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Sur le vif

Accusé de terrorisme, Anâ-Muslim se défend par sa charte

Rédigé par La Rédaction | Mercredi 4 Juin 2014



Le coup est aussi inattendu que rude pour Anâ-Muslim. L’association, accusé de terrorisme par le ministère de l’Intérieur, a vu ses avoirs gelés, a-t-on appris mardi 3 juin. Son site internet a été rendu inaccessible, « victime vraisemblablement d'un piratage » selon ses responsables, mais il a été remis en service mercredi. C’est par le biais de réseaux sociaux qu’Anâ-Muslim s’exprime principalement.

Dans un communiqué paru mardi soir, elle rejette fermement des accusations « sans aucun fondement ». « Nous nous sommes toujours attachés très scrupuleusement au respect intégral des lois, de manière publique comme privée », martèle Anâ-Muslim, qui met en avant sa charte pour récuser les accusations.

Ainsi, « nous rappelons que, tout en faisant de l’Islam l’unique source de notre légitimité, nos activités (...) sont nécessairement conditionnées par leurs contextualisations scrupuleuses dans le cadre de la légalité française et en conformité totale avec la législation en vigueur dans ce pays », lit-on dans l’article 1er, suivi d'un point sur leur usage des libertés, « limité par les restrictions légales du droit français, qui s’appliquent à nous de manière contraignante, sans choix, ni acceptation, ni aucune liberté ou possibilité de s’en soustraire sur le territoire national ».

Ses activités et « productions n’ont, en aucun cas, le but délibéré et volontaire, conscient et assumé, d’enfreindre les limites instituées par la législation » (4) et Anâ-Muslim s’interdit « formellement toutes actions, paroles ou écrits, commettant ou incitant à commettre un délit ou un crime tel qu’ils ont été définis » en France (6).

Anâ-Muslim, invoquant agir « en toute bonne foi », indique que « toute action, parole ou écrit issus de l’activité associative qui pourrait constituer une infraction, ne peuvent être dû qu’à une ignorance de la législation française » (9). Pourtant, à leurs yeux, « ils ne seront jamais à l’abri de l’arbitraire malgré toutes leurs précautions et tout leur respect scrupuleux du droit français. Ils savent que n’importe quoi et RIEN peuvent constituer un motif suffisant à n’importe quel type d’accusation ».

Estimant être victime d'une « volonté politique politicienne » à la suite de l'arrestation de Mehdi Nemmouche dans l'affaire de la fusillade au Musée juif de Bruxelles, l'association entend défendre bec et ongle son intégrité, réclamant naturellement des autorités que les graves reproches à leur encontre soient étayées.

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