A Bagdad comme dans le reste de l'Irak, les chiites ont retrouvé vendredi une liberté de culte qui leur avait été reniée par le régime de Saddam Hussein et certains de leurs imams ont lancé un avertissement voilé contre une occidentalisation de la société irakienne.
A Sadr City, la grosse banlieue chiite de Bagdad, appelée auparavant Saddam City, des dizaines de milliers de chiites ont accompli la première prière du vendredi depuis quatre ans, dans un enthousiasme général suscité par la chute de l'ancien régime.
La mosquée Al-Hikma, au coeur de cette cité pauvre de près de deux millions d'habitants, a fait le plein et la foule a débordé dans les rues avoisinantes sous la protection d'hommes armés de Kalachnikov et agissant sous les ordres des religieux.
Cette mosquée avait été fermée par l'ancien régime après les troubles de 1999 qui avaient suivi l'assassinat de l'imam Mohammed Sadeq Sadr et aucune prière du vendredi n'y avait été autorisée depuis cette date, selon les habitants.
- La 20e rencontre annuelle de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) s'est ouverte vendredi soir au parc des expositions du Bourget (Seine St-Denis), quelques jours après le succès électoral remporté par cette organisation au Conseil français du culte musulman (CFCM).
Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy est attendu samedi à 19H30 à ce rassemblement, traditionnelle manifestation d'un islam identitaire qui attire chaque année des milliers de personnes venues de toute la France.
Dès vendredi soir, l'assistance commençait à affluer au Bourget, dans les halls transformés en salles de prière, de conférences ou d'exposition.
Jeunes femmes la plupart du temps voilées, jeunes gens en costume, survêtement ou djellaba, familles entières ont fait leurs emplettes de livres religieux ou de cassettes en se désaltérant au mecca-cola , le concurrent hallal du coca-cola, ou ses multiples clones.
Nicolas Sarkozy est le premier ministre français à se rendre au rassemblement du Bourget.
Le directeur du musée de Bagdad a accusé vendredi les troupes américaines d'avoir commis le crime du siècle en ne protégeant pas les oeuvres des musées irakiens des pillages et les sites archéologiques des destructions.
Ce qui est arrivé aux sites (archéologiques) et ce qui s'est passé au musée de l'Irak constitue le crime du siècle parce que cela affecte l'héritage de l'humanité , a déclaré le directeur du Musée archéologique national de Bagdad, Donny George, qui s'exprimait en présence d'autres archéologues irakiens.
Il faut croire qu'il y avait d'autres priorités (pour les Etats-Unis) que le musée de Bagdad , a ajouté M. George.
Les troupes américaines qui ont pris le contrôle de la capitale le 9 avril ont observé sans intervenir les pillards
Présidant le chemin de croix du vendredi saint dans les ruines du Colisée, Jean-Paul II, qui a prié hier à Rome pour les victimes de la guerre, du terrorisme et de la haine. Parmi les personnes invitées à porter la croix figuraient hier une famille d’origine irakienne et des proches du Dr Carlo Urbani, médecin de l’OMS qui a succombé le mois dernier à la pneumopathie atypique.
Des parlementaires américains démocrates et républicains ont décidé de lancer une nouvelle offensive au Congrès pour pénaliser la Syrie économiquement et diplomatiquement.
La Maison-Blanche multiplie désormais les menaces de sanctions contre Damas, qu'elle accuse de donner refuge à des haut responsables du régime défunt de Saddam Hussein et de détenir des armes de destruction massive, mais elle s'était opposée à de telles initiatives parlementaires l'an dernier.
Toutefois, le projet de loi déposé en fin de semaine dernière par le représentant démocrate Eliot Engel (New York), juste avant que le Congrès ne cesse ses travaux pour deux semaines de vacances de printemps, ne cherche pas à imposer immédiatement des sanctions contre la Syrie.
