Il était environ 11h43, heure locale, lorsque les premiers coups de feu ont retenti devant le Centre islamique de San Diego (ICSD), la plus grande mosquée du comté de San Diego, en Californie. En quelques minutes, trois hommes gisaient morts à l'extérieur du bâtiment. Cette attaque, qui survient une semaine avant l'Aïd al-Adha, l'une des fêtes religieuses les plus importantes du calendrier musulman, est considérée par les autorités locales comme un crime de haine.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les suspects, deux adolescents de 17 et 18 ans, se sont rencontrés via le Web et se sont radicalisés en ligne. Environ deux heures avant l’attaque, la police de San Diego a reçu un appel de la mère d'un des futurs tireurs signalant la disparition de son fils, qu'elle décrivait comme suicidaire. Elle avait aussi mentionné la disparition de plusieurs de ses armes à feu et de sa voiture. C’est à l’intérieur de son véhicule stationné près du lieu de culte que Cain Clark et Caleb Vazquez ont été retrouvés morts, vraisemblablement après s’être suicidés.
Des inscriptions haineuses gravées sur l'une des armes utilisées ont été découvertes. Ils ont aussi laissé derrière eux, rapporte Los Angeles Times, un manifeste mêlant idéologie raciste, islamophobe et antisémite dans lequel il est fait référence à Brenton Tarrant, auteur des attentats de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, en 2019. Les motivations ayant conduit les deux hommes à viser l'ISCD restent néanmoins floues à ce stade.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les suspects, deux adolescents de 17 et 18 ans, se sont rencontrés via le Web et se sont radicalisés en ligne. Environ deux heures avant l’attaque, la police de San Diego a reçu un appel de la mère d'un des futurs tireurs signalant la disparition de son fils, qu'elle décrivait comme suicidaire. Elle avait aussi mentionné la disparition de plusieurs de ses armes à feu et de sa voiture. C’est à l’intérieur de son véhicule stationné près du lieu de culte que Cain Clark et Caleb Vazquez ont été retrouvés morts, vraisemblablement après s’être suicidés.
Des inscriptions haineuses gravées sur l'une des armes utilisées ont été découvertes. Ils ont aussi laissé derrière eux, rapporte Los Angeles Times, un manifeste mêlant idéologie raciste, islamophobe et antisémite dans lequel il est fait référence à Brenton Tarrant, auteur des attentats de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, en 2019. Les motivations ayant conduit les deux hommes à viser l'ISCD restent néanmoins floues à ce stade.
Les trois victimes décrits comme des héros
La première victime identifiée par les représentants de la mosquée est Amin Abdullah, 51 ans, l’agent de sécurité en service ce matin-là. C'est lui qui, le premier, a aperçu les deux tireurs courant vers l'entrée du complexe. Armé, il s'est interposé et a engagé un échange de tirs, recevant lui-même une balle. Touché, il a néanmoins eu le réflexe d'attraper sa radio pour déclencher le confinement du bâtiment et prévenir le personnel présent dans le lieu de culte du danger.
Selon NBC, les caméras de surveillance montrent les assaillants pénétrer dans la mosquée et progresser de salle en salle, mais le temps gagné par Abdullah a permis à toutes les personnes présentes – près de 150 personnes, enfants et enseignants, selon les sources – de se mettre à l'abri. Son intervention a été « héroïque », a salué le chef de la police locale, Scott Wahl. « Il a indéniablement sauvé des vies. » Père de huit enfants, l’homme, né sous le nom de Brian Matthew Climax, laisse derrière lui une famille dévastée et une communauté en deuil.
Les deux autres victimes sont aussi deux fidèles de la mosquée, Nader Awad, 57 ans, et Mansour Kaziha, 78 ans. Le premier était un membre actif de la mosquée, par ailleurs mari d’une enseignante à l’ISCD. Dès qu’il a entendu les premiers coups de feu, il s’est précipité sur les lieux dans l'optique d'apporter son aide, tout comme Mansour Kaziha. Ce bénévole de longue date à la mosquée, qui a marqué sa présence de son empreinte depuis les débuts de l'ISCD en 1986, a été le premier à prévenir les secours. « Au cours des 22 dernières années, en tant qu'imam et directeur du Centre islamique de San Diego, je n'ai jamais rien fait sans lui », a déclaré Taha Hassane.
