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Liberia: la tâche s'annonce rude pour Ellen Johnson-Sirleaf  23/11/2005

La tâche s'annonce rude pour Ellen Johnson-Sirleaf, la nouvelle présidente du Liberia et première Africaine élue à la tête d'un Etat, proclamée officiellement vainqueur de l'élection présidentielle dans un pays ravagé par des années de guerre civile.

Lors d'une cérémonie à Monrovia, la présidente de la Commission nationale électorale, Frances Johnson-Morris, a publié les résultats officiels du second tour, le 8 novembre, du scrutin présidentiel.

L'ancienne ministre des Finances, qui est âgée de 67 ans et est surnommée "la dame de Fer du Liberia", a recueilli 59,4% des suffrages exprimés, contre 40,6% à son challenger, l'ancienne vedette de football George Weah, 39 ans.

Ce dernier a fait savoir, par l'intermédiaire de son parti, le Congrès pour le changement démocratique (CDC), qu'il continuerait à contester le résultat, truqué à ses yeux, de la consultation.

Certains diplomates et analystes craignent que les anciens chefs de guerre qui avaient soutenu par opportunisme la candidature de l'ancien attaquant-vedette du PSG et de l'AC Milan ne provoquent des troubles en cas de défaite de leur "poulain".

Deux anciens chefs de guerre, Prince Johnson et Sekou Conneh, ont toutefois lancé mercredi un appel à George Weah pour qu'il accepte sa défaite.

La semaine dernière, de jeunes partisans de "Mister George" étaient descendus dans les rues de Monrovia pour protester contre la victoire annoncée de "Mama Ellen", provoquant des heurts avec la police.

"Nous avons demandé à tous nos partisans de rester calmes, le temps d'épuiser tous les recours légaux", a expliqué Cole Bangaloe, président du CDC.

"RETOURNE A l'ECOLE !"

Dans le camp de l'ancienne économiste formée à Harvard et ancien cadre à la Banque mondiale et à la Citybank, on a célébré bruyamment la victoire d'Ellen Johnson-Sirleaf au cri de "Retourne à l'école et arrête de jouer au football !" - allusion à l'absence d'éducation de Weah, un gamin des faubourgs de Monrovia qui a dû son ascension sociale grâce à ses seuls talents footballistiques, ainsi qu'à son manque total d'expérience politique.

Des casques bleus de la Mission des Nations unies au Liberia (Minul), appuyés par des véhicules blindés, protégeaient les points névralgiques de la capitale au moment de la proclamation des résultats.

Alan Doss, chef de la Minul, qui compte 15.000 casques bleus et policiers internationaux, a estimé que la victoire d'Ellen Johnson-Sirleaf constituait "un moment historique non seulement pour le Liberia mais pour le continent africain dans son ensemble".

Il a ajouté: "La route qui s'annonce ne sera pas aisée mais elle entame son mandat avec le soutien du peuple libérien et la bonne volonté de la communauté internationale".

"Je suis heureuse d'avoir été élue et je remercie le peuple libérien pour son soutien", a pour sa part déclaré aux journalistes la nouvelle élue, qui a promis d'utiliser ses talents pour reconstruire le pays et réconcilier son peuple.

Le Liberia, première République indépendante d'Afrique subsaharienne fondée en 1847 par des descendants d'esclaves américains affranchis, a été ruiné par 14 années d'une guerre civile qui a fait 250.000 morts et dévasté ses infrastructures.

"Ellen est confrontée à une mission difficile et devra travailler dur", estime Dorothy Kolubah, une commerçante du marché de Monrovia. "Elle doit satisfaire les besoins de ses quelque trois millions d'enfants, qui ont faim et attendent d'elle qu'elle leur donne de la nourriture."

La nouvelle présidente, qui symbolise l'élite américanisée d'un des pays les plus pauvres au monde malgré son potentiel économique (diamants, bois, fer), avait un moment soutenu le président Charles Taylor, aujourd'hui déchu et en exil, avant de se désolidariser de son régime autocratique et brutal.


Sarkozy: la lutte contre le terrorisme, 'pas un conflit contre l'islam'  23/11/2005

La lutte contre le terrorisme n'est "en rien un conflit contre l'islam", a déclaré mercredi le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, en appelant à rejeter l'"amalgame", lors de la présentation de son texte antiterroriste à l'Assemblée nationale.

"La lutte contre le terrorisme n'est en rien un conflit contre l'islam. C'est une lutte contre des filières, des groupes et des réseaux qui en dévoient la tradition humaniste", a-t-il dit.

"Le terrorisme a muté: cette mutation lui a fait faire un saut quantitatif et qualitatif jamais vu", a-t-il dit, évoquant un "djihadisme global".

Le terrorisme islamiste s'est trouvé "une identité nouvelle dont il se pare de façon odieuse et injurieuse pour couvrir ses crimes et structurer ses élans, une +identité+ dont je n'esquive pas le nom: l'islam".

