Connectez-vous S'inscrire






Sur le vif

Lille met « en veille » son jumelage avec une ville israélienne

Rédigé par La Rédaction | Mercredi 8 Octobre 2014



La municipalité de Lille a annoncé, mardi 7 octobre, la « mise en veille » temporaire de son jumelage avec Safed, une ville d’Israël, à la suite de l’offensive sanglante de Tsahal sur Gaza, au cours de l’été. Cette décision symbolique a été prise lundi 6 octobre lors du conseil municipal de la ville.

Mais « le jumelage n'est ni arrêté ni suspendu », a précisé Martine Aubry. Pour la maire socialiste de Lille, pas question de couper définitivement les ponts avec la ville israélienne.

La rupture pure et simple du jumelage a été réclamée par plusieurs milliers de manifestants pro-palestiniens dans les rues de Lille, cet été. Et une pétition initiée par l’antenne Nord-Pas de Calais de l'association France-Palestine Solidarité a été lancée dans ce sens. Le texte de cette pétition, signée par près de 3 000 personnes, fait savoir que la ville de Safed est connue pour être une ville raciste, où les pratiques discriminatoires à l’encontre des Palestiniens sont courantes.

L’abandon du jumelage est exigé « notamment depuis le massacre de Gaza ». Mais si Martine Aubry dit avoir « ressenti cette émotion », elle estime que pour la « paix », Lille « doit garder des relations » avec Israël comme elle en a avec la Palestine, via son jumelage avec Naplouse, en Cisjordanie. Sans rapport avec la problématique du jumelage contesté, elle a également rappelé qu’elle n’a « pas pu accepter que, parmi les manifestants, je dis cela car ils étaient minoritaires, fusent des slogans antisémites ».

Même si le conseil municipal a en parallèle voté un versement de 15 000 € pour aider à la reconstruction de Gaza, sa posture consistant à ne pas abandonner totalement le jumelage avec Safed paraît timide. Mais elle n’est pas vraiment surprenante venant d’une municipalité dirigée par une maire, qui a, par le passé, condamné les appels au boycott des produits israéliens.