L'envoyé spécial de la télévision autrichienne en Algérie, Franz Norman, a affirmé vendredi que les autorités algériennes avaient localisé les 31 touristes disparus dans le Sahara algérien.
Les autorités algériennes «savent où ils se trouvent» et «ils ont été séparés en deux groupes», a-t-il indiqué à la télévision. Cependant, les autorités algériennes «n'interviennent pas, mais ne font que les observer» pour assurer leur sécurité, a-t-il ajouté. «Il n'y a pas d'indication pour une solution rapide» du problème des étrangers disparus en Algérie, a déclaré M. Norman.
Quinze Allemands, dix Autrichiens, quatre Suisses, un Néerlandais et un Suédois qui circulaient sans guide sont portés disparus dans le triangle formé par Ouargla (800 km au sud d'Alger), Djanet (1700 km au sud-est) et Tamanrasset (1.900 km au sud). Certains n'ont plus donné signe de vie depuis le 19 février.
Le chef du principal groupe d'opposants irakiens a appelé jeudi ses compatriotes à se réunir mardi dans la cité sainte chiite de Kerbala pour s'opposer à la constitution d'une administration intérimaire parrainée par les États-Unis et défendre l'indépendance irakienne.
«J'appelle les Irakiens à se rendre à Kerbala pour s'opposer à toute domination étrangère et soutenir l'établissement d'un gouvernement irakien qui protège la liberté, l'indépendance et la justice pour tous les Irakiens», a déclaré l'Ayatollah Mohammed Baqir al-Hakim, chef du Conseil suprême de la révolution islamique d'Irak, cité par la télévision d'État iranienne jeudi.
Le Premier ministre britannique Tony Blair doit prendre ses distances avec le président américain George W. Bush car son « alliance » avec lui est « une erreur stratégique dommageable » pour le Royaume-Uni, estime l’ex-ministre des Affaires étrangères Robin Cook.
Dans une tribune publiée hier dans le Guardian (centre gauche) ainsi que dans l’hebdomadaire politique New Statesman (centre gauche), le travailliste Robin Cook écrit qu’« après les divisions sur l’Irak, l’Europe est revenue à un axe franco-allemand, avec la Grande-Bretagne une fois de plus marginalisée ».
« Et puis il y a les dommages causés à notre image dans les pays en développement, où nous sommes désormais largement considérés comme ayant soutenu non pas une guerre de libération mais impérialiste », ajoute Robin Cook, qui a récemment démissionné de son poste de ministre des Relations avec le Parlement pour protester contre la guerre en Irak.
En dépit du souhait des faucons de l'administration Bush de punir la France pour son opposition à la guerre en Irak, notamment à l'Otan, les Etats-Unis risquent de devoir composer avec leur allié récalcitrant, sauf à vouloir faire péricliter l'organisation.
La Syrie, que Washington soupçonne de posséder des armes chimiques, a annoncé hier qu’elle « ne permettra aucune inspection » de son arsenal militaire ou de son territoire, et a accusé les États-Unis de s’en prendre à elle pour couvrir les difficultés qu’ils rencontrent en Irak.
« La Syrie ne permettra aucune inspection », a affirmé au Caire le ministre syrien des Affaires étrangères Farouk el-Chareh, répondant à la presse qui demandait si face à une montée des pressions américaines, Damas pouvait accepter des inspections à l’instar des missions menées par les inspecteurs de l’Onu en Irak avant la guerre.
Le ministre syrien a en outre refusé que son pays accède à la demande de Washington de retirer tout appui au Hezbollah.
« Il faut que l’occupation (israélienne) se termine, alors il n’y aura aucune nécessité de maintenir les organisations de résistance », a-t-il estimé en référence aux fermes de Chébaa au sud du Liban, occupées par Israël.
Concernant une éventuelle visite du secrétaire d’État américain Colin Powell en Syrie, annoncée à Washington, M. Chareh a affirmé que le responsable américain « sera le bienvenu, s’il a l’intention de visiter Damas ».