"Nos démocraties sont appelées à agir sur deux fronts: celui de l'extrémisme et celui de l'amalgame", a poursuivi le ministre qui a appelé à relever "un défi politique et moral (...), celui de l'unité et de la cohésion face au prétendu choc des civilisations".

Il faut "combattre les idées fausses et les réflexes de rejet qui pourraient conduire à assimiler islam et terrorisme", a encore déclaré M. Sarkozy.

L'islam, a-t-il dit, cette "ancienne et si respectable religion du Livre", est exploité de façon "éhontée" par les terroristes".

CFCM: report du conseil d'administration au 8 janvier  23/11/2005

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a décidé mercredi de reporter au 8 janvier la réunion de son conseil d'administration qui devait se tenir dimanche, a-t-on appris auprès de ses responsables.

Le report a été décidé lors d'un bureau réuni en urgence à la Mosquée de Paris, auquel ont participé tous les responsables des grandes fédérations de mosquées, a précisé le secrétaire général du CFCM Haydar Demiryurek, président du Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF).

Le président de la Fédération nationale des musulmans de France Mohamed Bechari était notamment présent, ainsi que ses opposants au sein de la fédération, Abdellah Boussouf, Abdellatif Lemsibak et Abdellah Essafiri élus en juin au bureau du CFCM.

Les dissensions au sein de la FNMF bloquent le fonctionnement du CFCM depuis les élections du 19 juin qui ont renouvelé ses instances pour trois ans. Un conseil d'administration de la FNMF doit se tenir le 10 décembre. De son côté, le CFCM a fixé la prochaine réunion de son bureau exécutif juste après, le 13 décembre.

Le report du conseil d'administration entrave notamment la nomination d'un aumônier national musulman pour l'armée, qui devait être effectuée avant la fin de l'année. Le CA devait également confirmer la nomination du premier aumônier national musulman des prisons, Moulay el Hassan El Alaoui Talibi, désigné en septembre.

Par ailleurs, une réunion des quatre fédérations de mosquées (FNMF, Grande Mosquée de Paris, Union des organisations islamiques de France et CCMTF) sur le projet de Fondation pour financer l'islam qu'elles avaient lancé en mars sous l'égide du ministère de l'Intérieur a été repoussée d'une semaine, à mercredi, a-t-on appris auprès des participants.

Islamophobie : deux élus du FN condamnés  23/11/2005

Suite à une plainte déposée par la Grande Mosquée de Strasbourg (GMS)auprès du procureur de la république au Tribunal de Grande Instance de Strasbourg 2 élus régionaux du Front National qui avaient distribué un tract islamophobe ont été condamnés. Patrick Binder et Xavier Codderens, ont été poursuivis pour incitation à la haine en raison de l'appartenance à une religion après avoir diffusé en mars 2004 un tract dans un quartier de Strasbourg.

La LICRA s'est constitué partie civile aux côtés de la GMS et c'est son président Raphaêl Nisand avocat qui a été disigné pour défendre la partie civile. El Heloui Abderrahim - Secrétaire Général de la GMS.

Ultimatum au CFCM : le Vice-président somme le Président de se mettre au travail  22/11/2005

Le bureau exécutif du Conseil français du culte musulman convoque ses membres à une réunion extraordinaire demain mercredi 23 novembre à Paris, quatre jours avant le conseil d’administration annoncé. Cette décision du Dr Dalil Boubakeur, président du CFCM fait suite à une lettre de mise au point que lui a adressée son premier vice-président Abdellah Boussouf.

Dans une lettre datée d’aujourd’hui dont saphirnews a publié l’intégralité, le Vice-président reproche à M. Boubakeur sa gestion trop personnelle des affaires du CFCM au détriment des intérêts du CFCM. M. Boussouf dénonce notamment l’absence de communication entre les membres du bureau conséquence du manque de gestion en raison du défaut de politique générale. D’où, écrit M. Boussouf, « monsieur Dalil Boubakeur a fait du CFCM une propriété privée (et une tribune pour servir ses intérêts) en agissant toujours seul au nom du CFCM sans concertation aucune avec les membres de son bureau. » Puis le Vice-Président de résumer la pénible réalité du CFCM en rappelant à M. Boubakeur que « Si aujourd’hui Monsieur Le président constate la panne du CFCM et dénonce l’interventionnisme de l’administration, force est de constater que c’est grâce à cet interventionnisme qu’il a pu accéder par deux fois à la présidence du CFCM alors qu’il était et continue d’être minoritaire au sein de cette instance, d’autant plus qu’il sera confronté aux contestations des élus du CFCM. »

Dans sa lettre, Monsieur Boussouf « appelle le Président du CFCM à mettre fin à ce dysfonctionnement et à engager un débat de fond au sein du conseil d’administration du 27 novembre 2005. A défaut la coordination des élus issue des listes indépendantes retirera sa confiance et son soutien au bureau actuel et invitera le président à organiser de nouvelles élections du bureau exécutif. »

Depuis sa création, les désaccords au sein du CFCM sont régulièrement ponctués de menaces de démissions dont le président détient le record. Mais des arrangements ont toujours sauvé le conseil de l’implosion même si au mois de janvier, Dounia Bouzar qui y siégeait en tant que personnalité qualifiée, a rendu son tablier. Elle en reprochait déjà au Conseil de se détourner des questions de fond pour se perdre dans de petites intrigues politiciennes.

