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Monde

16 mai 2018 : première Journée internationale du vivre-ensemble en paix

En partenariat avec Saphirnews

Rédigé par | Mercredi 16 Mai 2018

De l’Algérie au Canada, en passant par la France, la Belgique, l’Indonésie ou encore le Maroc, la Journée internationale du vivre-ensemble en paix (JIVEP) bat son plein en ce mercredi 16 mai. Une première édition 2018 obtenue grâce à l’initiative et à la persévérance de l’Association internationale soufie alâwiyya (AISA), qui a réussi à la faire voter à l’unanimité par les Nations unies.



16 mai 2018 : première Journée internationale du vivre-ensemble en paix
L’Association internationale soufie alâwiyya (AISA) peut crier victoire. Après deux ans de lobbying commencé à l’issue du Congrès international féminin « Pour une culture de paix : paroles aux femmes qu’elle avait organisé à Oran en novembre 2014, AISA se félicite de la décision « historique » de l’ONU.

Lors de la campagne « Désir de paix » lancée par AISA, près de 100 000 signatures de soutien à la Journée internationale du vivre-ensemble ont été récoltées. Ici, lors d’un dîner de gala organisé par les Scouts musulmans de France (SMF), le 11 juin 2017.
Lors de la campagne « Désir de paix » lancée par AISA, près de 100 000 signatures de soutien à la Journée internationale du vivre-ensemble ont été récoltées. Ici, lors d’un dîner de gala organisé par les Scouts musulmans de France (SMF), le 11 juin 2017.
À l’unanimité des 193 pays, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté la résolution instituant le 16 mai comme étant la Journée internationale du vivre-ensemble en paix (JIVEP). Une journée qui avait été proposée par AISA sous la houlette de son président-fondateur Khaled Bentounes, l’Algérie, l’Unesco et de nombreuses ONG.

Il s’agit de « développer des initiatives individuelles et collectives en vue, notamment, de la prise en charge précoce des facteurs qui conduisent à la radicalisation et à la violence ». AISA compte « sur l’éducation, l’art, la culture, la science, la communication, la spiritualité, ainsi que sur la réduction des inégalités entre hommes et femmes pour que s’établisse dans le monde une authentique culture de paix ».

L’Algérie et la France, têtes de pont de la Journée internationale du vivre-ensemble

D’ores et déjà, 172 États se sont appropriés la date du 16 mai pour instituer la JIVEP dans leurs pays respectifs.

L’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, les Pays-Bas, le Bénin, le Cameroun, le Congo, le Canada, l’Indonésie, le Maroc, le Japon, l’Iran sont parties prenantes dès cette année 2018 sous différentes formes : carnaval, débats, projections de films, expositions photo, table littéraire, conférences, marches du vivre-ensemble, plantations de l’olivier de la paix, veillées spirituelles…

L’Algérie, qui a porté le projet de la JIVEP auprès des Nations unies, a concocté un programme de plusieurs jours, s’étalant du 12 mai au 12 juin (qui correspond à la célébration de Laylat ul-Qadr). Durant toute la journée de mercredi 16 mai se tient un colloque à la Bibliothèque national d’Algérie autour de la figure de l’émir Abdelkader : « La culture de paix et du vivre-ensemble chez un humaniste musulman du XIXe siècle : l’émir Abdelkader al-Djazâ’irî ».

En Suisse, l’ONG internationale AISA organise au Palais des nations à Genève une table ronde « La Journée internationale du vivre-ensemble en paix : évènements ou avènement ? », avec notamment Idriss Jazairy, rapporteur spécial du Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

Ouverture officielle de la JIVEP à Paris

Mais c’est à Paris qu’AISA lance l’ouverture officielle de la JIVEP. Ce sera à l’UNESCO (de 15 h à 17 h 30), en présence d’Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO, et de cheikh Khaled Bentounes, président d’honneur d’AISA et des Scouts musulmans de France. Un message du président algérien Abdelaziz Bouteflika sera entendu. La jeunesse des cinq continents sera à l’honneur, avec des témoignages de jeunes qui déclineront les « vertus du vivre-ensemble en paix.

C’est la France qui compte le plus grand nombre de manifestations en ce mercredi 16 mai. Le collectif du Labo de la Fraternité, qui réunit Coexister, Uniscité, Singa, Kawaa et Pacte civique, présente les résultats du baromètre de la fraternité et célèbre la fête de la Fraternité (Petit Bain, 19 h, Paris 13e).

Dans le cadre de la campagne « Désir de paix » menée par AISA, plusieurs évènements ont été organisés. Ici, le colloque « L’islam spirituel et les défis contemporains » au siège de l’UNESCO à Paris, les 28 et 29 septembre 2016, au cours duquel un appel au soutien à la Journée internationale du vivre-ensemble a été lancé.
Dans le cadre de la campagne « Désir de paix » menée par AISA, plusieurs évènements ont été organisés. Ici, le colloque « L’islam spirituel et les défis contemporains » au siège de l’UNESCO à Paris, les 28 et 29 septembre 2016, au cours duquel un appel au soutien à la Journée internationale du vivre-ensemble a été lancé.
À Toulouse, le collectif JIVEPOccitanie qui rassemble une trentaine d’associations et de partenaires organisent le village du vivre-ensemble en paix (allée Jules-Guesde, de 10 h à 20 h) et invitent à écouter des chorales du vivre-ensemble en paix (temple du Salin, 20 h 30). On y entendra des chorales populaires mais aussi des chorales catholique, protestante, juive et soufie.

Alors que le festival de Cannes bat son plein, le JIVEP est également célébrée. L’exposition « Les mains pour la paix » de la photographe Séverine Desmarest est présentée à l’église du Suquet, du 14 au 20 mai.

Forbach, Chambéry, Dijon, Marseille, Falaise, Perpignan, Bischheim, Albertville, Saint-Denis de La Réunion proposent aussi un programme fort riche : matchs de foot, ateliers, fresque, concert dansé, etc.

Les rencontres à l'occasion de la Journée du vivre-ensemble se poursuivent bien au-delà du 16 mai. Ainsi, dimanche 20 mai (17 h, Paris 11e) a lieu le récital des Grands Témoins d’espérance (piano, oud, ney, comédiens, danse et chants spirituels), à l’église Notre-Dame-d’Espérance. Et lors de la 27e nuit du mois sacré de Ramadan (Laylat ul-Qadr, nuit du Destin), les membres des voies soufies de Paris se retrouveront afin d’unir leurs prières « pour une paix durable partagée par tous et pour une humanité réconciliée ».

« Cette Journée ne doit pas rester seulement une idée ni un jour qui serait célébré puis oublié », prévient Khaled Bentounes. « Il faut la comprendre comme un concept permettant d’écrire une nouvelle page de notre histoire, un concept pour nous aider à créer, à réfléchir, à construire un monde nouveau où les générations futures pourront bâtir leur avenir l’un avec l’autre et non pas l’un contre l’autre », insiste-t-il. Et de souhaiter : « C’est une Journée d’espoir parce qu’elle nous invite aussi à changer, à aller l’un vers l’autre, à se comprendre et agir ensemble dans la synergie jusqu’à ce que la culture de paix soit pour nous tous le fondement de cet avènement du Nouveau Monde que nous souhaitons pour nous-mêmes et pour les générations à venir. »


Voir Programme complet des festivités en France et à l'international de la Journée internationale du vivre-ensemble en paix (JIVEP)

En savoir plus sur la Journée internationale du vivre-ensemble en paix (JIVEP)


Journaliste à Saphirnews.com ; rédactrice en chef de Salamnews En savoir plus sur cet auteur