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Sur le vif

Attentat à la mosquée de Québec : le tueur plaide coupable, le procès évité

Rédigé par Lina Farelli | Jeudi 29 Mars 2018



Attentat à la mosquée de Québec : le tueur plaide coupable, le procès évité
De nombreux membres de la communauté musulmane ont tenu, dès lundi 26 mars, à assister au début d’audience d’Alexandre Bissonnette, l'auteur de la fusillade perpétrée le 29 janvier 2017 au Centre culturel islamique de Québec (CCIQ). A leur grand désarroi, l'accusé, apparu poignées et chevilles menottées à la barre, avait d'abord choisi de plaider non coupable à chacun des 12 chefs d’inculpation retenus contre lui, six pour meurtres au premier degré et six tentatives de meurtre.

Mais coup de théâtre, Alexandre Bissonnette a finalement reconnu, mercredi 28 mars, être l’auteur de la tuerie. Il a plaidé coupable de tous les chefs d'accusations portés contre lui : six pour ceux qui ont été tués lors de la fusillade (Mamadou Tanou Barry, Ibrahima Barry, Khaled Belkacemi, Abdelkrim Hassane, Azzedine Soufiane et Aboubaker Thabti) ; cinq pour ceux qui ont été blessés (Saïd Akjour, Aymen Derbali, Saïd El Amari, Nizar Ghali et Mohamed Khabar) et un autre pour les 35 autres personnes présentes lors de la fusillade sans être atteintes par les tirs.

Une série d’audience de témoins s'en était suivi mais aucune information n’ait été alors divulguée par la presse canadienne en raison d’une ordonnance de non-publication émise par le juge visant à éviter d’influencer des jurés. Ces derniers devaient être sélectionnés le 3 avril en vue du procès qui était amené à débuter la même semaine.

Toutefois, avec le plaider-coupable d'Alexandre Bissonnette, le procès n'a plus lieu d'être. L'auteur de l'attentat devrait prochainement être condamné à la prison à perpétuité, avec une peine de sûreté minimum de 25 ans.

« J’aimerais pouvoir vous demander pardon pour tout ce que j’ai fait mais je sais que mon geste est impardonnable », a-t-il fait savoir auprès des familles des victimes et les responsables de la mosquée présents dans le tribunal. « Je suis une personne qui a été emportée par la peur et par une forme horrible de désespoir », a-t-il affirmé, tout en affirmant ne pas être « ni un terroriste ni un islamophobe ».

« Le mal est fait », ont indiqué les responsables du CCIQ, pour qui le pardon n'est pas à l'ordre du jour.

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