« Je pense que le dialogue entre les deux pays est de l’intérêt commun », a-t-il ajouté.
La conférence internationale sur l'islam et la paix organisée pendant trois jours dans la capitale tunisienne, a appelé jeudi à la création d'un mécanisme baptisé Forum de Tunis pour la paix .
Selon ses promoteurs, cet instrument doit servir d'observatoire des efforts visant à faire prévaloir les valeurs de la paix dans le monde et contribuer à la diffusion de la culture de la paix et à en enraciner les fondements dans les esprits et les comportements .
Dans la déclaration finale adoptée au terme de leurs travaux, les savants, chercheurs et hommes de religion venus de 23 pays des divers continents, condamnent le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations, et ce quelles qu'en soient les causes et les motivations .
Quatorze mystiques philippins, dont quatre femmes, se sont faits clouer sur une croix pour commémorer ce Vendredi Saint la crucifixion du Christ, cérémonie devenue une attraction touristique dans la localité agricole de Cutud au nord de Manille.
Le père Boutros Haddad, le curé de l'Eglise de la Vierge Marie à Bagdad, avait un drôle de paroissien: Tarek Aziz, un des piliers du régime de Saddam Hussein les plus recherchés par les Américains qui ne célèbrera pas les fêtes de Pâques en Irak.
Pour lui, les fêtes de Pâques des chrétiens d'Irak vont être tristes. Même si elles sont suivies avec la plus grande ferveur, estime-t-il. Beaucoup de gens ont peur, ils sont traumatisés par les bombardements et les pillages de ces derniers jours , ajoute-t-il. Nous vivons depuis vingt ans dans les guerres et les Américains ont fini par détruire ce pays. Ce qu'ils ont fait est criminel .
Le petit Ali, 12 ans, qui a perdu ses deux bras dans un bombardement américain sur Bagdad, a commencé à suivre un traitement d’urgence dans un hôpital à Koweït, à la faveur d’une campagne pour lui sauver la vie. L’enfant, qui souffre également de brûlures sur plus de 20 % du corps, est arrivé à Koweït, où il a été admis à l’hôpital spécialisé d’al-Babtain. Les médecins ont affirmé qu’il était en train de subir une transfusion de sang et des greffes de peau. Plus tard, si tout se passe bien, il recevra des prothèses pour remplacer ses bras et lui permettre une certaine autonomie, ont ajouté les médecins, qui ont précisé que d’autres traitements de fond suivraient. Ali, qui a perdu ses parents dans le bombardement et dont les souffrances ont ému le monde entier, était « stressé » et présentait des blessures infectées mais semblait dans un état suffisamment stable pour être opéré, a déclaré le chirurgien plastique Imad Najada après son premier diagnostic. Le chirurgien a ajouté que l’état de l’enfant n’était pas critique et qu’il n’était pas nécessaire de l’envoyer ailleurs. À Bagdad, le personnel médical avait averti qu’il ne disposait pas de l’équipement nécessaire pour soigner Ali et qu’il mourrait d’un empoisonnement du sang s’il n’était pas pris en charge à l’étranger. Les images d’Ali, publiées depuis plusieurs jours dans les journaux et diffusées en boucle par les télévisions, en ont fait le symbole poignant des souffrances de la population civile irakienne.
Le slogan du 12e Congrès du FN, qui se tient du 19 au 21 avril à Nice, est sans ambiguïté: Encore plus haut . Un an jour pour jour après le sacre du premier tour de la présidentielle, Jean-Marie Le Pen se prend à rêver d'un nouveau coup de tonnerre lors des scrutins de 2004. Mais le leader vieillissant devra auparavant faire taire une sulfureuse guerre des clans, qui se disputent son testament.
Pendant plus d'une décennie, le Comité olympique des États-Unis a caché volontairement 114 cas de dopage, dont celui du champion olympique du 100 mètres aux Jeux de Séoul et grand rival de Ben Johnson, Carl Lewis.
