L’association Averroès engage un nouveau bras de fer contre l’Etat. La préfecture du Nord a refusé, en ce début d’année 2026, d’accorder au groupe scolaire privé lillois l’ouverture d’une classe de CP en septembre prochain. Cette demande, déposée par les responsables de l’établissement en octobre 2025, a été rejetée en janvier par le préfet des Hauts-de-France, Bertrand Gaume, qui s’est déclaré opposé à un projet qui « se rattache clairement à la mouvance frériste, telle qu'incarnée en France par Musulmans de France qui diffuse une idéologie fondamentaliste et rétrograde au sein de la communauté musulmane », selon les termes d’un courrier dont Saphirnews a pris récemment connaissance.
Accusant le groupe Averroès d’être inscrit « dans l'écosystème global lié à l'islam politique dans le département du Nord », le représentant de l’Etat estime notamment que sa décision « vise également à prévenir toute ingérence étrangère résultant à la fois du continuum idéologique et structurel entre la confrérie, au niveau international et la mouvance frériste nationale ».
Accusant le groupe Averroès d’être inscrit « dans l'écosystème global lié à l'islam politique dans le département du Nord », le représentant de l’Etat estime notamment que sa décision « vise également à prévenir toute ingérence étrangère résultant à la fois du continuum idéologique et structurel entre la confrérie, au niveau international et la mouvance frériste nationale ».
La justice de nouveau sollicitée
« L’air de la calomnie qui repasse… », nous affirme, las, le chef de l’établissement, Eric Dufour, indigné par « les éternelles suspicions et rengaines sur la musique des Frères musulmans ». « Les deux dernières années et la justice surtout ont balayé ces accusations sans fondement », fait-il part. Le groupe scolaire s’est vu rétablir, en avril 2025, le contrat d’association avec l’Etat par le tribunal administratif de Lille. Une victoire judiciaire qui n'a pas pour autant poussé les services de l’Etat à revoir son jugement sur Averroès, comme en témoigne sa décision de lui empêcher l’ouverture d’une école primaire.
La décision, rappelle le courrier, est « susceptible de faire l'objet d'un recours contentieux devant le tribunal administratif de Lille dans un délai de deux mois à compter de sa notification ». Ce que compte bien faire l’association Averroès, qui a déposé un référé devant le tribunal cette semaine du 2 mars.
Pendant ce temps, Averroès poursuit ses activités. A l’heure du Ramadan, l’association organise un iftar caritatif samedi 7 mars. Les dons collectés lors de cette soirée ainsi qu’au travers d’une cagnotte en ligne viseront à finaliser son projet d’extension, avec dix nouvelles salles de classe en 2026. Un projet qui lui en coûte 600 000 €. Quelque 200 000 € ont été amassés pour poursuivre les travaux, lancés en septembre 2025.
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Pendant ce temps, Averroès poursuit ses activités. A l’heure du Ramadan, l’association organise un iftar caritatif samedi 7 mars. Les dons collectés lors de cette soirée ainsi qu’au travers d’une cagnotte en ligne viseront à finaliser son projet d’extension, avec dix nouvelles salles de classe en 2026. Un projet qui lui en coûte 600 000 €. Quelque 200 000 € ont été amassés pour poursuivre les travaux, lancés en septembre 2025.
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