La démarche d’Abdellah Boussouf, exigeant un programme de travail ou un changement de président, est une nouvelle forme de contestation au sein du bureau du CFCM. Elle apparaît au moment où, pour la première fois, le président Dalil Boubakeur dénonce le poids de l’Etat dans la gestion du culte musulman en France. Cette ingérence que tous dénoncent, pour des raisons souvent contraires et à des occasions différentes semblait pourtant un des atouts de M. Boubakeur. Mais M. Boubakeur est proche du président Chirac. Et le CFCM est sous l’autorité de M. Sarkozy, ministre de l’Intérieur dont un représentant participe à chacune des réunions du CFCM. Dans ce contexte de pré-campagne présidentielle, la tension est vive entre le chiraquien Dalil Boubakeur et l’empreinte du ministre Sarkozy sur le fonctionnement du CFCM. Autant dire que la réunion de mercredi sera certainement mouvementée.

Futur mémorial musulman près de Verdun: Dalil Boubakeur satisfait  22/11/2005

Le recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, s'est réjoui mardi à Verdun de la construction prochaine, sur la nécropole nationale de Douaumont (Meuse), d'un mémorial en hommage aux soldats nord-africains ayant combattu dans l'armée française enrre 1914 et 1918.

Ce mémorial d'une centaine de mètres carrés, "couvert et ouvert, propre à la réflexion" a dit M. Boubakeur, sera bâti dans le carré musulman de la nécropole qui abrite 592 tombes de soldats algériens, marocains et tunisiens tombés lors de la bataille de Verdun.

Le recteur de la mosquée de Paris et président du Conseil français du culte musulman (CFCM) a tenu remercier Jacques Chirac d'avoir donné son accord pour la construction du mémorial dont l'inauguration est prévue en juin 2006 lors des cérémonies qui marqueront le 90ème anniversaire de la bataille de Verdun (février-novembre 1916).

Il s'est toutefois dit "frustré de ne pas voir à côté des grandes stèles commémoratives de Douaumont, quelque chose qui symbolise l'engagement, l'amour pour la France d'un grand nombre d'entre nous".

Quelque 28.200 musulmans sont morts et 7.100 ont disparu dans la bataille de Verdun, la plus effroyable de la Première guerre mondiale, qui a duré pendant dix mois et a coûté la vie à plusieurs centaines de milliers de combattants de toutes nationalités.

Sur la nécropole nationale de Douaumont, près de Verdun, reposent 15.000 soldats identifiés, chrétiens, juifs et musulmans morts pour la France lors de cette bataille, alors que l'ossuaire voisin abrite les ossements de 130.000 soldats non identifiés.

Banlieues : un Français sur deux approuve la fermeté de Nicolas SARKOZY  22/11/2005

Accusé par la gauche d'avoir mis le feu aux banlieues par ses déclarations, Nicolas SARKOZY recueille plutôt des opinions favorables.

Un sondage CSA réalisé pour Profession Politique montre que près d'un Français sur deux (48%) estime qu'il a "fait preuve de la fermeté qu'il fallait".

Un chiffre qui monte à 52% chez les 50 ans et plus et à 70% par les sympathisants de droite (74% UMP).

Une opinion partagée par 40% des sympathisants PS.

Seulement 23% des personnes interrogées trouvent que le ministre de l'Intérieur a "fait preuve de trop de fermeté", un sentiment que partagent 36% des moins de 30 ans et 39 % des sympathisants de gauche (33 % PS).

Un Français sur quatre estime que Nicolas SARKOZY "n'a pas fait preuve d'assez de fermeté" dans la crise des banlieues.

Un avis qui s'exprime surtout dans les couches populaires et peu ou pas diplômées (28% des employés, 30% des ouvriers, 32% des sans diplôme/primaire).

Si, sans surprise, 62% des sympathisants FN/MNR trouvent que le ministre de l'Intérieur n'a pas été assez ferme, ils sont quand même 21% à gauche et 24% au PS à exprimer cette opinion.

QUESTION - Concernant l'attitude de Nicolas Sarkozy à l'égard des émeutes dans les banlieues, diriez-vous...

