Connectez-vous S'inscrire






Sur le vif

Harlem Désir au PS, une stratégie de conquête des minorités pour le FN

Rédigé par La Rédaction | Jeudi 13 Septembre 2012



Depuis qu’Harlem Désir a été désigné au poste de premier secrétaire du Parti socialiste en lieu et place de Martine Aubry, les critiques venant de la droite ne manquent pas.

Le Front national, qui s’est exprimé mercredi 12 septembre par le biais de la députée Marion Maréchal-Le Pen, estime que cette désignation « achève de discréditer un Parti socialiste qui s’est progressivement éloigné de sa base populaire pour concentrer sa stratégie sur la séduction du vote des minorités. »

« La présence d’Harlem Désir à la tête du parti qui domine (...) les institutions nationales est là pour rappeler la stratégie du PS, tristement décrite dans les études de son think tank Terra Nova : abandonner l’électorat populaire et ouvrier pour se focaliser sur les minorités, et notamment sur les français issus de l’immigration récente », ajoute-elle.

Sans surprise, le Bloc Identitaire tient le même discours, rapporte un blog du Monde. Pour le mouvement d’extrême droite, la nomination d’Harlem Désir « marque plus que jamais l'orientation idéologique des cadres du parti politique le plus puissant de France. Ces derniers souhaitent, maintenant qu'ils ont tous les pouvoirs, appliquer leur funeste projet si bien décrit par le think tank Terra Nova par une technique bien rodée : dénoncer un racisme imaginaire et fantasmé pour mieux imposer la société multiculturelle et antitraditionnelle dont ils rêvent (et dont ils ont besoin pour gagner les élections). »

Son parcours passé à SOS Racisme suscite également des réactions très vives du FN, jugeant que l’organisation anti-raciste « a tant contribué à culpabiliser les Français en assimilant toute politique de préférence nationale à du racisme ».

Lire aussi :
Harlem Désir, une langue de bois désignée à la tête du PS
Décès d’Olivier Ferrand, espoir du PS engagé en faveur de la diversité
Malika Salim enflamme Twitter avec ses « Bamako-sur-Seine » et « Ghaza-sur-Marne »
Vote des étrangers : une stratégie électorale du PS en œuvre?