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Sur le vif

Un ministre égyptien viré pour blasphème envers le Prophète Muhammad

Rédigé par La Rédaction | Lundi 14 Mars 2016



L'ancien ministre de la Justice Ahmed el-Zind a émis vendredi 11 mars, la provocation de trop.
L'ancien ministre de la Justice Ahmed el-Zind a émis vendredi 11 mars, la provocation de trop.
Ahmed al-Zind a payé au prix fort sa petite flagornerie lors d’une interview accordée à la chaîne de télévision privée Sada al-Balad vendredi 11 mars. À la question de savoir s’il serait prêt à emprisonner sept journalistes qui l’auraient diffamé, le désormais ancien ministre de la Justice a déclaré qu’il pourrait emprisonner le Prophète Muhammad en personne s’il contrevenait à la loi. Une métaphore mal sentie qu’il s’est empressé de corriger en ajoutant très rapidement « Je demande pardon à Dieu ». Dès le lendemain, il réitéra des excuses dans une autre interview mais en vain.

Durant le week-end, l’université d'Al-Azhar avait émis un avertissement qui, sans le nommer, exigeait de « respecter le nom du Prophète dans les discours publics et les médias, et d'éviter toute insulte à son égard, même non intentionnelle ». Une campagne de protestation ont agité les réseaux sociaux ces deux derniers jours. « Le Premier ministre Sherif Ismail a formulé un décret relevant Ahmed al-Zind de sa fonction », stipule, sans autre détail, un communiqué du gouvernement dimanche 13 mars.

Ahmed el-Zind est connu pour être un farouche opposant aux Frères musulmans qu’il accuse d’avoir fait gonfler la polémique qui l'a mené à son limogeage. En juillet 2013, il fut, selon les organisations internationales de défense des droits de l’homme, l’un des plus fervents promoteurs de la sanglante répression contre la confrérie. Le 28 janvier dernier, il déclarait à la télévision qu’il ne serait « pas satisfait tant que 10 000 extrémistes issus des Frères musulmans et ses sympathisants ne seraient pas tués » pour chaque membre des forces de sécurité ayant péri dans un attentat.

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