? Ensemble des Français % Qu'il a fait preuve de la fermeté qu'il fallait 48 Qu'il a fait preuve de trop de fermeté 23 Qu'il n’a pas fait preuve d’assez de fermeté 25 Ne se prononcent pas 4 Total 100 Sondage exclusif CSA / LE BLEU DE PROFESSION POLITIQUE réalisé par téléphone le 16 novembre 2005.

Echantillon national représentatif de 957 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégorie d'agglomération.


Sondage: 79% des Français favorables à une meilleure représentation de la diversité à la télévision  22/11/2005

Près de huit Français sur dix se prononcent pour une plus grande diversité sur les écrans de télévision. Après les violences urbaines qui ont secoué la France pendant plus de 15 jours, 79% des Français sont favorables à la proposition de Jacques Chirac de demander aux responsables de télévisions que la diversité de la population française soit mieux reflétée à l'écran, selon un sondage CSA publié mardi dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France".


Seuls 18% des personnes interrogées se déclarent contre cette mesure et 3% ne se prononcent pas.

Ce sondage a été réalisé le 16 novembre dernier, auprès d'un échantillon national de 957 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Jacques Chirac contre la 'discrimination positive'  22/11/2005

Jacques Chirac invite administrations et entreprises privées à diversifier leurs recrutements en faveur notamment des jeunes des quartiers difficiles, mais il a de nouveau rejeté l'idée de quotas prônée par Nicolas Sarkozy au nom de la "discrimination positive".

Le chef de l'Etat a reçu durant deux heures et demie les partenaires sociaux sur le thème de "la diversité et l'égalité des chances dans l'emploi", dans le cadre d'une série de rencontres destinées à apporter des solutions à la crise des banlieues.

"L'objectif était d'encourager les organisations syndicales et professionnelles à négocier, au sens large du terme, sur le problème capital pour notre pays aujourd'hui (...) de la diversité et de l'égalité des chances face à l'emploi", a-t-il souligné à l'issue de la réunion, marquée de l'avis de tous les participants par "un esprit positif".

Jacques Chirac impute notamment au "fléau des discriminations" le malaise des jeunes des banlieues.

Les partenaires sociaux doivent entamer "avant Noël" des négociations sur les discriminations à l'embauche, a indiqué la présidente du Medef, Laurence Parisot.

Le président de la République a souhaité que l'Etat montre l'exemple en s'ouvrant aux jeunes sans qualification et aux parcours atypiques.

Ainsi a-t-il confirmé que "20 à 25.000 jeunes" intégreraient dès 2006 la fonction publique territoriale par le biais du "Pacte".

Ce "Parcours d'accès aux carrières de la fonction publique territoriale", lancé en juillet par le ministère de la Fonction publique, s'adresse à des jeunes de 16 à 25 ans sans qualification

Jacques Chirac a également demandé que soient réexaminés l'ensemble des programmes et concours administratifs de façon "à tenir compte de ceux qui n'ont pas des parcours strictement académiques".

Cette nécessaire ouverture n'est en rien une esquisse de "quotas", a-t-il souligné, relevant que les partenaires sociaux s'étaient tous montrés hostiles à un tel système.

"Le quota est un système qui a eu pour résultat de montrer du doigt celui qui en bénéficie et d'être difficilement explicable à celui qui en est exclu", a estimé le chef de l'Etat.

"A ce titre, c'est un système qui n'est pas du tout conforme aux principes républicains", a-t-il jugé.

Pour le secrétaire général de Force ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, la discrimination positive est "une formule de logique communautariste, pas de logique républicaine".

"L'essentiel, c'est de faire en sorte qu'on ait des engagements des entreprises pour que leurs salariés représentent la diversité des populations dans notre pays", a déclaré François Chérèque.

Le secrétaire général de la CFDT estime que la fonction publique "doit être exemplaire" dans ce domaine et "revoir ses modes de recrutement".

Point de mesures nouvelles, donc, mais des engagements et une unanimité syndicale et patronale face au malaise social illustré par la flambée de violences dans les cités.

"Ce n'est pas le temps des mesures. Ce ne sont pas les instruments qui manquent, c'est la mobilisation", assure-t-on dans l'entourage de Jacques Chirac.

"Le modèle français continue à fonctionner de manière très, très impressionnante. Il y a des zones où ça bloque, mais ça ne veut pas dire que ce modèle est en panne", souligne-t-on.

Une nouvelle mise au point implicite au ministre de l'Intérieur, qui avait diagnostiqué une faillite du modèle français d'intégration au plus fort de la crise des banlieues.


GB: les femmes violées partiellement voire totalement responsables  21/11/2005

Entre un quart et un tiers des Britanniques estiment que les femmes victimes de viol sont partiellement voire totalement responsables, selon un sondage dévoilé lundi par Amnesty International.

