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Société

Attentats de Christchurch : le CFCM porte plainte contre Facebook et YouTube

Rédigé par Lina Farelli | Lundi 25 Mars 2019



Attentats de Christchurch : le CFCM porte plainte contre Facebook et YouTube
Le Conseil français du culte musulman (CFCM), à travers l'Observatoire national contre l'islamophobie, a annoncé, lundi 25 mars, le dépôt d’une plainte contre les entités françaises de Facebook et de Youtube pour la diffusion de la vidéo du massacre de 50 fidèles dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, diffusée en direct par le terroriste même.

L'instance porte plainte pour « diffusion de message à caractère violent incitant au terrorisme ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine susceptible d'être vu ou perçu par un mineur », en vertu de l’article 227-24 du Code Pénal qui prévoit des sanctions allant jusqu’à trois ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende pour la diffusion de messages « à caractère violent, incitant au terrorisme, pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine ou à inciter des mineurs à se livrer à des jeux les mettant physiquement en danger, soit de faire commerce d'un tel message ».

Des réseaux sociaux face à leurs responsabilités

Selon la plainte envoyée au procureur de la République de Paris et consultée par Saphirnews, il est signifié que la vidéo du massacre, maintenue sur Facebook « 29 minutes après le début du "live" » avant son retrait, « minutes durant lesquelles des mineurs ont eu accès à ce film, et notamment des mineurs de confession musulmane, profondément traumatisés par ce film ».

« Le défaut de célérité de Facebook pour supprimer la vidéo litigieuse a eu pour conséquence sa publication sur YouTube peu de temps après le direct », ajoute-t-on. « La vidéo litigieuse a ainsi été diffusée sur le territoire national par le biais de ces deux plateformes. Ces réseaux sociaux engagent leurs responsabilités pénales en raison de la gravité du crime et des conséquences psychologiques chez les plus jeunes. »

Lire aussi notre dossier autour des attentats islamophobes de Christchurch, en Nouvelle-Zélande

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