Nader Awad et Mansour Kaziha ont été abattus alors qu'ils se trouvaient dans le parking. « Tous trois ont joué un rôle en faisant face aux assaillants », a déclaré l’imam de la mosquée, Taha Hassane, à la presse américaine.
Selon NBC, les caméras de surveillance montrent les assaillants pénétrer dans la mosquée et progresser de salle en salle, mais le temps gagné par Abdullah a permis à toutes les personnes présentes – près de 150 personnes, enfants et enseignants, selon les sources – de se mettre à l'abri. Son intervention a été « héroïque », a salué le chef de la police locale, Scott Wahl. « Il a indéniablement sauvé des vies. » Père de huit enfants, l’homme, né sous le nom de Brian Matthew Climax, laisse derrière lui une famille dévastée et une communauté en deuil.
Les deux autres victimes sont aussi deux fidèles de la mosquée, Nader Awad, 57 ans, et Mansour Kaziha, 78 ans. Le premier était un membre actif de la mosquée, par ailleurs mari d’une enseignante à l’ISCD. Dès qu’il a entendu les premiers coups de feu, il s’est précipité sur les lieux dans l'optique d'apporter son aide, tout comme Mansour Kaziha. Ce bénévole de longue date à la mosquée, qui a marqué sa présence de son empreinte depuis les débuts de l'ISCD en 1986, a été le premier à prévenir les secours. « Au cours des 22 dernières années, en tant qu'imam et directeur du Centre islamique de San Diego, je n'ai jamais rien fait sans lui », a déclaré Taha Hassane.
Nader Awad et Mansour Kaziha ont été abattus alors qu'ils se trouvaient dans le parking. « Tous trois ont joué un rôle en faisant face aux assaillants », a déclaré l’imam de la mosquée, Taha Hassane, à la presse américaine.
Les organisations musulmanes, entre deuil et indignation
La tuerie a naturellement suscité un vif émoi parmi les Américains musulmans. Le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR), principale organisation musulmane de défense des droits civiques, a dénoncé l’attaque en le mettant notamment sur le compte d’un contexte national délétère. « La haine antimusulmane est complètement hors de contrôle. Encore et encore, nous avons vu que les discours de haine peuvent mener à des crimes de haine », a-t-elle affirmé.
Il faut dire que les chiffres que le CAIR a publiés dans son rapport annuel donnent le vertige : 8 683 plaintes pour discrimination et islamophobie ont été enregistrées en 2025, le chiffre le plus élevé recensé par l’organisation depuis 1996. L'organisation y note que « les actions gouvernementales et la rhétorique officielle ont traité les musulmans et ceux qui défendent les droits des Palestiniens comme des suspects, à l'extérieur du cercle de la vie civique et religieuse protégée ».
Abdullah Tahiri, président du Muslim Leadership Council de San Diego, a abondé en ce sens au cours d'une conférence de presse : « Les tireurs n'ont pas agi dans le vide. Cette attaque est une conséquence directe et prévisible d'un climat politique tolérant à l'égard du sentiment antimusulman. »
Le Centre d'étude de la haine organisée (CSOH), un think-tank basé à Washington, a documenté en avril dernier une explosion de 1 450 % des publications antimusulmanes postées par des élus républicains entre février 2025 et mars 2026, rappelle Time. L'organisation souligne que « les plateformes de réseaux sociaux ont à plusieurs reprises échoué à lutter contre la propagation des discours extrémistes islamophobes en ligne, permettant à des récits dangereux de circuler, de radicaliser et d'inspirer la violence ». « L'islamophobie est une forme acceptable de haine aux États-Unis », déplore le CAIR.