Selon l'enquête d'opinion effectuée par l'institut ICM pour l'ONG britannique de défense des droits de l'Homme, 6% des Britanniques estiment ainsi que les femmes sont totalement responsables si elles se comportent de façon "enjôleuses", 28% estimant que cela les rend partiellement responsables.

Le fait d'être saoules les rend totalement responsables pour 4% des 1.095 personnes interrogées et partiellement responsables pour 26% d'entre elles. Dans ce cas de figure, les femmes sont même plus sévères que les hommes, 5% d'entre-elles estimant les victimes totalement responsables, contre 3% seulement des hommes.
Enfin, le fait de s'habiller de façon sexy ou de porter une tenue trop révélatrice rendrait les victimes totalement responsables selon 6% des personnes interrogées, 20% les estimant partiellement coupables.

Ce sondage prouve le niveau de l'ignorance du grand public britannique concernant le phénomène du viol, a commenté Kate Allen, la directrice internationale d'Amnesty lundi, qui a mis en cause le "niveau terriblement bas" des condamnations pour viol en Grande-Bretagne et la "culture sexiste" qui consiste à faire peser la responsabilité des faits sur les victimes.

En 2004/05, 12.867 plaintes pour viol ont été déposées en Grande-Bretagne, mais 4% à peine des personnes interrogées par ICM imaginaient que le nombre de femmes violées chaque année pouvait dépasser la barre des 10.000.

Au total, pour la même année 2004/05, seules 741 plaintes pour viol ont abouti à des condamnations, soit 5,7% des cas.

Selon une étude de 2001 sur la criminalité en Grande-Bretagne, seuls 15% des viols seraient portés à l'attention de la police.


Le chef du FMI appelle à 'l'intégration économique' de trois pays maghrébins  21/11/2005

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Rodrigo De Rato, a appelé lundi à Alger l'Algérie, le Maroc et la Tunisie à "oeuvrer à réaliser entre eux une intégration commerciale et économique".

Cette intégration permettra de "donner naissance à un marché régional de plus de 75 millions de consommateurs, créer des possibilités d'échanges bénéfiques pour les trois pays du fait de la complémentarité de leurs structures économiques et rendre la région plus attrayante pour les investissements étrangers", a déclaré M. De Rato.

Le directeur général du FMI, arrivé lundi à Alger pour une visite de travail de deux jours, s'exprimait à l'ouverture d'une conférence sur la "facilitation des échanges commerciaux entre l'Algérie, le Maroc et la Tunisie".

M. De Rato a estimé que "la réouverture de la frontière entre l'Algérie et le Maroc (fermée depuis 1994) contribuerait fortement à stimuler les échanges commerciaux entre les deux pays et dans la région".

Il a également proposé que la conférence, qui doit durer deux jours, privilégie les questions techniques en "mettant de côté les aspects politiques".

"La réforme tarifaire (douanière) en Algérie, la réorganisation des douanes au Maroc et la mise en place d'un système informatique d'échange de données en Tunisie sont des réussites qui encouragent la coopération inter-maghrébine", a souligné M. De Rato.

Les échanges commerciaux entre les pays du Maghreb représentent moins de 2% de l'ensemble des échanges de la région.

Irak: Dick Cheney qualifie certains démocrates de 'révisionnistes'  21/11/2005

Le vice-président américain a musclé lundi ses attaques contre l'opposition démocrate, qualifiée de "révisionniste" lorsqu'elle critique les fondements de la guerre en Irak, et affirmé qu'un retrait total et immédiat des troupes d'Irak serait une "dangereuse illusion".

Alors que l'ambassadeur américain en Irak, Zalmay Khalilzad, a estimé lundi à Bagdad que la réduction des forces américaines devrait pouvoir commencer en 2006, le vice-président Dick Cheney, à Washington, est resté ferme face aux demandes de retrait des troupes, émises la semaine dernière par un élu influent du Sénat, et par un nombre croissant d'Américains dans les sondages.

Selon lui, un "retrait précipité" d'Irak serait une "victoire pour les terroristes, une invitation à des violences supplémentaires contre les pays libres et un terrible coup porté à la sécurité des Etats-Unis".

"C'est une dangereuse illusion de supposer qu'un retrait du monde civilisé suffirait à satisfaire l'appétit des terroristes et à les conduire à nous laisser tranquilles", a-t-il ajouté.

"Comme le président l'a dit, les terroristes et les Etats terroristes ne rendent pas publiques leurs menaces dans des déclarations formelles" avant de passer à l'acte. Se contenter de répondre à de tels ennemis "seulement après qu'ils aient frappé n'est pas de l'auto-défense, c'est du suicide" a ajouté le vice-président qui s'exprimait devant l'American Enterprise Institute (AEI), à Washington.

