Le tribunal correctionnel de Lyon a condamné, mardi 20 janvier, Marion Maréchal pour diffamation publique à l'encontre de l'IESH de Château-Chinon, apprend-t-on jeudi 22 janvier par le cabinet Adas Avocats, conseil de l'établissement fermé en 2025. L'ex-députée d'extrême droite s'est vu infliger une amende de 2 000 euros pour des propos tenus dans une vidéo diffusée sur la plateforme YouTube par laquelle elle avait alors affirmé que l'établissement privé musulman était au cœur d'un « projet d'islamisation de la France et de l'Europe » et qu'il s'agissait d'une structure dangereuse.
La condamnation vise également des propos tenus sur la chaîne BFM TV en mai 2024, par lesquels la nièce de Marine Le Pen, actuellement en pleine tourmente judiciaire, avait établi un lien implicite entre l'IESH et des faits de terrorisme.
Avec elle et pour les mêmes faits, le tribunal a condamné Pascal Lepetit, référent du petit parti d'extrême droite Identité Libertés emmené par Marion Maréchal. Ce dernier avait affirmé que l'IESH s'adonnait à un « djihad judiciaire ». Il a été condamné à une amende de 1 000 euros. Les deux prévenus ont en outre été condamnés à verser solidairement à l'IESH de Château-Chinon la somme de 1 000 euros au titre de dommages et intérêts, en réparation du préjudice réputationnel subi.
Le cabinet Adas Avocats a pris acte d'une décision « qui répond en partie aux attaques de plus en plus nombreuses menées contre les musulmans et les institutions musulmanes françaises ».
« Au-delà du cas particulier, cette décision rappelle avec netteté que la liberté d'expression ne peut servir de fondement à la diffusion d'informations diffamatoires, en particulier lorsqu'elles prennent pour cible une institution en raison de son identité. Elle rappelle également l'exigence d'un débat démocratique reposant sur des faits établis, le droit, et la considération due aux personnes et aux institutions », fait savoir le cabinet. « La lutte contre l'islamophobie et toute forme de stigmatisation demeure un enjeu essentiel, et doit se poursuivre avec constance et détermination, dans le respect du droit. »
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Le cabinet Adas Avocats a pris acte d'une décision « qui répond en partie aux attaques de plus en plus nombreuses menées contre les musulmans et les institutions musulmanes françaises ».
« Au-delà du cas particulier, cette décision rappelle avec netteté que la liberté d'expression ne peut servir de fondement à la diffusion d'informations diffamatoires, en particulier lorsqu'elles prennent pour cible une institution en raison de son identité. Elle rappelle également l'exigence d'un débat démocratique reposant sur des faits établis, le droit, et la considération due aux personnes et aux institutions », fait savoir le cabinet. « La lutte contre l'islamophobie et toute forme de stigmatisation demeure un enjeu essentiel, et doit se poursuivre avec constance et détermination, dans le respect du droit. »
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