur les innombrables dons et souffles divins que nous goûtons et savourons le soir, à la table des prières nocturnes, et le jour, à l’école du jeûne.
Il est vrai que le jeûne est une école ; nous y apprenons l’effort, la maîtrise de soi, la privation, l’obéissance, le dépassement de soi et, surtout, la patience. Et c’est cette dernière vertu qui interpelle quand nous regardons ce qui s’est passé à l’arrivée de ce mois.
C’est comme si le mois de Ramadan nous mettait, dès son arrivée, à l’épreuve : serons-nous patients, serons-nous cléments, serons-nous bienveillants les uns envers les autres ? Un signe de notre Seigneur pour celles et ceux qui savent lire les signes et déchiffrer les messages. Si nous réussissons cet examen, nous en sortirons grandis. Nous comprendrons que la divergence n’est pas forcément source de division, dès lors qu’elle s’accompagne de patience et de bienveillance. Une belle entrée en matière vers ce mois où il faut apprendre à dompter son ego, à faire taire ses instincts et à laisser place au Nous au détriment de l’égoïsme du Moi.
Et si nous commencions par nous remettre en question ? Interroger nos intentions, nos paroles, nos prises de position ? Que faut-il vraiment retenir ? Ces questions, on les pose souvent à la fin de la période du jeûne pour préparer la suite ; peut-être que le destin divin veut que nous les posions au début de ce mois afin que ce Ramadan 2026 ne soit comme aucun autre.
Et, contrairement aux détracteurs qui se réjouissaient de nous voir divisés, nous aurons fait un grand pas vers l’union des cœurs et des âmes, un grand pas vers la piété qui, ne l’oublions pas, est la raison d’être du jeûne de Ramadan.
Que Dieu nous aide à nous élever vers les hautes sphères de Sa proximité, là où l’âme se libère et transcende la pesanteur du corps, là où se trouvent toutes les réponses à la question du sens et là où réside l’essentiel de notre passage éphémère sur terre. Très bon Ramadan à toutes et à tous.
*****
Première parution sur le site de Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM).
Lire aussi :
Début du Ramadan 2026 : deux dates annoncées, les musulmans de France en ordre dispersé
Ramadan et Carême - Le jeûne comme véritable chemin de conversion
La raison première de la pratique du jeûne du Ramadan expliquée
Il est vrai que le jeûne est une école ; nous y apprenons l’effort, la maîtrise de soi, la privation, l’obéissance, le dépassement de soi et, surtout, la patience. Et c’est cette dernière vertu qui interpelle quand nous regardons ce qui s’est passé à l’arrivée de ce mois.
C’est comme si le mois de Ramadan nous mettait, dès son arrivée, à l’épreuve : serons-nous patients, serons-nous cléments, serons-nous bienveillants les uns envers les autres ? Un signe de notre Seigneur pour celles et ceux qui savent lire les signes et déchiffrer les messages. Si nous réussissons cet examen, nous en sortirons grandis. Nous comprendrons que la divergence n’est pas forcément source de division, dès lors qu’elle s’accompagne de patience et de bienveillance. Une belle entrée en matière vers ce mois où il faut apprendre à dompter son ego, à faire taire ses instincts et à laisser place au Nous au détriment de l’égoïsme du Moi.
Et si nous commencions par nous remettre en question ? Interroger nos intentions, nos paroles, nos prises de position ? Que faut-il vraiment retenir ? Ces questions, on les pose souvent à la fin de la période du jeûne pour préparer la suite ; peut-être que le destin divin veut que nous les posions au début de ce mois afin que ce Ramadan 2026 ne soit comme aucun autre.
Et, contrairement aux détracteurs qui se réjouissaient de nous voir divisés, nous aurons fait un grand pas vers l’union des cœurs et des âmes, un grand pas vers la piété qui, ne l’oublions pas, est la raison d’être du jeûne de Ramadan.
Que Dieu nous aide à nous élever vers les hautes sphères de Sa proximité, là où l’âme se libère et transcende la pesanteur du corps, là où se trouvent toutes les réponses à la question du sens et là où réside l’essentiel de notre passage éphémère sur terre. Très bon Ramadan à toutes et à tous.
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Première parution sur le site de Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM).
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