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Sur le vif

Affaire Tariq Ramadan : la version d'une plaignante remise en cause par une contre-expertise

Rédigé par Lina Farelli | Mercredi 28 Août 2019



Affaire Tariq Ramadan : la version d'une plaignante remise en cause par une contre-expertise
A l'heure où Tariq Ramadan est visé par une nouvelle plainte en France, une contre-expertise technique réalisée sur le téléphone de la deuxième plaignante, appelée Christelle, vient remettre en cause la version de cette dernière.

Après des mois de dénégations de la part de Tariq Ramadan, Christelle a fait valoir un vieux téléphone où étaient stockés des échanges avec l’islamologue, obligeant celui-ci à reconnaitre des relations sexuelles mais uniquement consenties.

Toutefois, les 255 messages tronqués et non chronologiques ont fait l’objet d’une contre-expertise qui a démontré que les échanges supposés datés d’avant le viol présumé ont été envoyés après, rapporte Europe 1 lundi 26 août

Alors que Christelle a situé le viol le 9 octobre 2009, un message où elle a remercié Tariq Ramadan « pour ces moments » date du 10 octobre. S’en sont suivis alors des échanges jusqu’au 11 octobre où Tariq Ramadan s’excuse pour sa « violence » et lui demande si elle a été déçue. « Si je passais un mauvais moment, je serais partie… je suis restée et je t’ai donnée plus qu’à quiconque et ta peau me manque… tu m’as manqué dès que j’ai passé la porte », a écrit Christelle.

Tandis que les conclusions de cette contre-expertise affaiblit l'accusation de viol, pour son avocat, ces messages ne changent « rien », en mettant cela sous le coup de « la peur » et de « phénomènes traumatiques de la mémoire (qui) sont connus ».

Tariq Ramadan piégé par ses maîtresses ?

Tariq Ramadan, qui possédait des disques durs contenant des photos sexuellement explicites, aurait-il été piégé par des anciennes maîtresses ?

Un dialogue sur MSN datant de 2009 et retrouvé sur une clé USB de la deuxième plaignante, qu’on nommera Nathalie, sur des échanges qu’elle a eus avec une tierce a aussi été révélé par RTL. Voulant se venger pour le comportement de Tariq Ramadan avec les femmes, elle parle de lui donner une « leçon », en déclarant qu’elle connait une femme qui aura « le cran de ne pas tomber amoureuse de lui ».

Dans ces échanges, Nathalie explique son plan : aborder Tariq Ramadan sur Facebook, le rendre amoureux et se donner rendez-vous. Alors, « il suffit d’aller voir le paparazzi et il s’infiltre dans la chambre d’hôtel pendant qu’il est à poil en pleine action et je balance tout, il va tout perdre », selon elle. Cet échange laisse supposer une éventuelle entente entre les plaignantes, une version qu’elles ont réfuté depuis le début de cette affaire.

Invité lundi 26 août sur Europe 1, l'avocat de Tariq Ramadan s’est montré confiant. « Je le dis depuis des mois et des mois : il n’y a plus d’affaire Ramadan », a déclaré Emmanuel Marsigny.

Pointant du doigt une « manipulation inacceptable de la justice (…) confrontée à un mensonge de cette nature par une partie civile, dans le bureau d’un juge, qui vient mentir délibérément sur un timing sur la date à laquelle elle a envoyé des textos », il attend une réaction très ferme « car il est gravissime pour une victime de mentir à des juges pour essayer de conforter sa thèse ».

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