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Sur le vif

La FIFA s’inquiète du sort de Mahmoud Sarsak, Eric Cantona se mobilise pour sa libération

Rédigé par La Rédaction | Jeudi 14 Juin 2012



Le footballeur palestinien Mahmoud Sarsak ne lâche rien. Toujours en grève de la faim, il en est à son 87e jour et est déterminé à la poursuivre tant qu’Israël refuse de le libérer. Mais son état est déjà très critique. Après avoir frôlé la mort dimanche 10 juin, M. Sarsak a accepté de boire du lait, mais seulement jusqu’à jeudi 14 juin, jour où la Cour suprême israélienne devrait de nouveau statuer sur son cas. Si elle décide de ne pas le libérer, le footballeur a prévenu qu’il refuserait tous les nutriments, et ce même s’il doit finir par en mourir, selon son avocat.

La mobilisation internationale en faveur de celui qui fut l’espoir du foot palestinien prend de l’ampleur. Signe qui ne trompe personne, le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Sepp Blatter, est sorti de sa réserve habituelle et s’est inquiété de « la détention présumée illégale de footballeurs palestiniens par les autorités israéliennes, en violation apparente de leur intégrité et de leurs droits et sans possibilité apparente de procès en bonne et due forme ».

L’ancienne star du ballon rond Eric Cantona se mobilise de façon plus nette. « Nous appelons à le soutenir, ainsi que toutes les victimes des exactions israéliennes. Il est temps de mettre un terme à l’impunité israélienne et d’exiger de cet Etat le respect des mêmes lois que les autres pays », affirme-t-il dans une lettre, co-signée avec d’autres personnalités et adressée au président de l’UEFA Michel Platini. Eric Cantona se prononce aussi par la même occasion contre la tenue de la coupe européenne de football junior en Israël, en juin 2013.

Originaire de Rafah, dans la bande de Gaza, M. Sarsak a été arrêté le 22 juillet 2009, au point de passage d'Erez alors qu’il se rendait à un camp de réfugiés à Balata, en Cisjordanie, dont le club de foot est l'un des meilleurs des Territoires occupés palestiniens. Considéré comme un « combattant ennemi », il est incarcéré depuis trois ans au titre de la détention « administrative ». Comme 2 000 autres détenus, il a commencé sa grève de la faim en mars pour réclamer notamment la fin de cette pratique, qui permet une incarcération sans charge pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment.

Après l’accord signé en mai avec les autorités pénitentiaires israéliennes, la majorité des prisonniers se remettent à s’alimenter. Voyant que la question de la détention administrative est passée à la trappe, M. Sarsak, avec d’autres camarades, continuent sa grève pour s’assurer que sa peine, qui vient à échéance en juillet, ne sera pas renouvelée une nouvelle fois.

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