Comme la semaine dernière, le vice-président a tiré à boulets rouges sur les élus démocrates au Sénat qui ont dénoncé des "manipulations" du renseignement par le gouvernement avant la guerre, tout en épargnant le sénateur démocrate Jack Murtha, ancien combattant du Vietnam multi-médaillé, qui a réclamé un retrait immédiat et total des troupes, dans un plaidoyer très émouvant.

Sa proposition "ne servirait pas les meilleurs intérêts de la Nation", a dit le vice-président, en saluant M. Murtha, "un homme bon, un Marine et un patriote", qui avait voté pour la guerre.

Ceux qui critiquent le président George W. Bush d'avoir fourvoyé le pays en manipulant les renseignements pour justifier la guerre sont coupables de "révisionnisme sous sa forme la plus corrompue et la plus éhontée", a-t-il accusé, visant notamment le sénateur John Kerry, candidat à la présidentielle contre Bush en 2004.

200 journalistes se démarquent de la campagne hostile à la Tunisie  21/11/2005

Près de 200 journalistes -européens, américains, asiatiques, africains et arabes- se sont démarqués de la campagne hostile à la Tunisie lancée par "certaines parties étrangères" à l'occasion du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) qui s'est tenu la semaine dernière à Tunis.

Dans un communiqué transmis lundi à l'Associated Press, les signataires, dont des représentants de médias des Etats-Unis, du Canada, de Suisse, de France, de Grande-Bretagne et d'Allemagne, assurent "n'avoir subi aucune contrainte ni entrave" durant tout leur séjour en Tunisie.

Ils qualifient de "partiaux" les auteurs de la campagne qu'ils accusent d'acharnement gratuit préjudiciable à l'intérêt de ce pays émergent" (la Tunisie).

Ils faisaient allusion notamment aux critiques virulentes émanant du secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), Robert Ménard, qui a été refoulé à son arrivée à Tunis, en raison d'une instruction judiciaire engagée à son encontre à la suite du saccage de l'Office du tourisme tunisien à Paris en 2001, selon les autorités.

La chaîne de télévision TV5 avait également évoqué un incident dont son équipe aurait été victime, mais démenti par les autorités.

En revanche, les autorités tunisiennes ont reconnu que l'envoyé spécial de "Libération", Christophe Boltanski, avait été agressé à Tunis quelques jours avant l'ouverture du sommet. La justice tunisienne a ouvert une instruction judiciaire pour "vol qualifié avec usage de violences, détention et port d'arme blanche".

Dans leur communiqué, ces journalistes venus couvrir le SMSI saluent, en revanche, la "brillante organisation" de cette manifestation à laquelle ont participé quelque 23.000 délégués de 170 pays.

Ils se félicitent des conditions de travail favorables qui leur ont été offertes, ainsi que du climat "de sécurité, de la liberté de communication et d'accès aux sources de l'information".

Revoltes urbaines: Jacques Chirac reçoit partenaires sociaux et responsables des chaînes de télévision  21/11/2005

Comme il s'y était engagé lors de sa déclaration aux Français la semaine dernière, le président Jacques Chirac recevra cette semaine partenaires sociaux et responsables des chaînes nationales de télévision, pour évoquer avec eux les moyens de lutter contre les discriminations dont sont victimes les jeunes des banlieues.

Lundi dernier, le chef de l'Etat avait annoncé qu'il rencontrerait "les représentants des partenaires sociaux dans les prochains jours" pour leur demander de "se mobiliser sur la question essentielle" de "l'emploi des jeunes issus des quartiers en difficulté". Il devait aussi recevoir "l'ensemble des responsables de l'audiovisuel", car "les médias doivent mieux refléter la réalité française d'aujourd'hui".

Ce sera chose faite dès mardi: Jacques Chirac rencontrera à 10h les partenaires sociaux, avant de s'entretenir à 16h30 avec les responsables des chaînes nationales de télévision. Il évoquera avec eux "la représentation à l'antenne de la diversité de la société française".

Visiblement soucieux d'être présent sur tous les fronts, le chef de l'Etat, qui avait appelé lundi les maires "à respecter la loi qui leur impose d'avoir 20% au moins de logements sociaux", devait par ailleurs s'entretenir lundi après-midi avec le bureau de l'Association des maires de France et les représentants des commissions Ville et Logement.

Jacques Chirac, qui a présidé lundi matin un Conseil restreint sur l'emploi, se rendra par ailleurs jeudi au centre de formation de Véolia Environnement, à Jouy-le-Moutier (Val d'Oise), pour un déplacement consacré à l'emploi de jeunes et à la formation en alternance.

Une famille irakienne décimée par des tirs américains  21/11/2005

Craignant un attentat, des militaires américains ont ouvert le feu sur un minibus bondé au nord de Bagdad. Au moins cinq membres d'une même famille, dont trois enfants de moins de cinq ans, ont été tués dans cette bavure.

Outre les trois enfants, deux hommes ont été tués par les tirs, et trois personnes (deux femmes et un jeune enfant) blessées, selon la police de la province de Diyala et l'hôpital de Baaqouba.

