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Sur le vif

« L'islam ou la mort », l'ultimatum lancé au maire d’Anvers

Rédigé par La Rédaction | Mercredi 27 Mai 2015



« L'islam ou la mort », l'ultimatum lancé au maire d’Anvers
Des radicaux ont lancé un ultimatum à Bart De Wever, maire d'Anvers et président de l’Alliance néo-flamande (N-VA). Il est menacé d'exécution s’il ne se converti pas à l’islam… C’est en tout cas ce qui lui a été clairement signifié dans un courrier rédigé en français et placardé à la place d'Handschoenmarkt, en plein centre-ville a rapporté lundi 25 mai la radio francophone Radio Contact.

Cette menace n’est pas une première pour le leader des nationalistes flamands, qui bénéficie déjà d'une protection personnelle depuis le 23 janvier, au lendemain des attentats à Paris, rejoignant la liste des personnalités belges protégées dont le Premier ministre. Avant cela, dès 2008, plusieurs menaces de mort lui ont déjà été personnellement adressées de la part de terroristes.

Très vite, l'élu a réagi à la télévision VTM. « J'ai toujours prédit que nous ne serions pas libres dans l'immédiat de la menace de cet islam extrémiste. Cela a été négligé durant des années. Cette plaie est à présent ouverte avec la Syrie et beaucoup de pus s'en échappera encore avant que nous n'en soyons débarrassés », a encore commenté Bart De Wever.

Une menace prise au sérieux par les autorités

Connu pour ses sorties xénophobes polémiques, en particulier à l’endroit des musulmans, il provoque régulièrement l’ire de la communauté musulmane d’Anvers et de partisans du vivre-ensemble dans toute la Belgique, jusqu'à provoqué des rassemblements contre lui. Le 5 janvier 2014, il avait déclaré à VTM, que « la terreur islamiste » était le « pire fléau de l'humanité depuis Hitler ».

La dernière polémique qui a fait sortir les Belges dans la rue concerne les Berbères. Sur le plateau de la télévision VRT, le 15 mars, il a qualifié cette communauté de « fermée, avec une défiance envers les autorités (...) et qui est très sensible aux thèses salafistes, à la radicalisation ». Résultat, dix jours plus tard, une manifestation s'est tenue en plein centre-ville d'Anvers. Le 6 avril, ce sont 150 à 200 personnes qui se sont rassemblées devant le siège national de la N-VA à Bruxelles.

Cette dernière menace de mort par voix de courrier placardé est prise très au sérieux par les autorités. La missive est actuellement en cours d’étude par les experts de l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace.

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