Selon une enquête du quotidien californien Orange County Register, basée sur 10 000 pages de documents confidentiels datés de 1988 à 2000, une centaine d'athlètes ont échoué à des tests antidopage lors d'essais qui servaient de qualifications pour les Jeux olympiques. Le Comité olympique des États-Unis (USOC) aurait alors dû suspendre les sportifs fautifs, mais il a délibérément étouffé le scandale et décerné de simples avertissements afin d'éviter de décevoir les Américains, qui sont «émotionnellement attachés» à leurs jeunes athlètes, explique le Register.
Quelque 300 militaires russes font l'objet d'enquêtes liées aux disparitions de centaines de civils l'an dernier en Tchétchénie, a déclaré jeudi le premier ministre tchétchène pro-russe, Anatoli Popov.
«Il y a 500 personnes» qui sont disparu en Tchétchénie l'an dernier, a déclaré devant la presse le premier ministre tchétchène désigné par Moscou, selon lequel ce chiffre provient d'un rapport du procureur général de Tchétchénie envoyé au Parquet russe. «Quelque 300 militaires font l'objet d'une enquête dans ces affaires» de disparitions de civils, a ajouté M. Popov.
M. Popov a parallèlement assuré ne pas être au courant d'un rapport officiel russe, non publié mais dévoilé notamment par l'organisation Human Rights Watch (HRW), selon lequel 1132 civils ont été tués en Tchétchénie en 2002.
L'existence de Dieu est certaine ou probable pour 58% des Français, contre 61% il y neuf ans, selon un sondage CSA publié dans Le Monde et La Vie datés de jeudi, qui démontre un déclin des croyances religieuses.
Ainsi 62% des personnes interrogées se disent de confession catholique contre 67% en 1994, tandis que celles se déclarant de religion musulmane passent de 2% à 6% et la proportion de celles se réclamant du bouddhisme reste inférieure à 1%.
La pratique religieuse s'érode: 12% des sondés disent aller aux offices religieux une ou plusieurs fois par semaine (contre 14% en 1994), 10% n'y vont jamais (contre 7%) et 24% se contentent d'y aller de temps en temps, aux grandes fêtes (contre 23%). Les musulmans semblent plus pratiquants que les catholiques: 27% d'entre eux disent assister à l'office religieux au moins une fois par semaine, contre 11% chez les catholiques.
Les Français placent le christianisme en tête des religions pour lesquelles ils éprouvent un intérêt spirituel (55%), devant l'Islam (22%), le bouddhisme (21%) et le judaïsme (16%).
Ce sondage CSA, publié dans le quotidien Le Monde et dans l'hebdomadaire La Vie , a été réalisé par téléphone le 21 mars auprès d'un échantillon national représentatif de 1.000 personnes, âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas.
Le responsable des inspections de désarmement des Nations unies en Irak, Hans Blix, demande à la coalition américano-britannique d'autoriser son équipe à reprendre ses recherches d'armes de destruction massive, estimant que cela donnera considérablement plus de crédibilité à toute découverte.
Le ministère afghan des Affaires étrangères a démenti mercredi que son gouvernement ait tenté d'établir des contacts avec Israël en vue de normaliser les relations entre les deux pays.
Le porte-parole du ministre israélien des Affaires étrangères, Ron Prosor, avait pourtant déclaré lundi que le chef de la diplomatie afghane Abdullah Abdullah avait approché son homologue israélien Sylvan Shalom pour lui exprimer son souhait de relations bilatérales.
L'Afghanistan et l'Etat hébreu n'ont jamais noué de relations diplomatiques. Selon les propos du Dr Abdullah, rapportés par M. Prosor, l'Afghanistan souhaite travailler avec tous les pays aimant la paix .
Les responsables du gouvernement afghan n'ont ni contacté ni fait de gestes vers Israël concernant une normalisation des relations, et ce ni aujourd'hui ni dans le passé , a tranché le ministère afghan des Affaires étrangères dans un communiqué.