Le chauffeur, âgé de 22 ans, n'a pas été atteint. "J'ai ralenti et j'ai quitté la route, mais ils ont continué de tirer", a-t-il dit. "J'ai vu ma famille se faire tuer, les uns après les autres", a-t-il ajouté.

Selon le commandant Steven Warren, porte-parole américain, "la voiture est arrivée trop rapidement" sur le barrage. Il a assuré que les militaires avaient procédé à "des tirs d'avertissement", avant qu'une mitrailleuse n'entre en action. "S'il n'y avait pas d'attentats suicide, il n'y aurait pas de telles tragédies", a-t-il souligné.


Villepin veut donner des 'perspectives' aux jeunes des banlieues  21/11/2005

Dominique de Villepin veut faire des banlieues "des territoires comme les autres" et offrir de nouvelles perspectives d'avenir aux jeunes des quartiers défavorisés.

"Nous avons voulu apporter des réponses concrètes aux habitants des quartiers difficiles. Nous voulons en faire des territoires comme les autres, nous ne voulons pas de territoires à deux vitesses", a déclaré lundi le Premier ministre devant des cadres de l'ANPE réunis à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, pour le lancement de la "mission emploi quartier".

"Nous savons que dans les zones urbaines sensibles les jeunes rencontrent plus de difficultés qu'ailleurs pour entrer sur le marché du travail, notamment des problèmes de discrimination. Pourtant leur talent, leur énergie constituent un atout pour notre pays. Nous devons aujourd'hui leur offrir de nouvelles perspectives d'avenir", a-t-il souligné.

Après trois semaines de violences urbaines à la périphérie des grandes villes, Dominique de Villepin a rappelé qu'un accompagnement "personnalisé" devait être réservé aux jeunes des quartiers défavorisés en quête d'un emploi.

"Dans les trois mois qui viennent, les jeunes se verront proposer un entretien approfondi, dans les trois mois qui suivent cet entretien ils bénéficieront d'un accompagnement individuel afin de les aider à trouver une solution", a-t-il précisé.

"COURSE DE VITESSE"

Le chef du gouvernement a salué la mobilisation des agents de l'ANPE, qui "incarnent la République", mais aussi des élus locaux, des associations et des entreprises.

Il a appelé l'ANPE et les demandeurs d'emploi à se servir de tous les outils existants : contrat jeune en entreprise, contrat nouvelles embauches, contrat en alternance, contrat de professionnalisation, contrat d'accompagnement vers l'emploi et contrat d'avenir. 20.000 de ces derniers, a-t-il rappelé, seront réservés spécifiquement aux jeunes des quartiers.

Dominique de Villepin a évoqué les stages, la formation professionnelle et le volontariat, via notamment les centres "Défense deuxième chance".

Le chef du gouvernement a enfin mis l'accent sur l'insertion des jeunes diplômés, jugeant "inacceptable que des jeunes, dont le niveau de formation devrait leur permettre d'accéder à l'emploi en soient écartés en raison de leur milieu d'origine".

"Notre pays doit reconnaître les talents des cités : en accédant à l'emploi, ces jeunes montrent une image positive des zones urbaines sensibles, montrent que c'est possible, en accédant à des emplois de qualité, ils seront un modèle pour les autres jeunes de ces quartiers", a-t-il souligné.

Dominique de Villepin a appelé à ne pas "baisser les bras" dans la bataille pour l'emploi.

"Dans un tel défi, c'est bien toute la Nation qui doit se rassembler. Nous le voyons mois après mois dans les tensions qui s'expriment au sein de la société française, il y a à la fois l'envie que les choses se dénouent, l'envie que bien des problèmes puissent trouver leur solution, et en même temps un sentiment de frustration et parfois de colère", a-t-il dit.

"Il y a une course de vitesse qui est engagée entre notre capacité à apporter des réponses au quotidien et ce sentiment d'impuissance, et parfois même d'impuissance publique, qui s'exprime", a-t-il ajouté.


Islamophobie: deux élus FN d'Alsace condamnés pour un tract anti-musulman  21/11/2005

Deux élus alsaciens du Front National, Patrick Binder et Xavier Codderens ont été condamnés lundi à 5.000 euros d'amende chacun pour provocation à la discrimination et à la haine raciale ou religieuse par le tribunal correctionnel de Strasbourg.

Les deux hommes étaient poursuivis pour avoir diffusé en mars un tract jugé discriminatoire à l'égard des musulmans pour dénoncer une subvention du Conseil régional à la construction de la grande mosquée de Strasbourg.

Le document titré "Pas de cathédrale à la Mecque, pas de mosquée à Strasbourg" appelait à soutenir le "combat contre l'islamisation de l'Alsace". Il présentait le dessin d'une terre alsacienne rasée sur laquelle culmine un minaret vers lequel sont prosternées deux personnes.

