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Sur le vif

Les États-Unis refusent de parler de génocide pour les Rohingyas

Rédigé par | Mercredi 23 Mars 2016



En Birmanie, des centaines de milliers de Rohingyas ont été contraints à fuir les persécutions.
En Birmanie, des centaines de milliers de Rohingyas ont été contraints à fuir les persécutions.
Un rapport du Département d’État américain, l'équivalent du ministère des Affaire étrangères, affirme que Washington est « sérieusement préoccupé » par les atrocités commises contre les Rohingyas par les extrémistes bouddhistes de Birmanie.

Cependant, le porte-parole du ministère John Kirby a déclaré, lundi 21 mars, à propos de la minorité musulmane qu'elle n'est pas la cible d'un génocide. « Il est indiscutable qu’ils font face à des persécutions mais nous n’avons pas estimé qu’elles sont du niveau d’un génocide », estime-t-il.

Le gouvernement américain va ainsi à l’encontre d’un rapport de l’université Yale datant d'octobre 2015 qui indique que de« solides preuves » attestent qu’un « génocide » est bien en cours contre le peuple rohingya. Les étudiants en droit, auteurs du rapport mentionnen tles meurtres, les restrictions imposées sur les naissances et l'instauration de conditions ayant pour conséquence de détruire cette population.

Le Département d’État appelle la Birmanie à « rechercher des solutions justes », autoriser l’accès des associations humanitaires dans l'Arakan (ou Rakhine) et rendre la citoyenneté aux apatrides dont les Rohingyas, considérés comme des immigrés illégaux, font partie.

Le rapport du Département d’État explique que les actes de violences ne touchaient initialement que les Rohinyas à l’ouest du pays mais qu’elles sont désormais diffuses dans toute la Birmanie. A ce jour, la Birmanie, dont les relations avec les puissances occidentales se rétablissent bien, refuse d’accorder la citoyenneté aux 1,3 millions de personnes qui composent cette population.