Il faut dire que les chiffres que le CAIR a publiés dans son rapport annuel donnent le vertige : 8 683 plaintes pour discrimination et islamophobie ont été enregistrées en 2025, le chiffre le plus élevé recensé par l’organisation depuis 1996. L'organisation y note que « les actions gouvernementales et la rhétorique officielle ont traité les musulmans et ceux qui défendent les droits des Palestiniens comme des suspects, à l'extérieur du cercle de la vie civique et religieuse protégée ».
Abdullah Tahiri, président du Muslim Leadership Council de San Diego, a abondé en ce sens au cours d'une conférence de presse : « Les tireurs n'ont pas agi dans le vide. Cette attaque est une conséquence directe et prévisible d'un climat politique tolérant à l'égard du sentiment antimusulman. »
Le Centre d'étude de la haine organisée (CSOH), un think-tank basé à Washington, a documenté en avril dernier une explosion de 1 450 % des publications antimusulmanes postées par des élus républicains entre février 2025 et mars 2026, rappelle Time. L'organisation souligne que « les plateformes de réseaux sociaux ont à plusieurs reprises échoué à lutter contre la propagation des discours extrémistes islamophobes en ligne, permettant à des récits dangereux de circuler, de radicaliser et d'inspirer la violence ». « L'islamophobie est une forme acceptable de haine aux États-Unis », déplore le CAIR.
Le président Donald Trump, interpellé lors d'un événement public en fin de journée, a sobrement qualifié l'attaque de « terrible situation », sans s'attarder davantage sur cette tragédie. Son vice-président, JD Vance, lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche le lendemain, a jugé les actes d'« condamnables » et encouragé « chaque Américain à prier pour toutes les personnes impliquées et touchées ».
Les autorités locales ont été bien plus fermes dans leur condamnation de l'attaque. « Les fidèles, où qu'ils soient, ne devraient pas avoir à craindre pour leur vie. La haine n'a pas sa place en Californie, et nous ne tolérerons aucun acte de terrorisme ni d'intimidation contre les communautés religieuses. À la communauté musulmane de San Diego : la Californie est à vos côtés », a assuré, dans un communiqué, le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, membre du Parti démocrate. Le maire, Todd Gloria, a également présenté ses condoléances aux familles des victimes et à la communauté musulmane, s'engageant à tout faire pour garantir leur sécurité. Dans plusieurs grandes villes, les forces de l'ordre ont renforcé leurs patrouilles : le NYPD a déployé davantage d'agents autour des mosquées new-yorkaises, et le LAPD a annoncé une présence accrue près des lieux de culte musulmans dans tout Los Angeles.
En France, la tuerie n'a guère suscité de réactions, à l'exception des organisations musulmanes. La Grande Mosquée de Paris a fait part de son « total effroi » tandis que la fédération Musulmans de France a jugé que l’affaire « s'inscrit dans un contexte de parole politique délibérément libérée, où la stigmatisation des musulmans est devenue un fonds de commerce ordinaire et où les appels à la haine se multiplient sans le moindre scrupule dans les médias et certaines sphères politiques ». Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a, de son côté, appelé les musulmans de France à « la plus grande vigilance » à l’approche de l’Aïd el-Kébir, enjoignant les autorités à « renforcer la protection des lieux de culte face à la montée des actes de haine visant les communautés religieuses ».
Lire aussi :
États-Unis : la mosquée de San Diego attaquée, la piste islamophobe privilégiée
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En France, la tuerie n'a guère suscité de réactions, à l'exception des organisations musulmanes. La Grande Mosquée de Paris a fait part de son « total effroi » tandis que la fédération Musulmans de France a jugé que l’affaire « s'inscrit dans un contexte de parole politique délibérément libérée, où la stigmatisation des musulmans est devenue un fonds de commerce ordinaire et où les appels à la haine se multiplient sans le moindre scrupule dans les médias et certaines sphères politiques ». Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a, de son côté, appelé les musulmans de France à « la plus grande vigilance » à l’approche de l’Aïd el-Kébir, enjoignant les autorités à « renforcer la protection des lieux de culte face à la montée des actes de haine visant les communautés religieuses ».
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