Le 14 novembre à l'audience, le parquet avait requis une peine de 4 à 6 mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende.

Les deux élus devront en outre payer la publication du jugement dans la presse locale et verser 1.000 euros solidairement à la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) qui s'était portée partie civile.

Les deux hommes ont fait appel dès l'annonce du jugement qui avait été mis en délibéré, selon leur avocat.

Nouveaux remous au CFCM, la présidence de M. Boubakeur mise en cause  21/11/2005

L'un des vice-présidents du Conseil français du culte musulman (CFCM), Abdellah Boussouf, a menacé lundi de retirer son soutien au président de cette instance, Dalil Boubakeur, l'accusant d'en faire "une propriété privée".

Dans un communiqué, M. Boussouf demande que soit maintenu un conseil d'administration (CA) du CFCM prévu dimanche, alors que M. Boubakeur, qui souhaite un report de cette réunion, a indiqué à l'AFP avoir convoqué pour mercredi une réunion du bureau afin de trancher.

Faute d'un "débat de fond" au CA, M. Boussouf avertit qu'avec ses partisans il "retirera sa confiance et son soutien au bureau actuel et invitera le président à organiser de nouvelles élections du bureau exécutif". M. Boubakeur est minoritaire au CFCM, rappelle M. Boussouf.

M. Boubakeur "a fait du CFCM une propriété privée (et une tribune pour servir ses intérêts)", selon M. Boussouf, qui dénonce notamment "l'absence de réaction du CFCM lors des tristes et condamnables violences urbaines qu'a connues notre pays".

M. Boubakeur, également recteur de la Mosquée de Paris, avait affirmé jeudi dernier que le CFCM traversait "une période de turbulences" et affiché son soutien au président de la Fédération nationale des musulmans de FranceMohamed Bechari qui vient d'être confirmé dans ses fonctions par la justice.

M. Bechari est contesté depuis des mois par une tendance dirigée par M. Boussouf et entrée au bureau du CFCM après les élections du 19 juin, auxquelles la FNMF et ses alliés étaient arrivés en tête.

M. Bechari veut remplacer les personnes désignées en juin dans les instances du CFCM au titre de la FNMF et a précisé à l'AFP que sa fédération tiendrait le 10 décembre un conseil d'administration pour clarifier la situation.

Crimes de guerre: un Serbe de Croatie arrêté en Bosnie  20/11/2005

La police bosniaque a annoncé dimanche avoir arrêté un Serbe de Croatie, Andjelko Teodorovic, recherché par la justice croate pour son rôle dans des crimes de guerre commis en Croatie pendant le conflit serbo-croate de 1991-1995.

"Nous avons arrêté Andjelko Teodorovic dans la nuit de samedi à dimanche à Nova Topola", dans le nord de la Bosnie, a déclaré à l'AFP un porte-parole de la police, Rade Mutic.

Il a ajouté que le suspect avait été remis au parquet bosniaque, sans fournir davantage de précisions sur les chefs d'accusation à son encontre.

A Zagreb, un porte-parole du ministère croate de l'Intérieur, Igor Stefanec, a indiqué plus tard dans la journée que Teodorovic, 42 ans, avait été déjà condamné en 1999 par la justice croate à huit ans de prison pour meurtre.

A la fin de la guerre serbo-croate, Teodorovic s'est enfui en Bosnie, dont il a obtenu la nationalité, selon une source policière.

En 1991, la Croatie a rompu d'avec l'ex-Yougoslavie en proclamant son indépendance. Une guerre sanglante a ensuite opposé les forces de Zagreb aux séparatistes serbes de Croatie soutenus par le régime au pouvoir à Belgrade.

Sarkozy nomme les 15 membres de la commission de réflexion sur la laïcité  20/11/2005

Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a nommé les membres de la Commission de réflexion juridique sur les relations des cultes avec les pouvoirs publics, selon un communiqué de son ministère publié dimanche.

"La Commission entendra les représentants des grandes religions de France et toutes les personnes (élus, responsables associatifs, hauts fonctionnaires, universitaires) dont l'audition lui semblera nécessaire. Elle présentera au Ministre d'Etat, en juin 2006, des propositions opérationnelles", a précisé le ministère dans ce texte daté de dimanche.

M. Sarkozy avait annoncé en octobre la création de cette commission de 15 membres, présidée par un professeur de droit, Jean-Pierre Machelon.

Dans sa lettre de mission adressée à celui-ci, M. Sarkozy se déclarait "convaincu de la nécessité d'apporter aujourd'hui un certain nombre d'amendements au corpus des textes" régissant la laïcité française.

Il a exprimé à plusieurs reprises sa volonté de "toilettage" de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat, en particulier pour répondre au manque de lieux de culte pour l'islam, deuxième religion de France.

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