Deux mille sept cents personnes, selon la police, ont manifesté samedi après-midi à Lille, des quartiers sud à la préfecture du Nord, contre le projet de loi qui doit interdire le port du voile à l'école.
En tête du cortège, figuraient de nombreuses femmes et jeunes filles voilées, membres du Collectif pour le libre choix regroupant plusieurs associations de femmes musulmanes de la métropole lilloise.
Ce n'est pas avec une loi d'exclusion que l'on va trouver des solutions , a expliqué Dorsaf Damak, la porte-parole de quatre associations de femmes musulmanes.
Plus d'un millier de palestiniennes ont manifesté samedi à Gaza, tandis que quatre cents autres manifestants, dont trois cents femmes, défilaient à Naplouse (Cisjordanie) contre la décision de Paris d'interdire le voile dans les écoles publiques.
La manifestation de Gaza a été organisée par la Société islamique, une organisation de femmes proche du Hamas, le principal mouvement palestinien. Après un sit-in, les manifestantes ont défilé dans la ville jusqu'au siège du Centre culturel français, ont constaté des journalistes.
A l'aide de haut-parleurs, les manifestantes ont dénoncé la décision française, affirmant qu'elle porte atteinte à la femme musulmane et qu'elle est anti-démocratique .
A Londres, plusieurs centaines de personnes ont défilé près de l'ambassade de France, brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: hijab: un droit de l'homme fondamental , et hijab: le droit des femmes de choisir . Les manifestants criaient notamment: Si c'est la démocratie, nous disons, non merci .
A Bagdad, une centaine d'étudiants et d'étudiantes ont manifesté à l'université Al Mustansiriya pour protester contre ce projet de loi, mais aussi pour soutenir le grand ayatollah Ali al-Husseini al-Sistani, chef spirituel des chiites irakiens, qui demande la tenue d'élections directes pour élire un nouveau Parlement.
Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a déclaré samedi à Nice que ce n'est pas en manifestant qu'on fait avancer les choses en référence aux manifestations d'opposition au projet de loi sur la laïcité à l'école, organisées dans plusieurs villes.
Personne ne doit se sentir désigné ou victime, ni agressé. Chacun peut vivre sa foi. Il n'y a pas de radicalisation , a-t-il déclaré au cours d'une rencontre avec la presse, au conseil général des Alpes-Maritimes.
Il faut apprendre la culture du dialogue. Il ne faut pas accentuer les tensions. Ce n'est pas en manifestant qu'on fait avancer les choses , a-t-il ajouté.
Plus de 5.000 personnes, selon des sources proches de la police, ont commencé à manifester samedi à Paris, à l'appel d'organisations islamique, contre le projet de loi interdisant en France le port de signes religieux ostensibles à l'école.
Une centaine de Jordaniennes, dont la députée islamiste Hayat al-Massimi, ont organisé un sit-in samedi devant l'ambassade de France à Amman pour protester contre la décision de Paris d'interdire le voile islamique à l'école publique, a constaté.
Le hijab (voile) respecte les droits de la femme et sa liberté , Pourquoi maintenant, France ? , Le hijab est notre identité , pouvait-on lire sur des banderoles en anglais brandies par les manifestantes.
Une banderole était rédigée en français : Le hijab est un devoir divin et non un symbole religieux .
Le mufti de Marseille, Soheib Bencheikh, partisan d'un islam modéré, dénonce dans Le Parisien de vendredi la montée du fondamentalisme musulman en France et estime que la manifestation d'aujourd'hui pour le voile à l'école traduit l'influence des pseudo-religieux .
Soheib Bencheikh révèle dans ses déclarations au Parisien qu'il va quitter le Conseil français du culte musulman (CFCM). Au plus haut niveau, explique-t-il, les mouvements fondamentalistes viennent d'obtenir une reconnaissance démesurée avec la création du CFCM. (...) Mes convictions y sont très minoritaires, je ne peux pas les défendre (...). 0n est entré dans une phase de radicalisation délirante! .
L'Union des organisations islamiques de France appelle les musulmans de France à manifester dans le calme lors des manifestations de samedi contre le projet de loi sur la laïcité, indique l'UOIF dans un communiqué sur son site internet daté de jeudi.
Nous appelons les musulmans de France à manifester dans le calme, la sérénité, et la responsabilité, dans un esprit citoyen, loin de toute provocation qui risque de trahir notre noble cause: la défense des libertés fondamentales et particulièrement la liberté religieuse , ajoute le texte.
Le parcours de la manifestation de samedi contre le projet de loi sur la laïcité a été modifié: il partira du métro Parmentier, avenue de la République, et non place de la République et se terminera place de la Nation, et non à Stalingrad, a-t-on appris auprès de la police jeudi.
Le parcours de la manifestation a été avalisé jeudi à la préfecture de police de Paris avec les organisateurs, a-t-on précisé de même source.
Les manifestants se rassembleront face à la station de métro Parmentier, située avenue de la République, vers 14h30. Ils emprunteront cette avenue puis le boulevard de Ménilmontant, l'avenue Philippe Auguste pour arriver place de la Nation.
La police prévoit de 10.000 à 20.000 manifestants.
L'ancien champion olympique de judo Djamel Bouras a apporté vendredi son soutien à l'appel à manifester, qualifiant de xénophobe, imbécile et raciste le projet de loi sur la laïcité qui doit être présenté début février à l'Assemblée nationale. La France est malade, il y a un problème, il y a un malaise , s'est-il exclamé sur RTL.
L'ancien judoka estime que le diable, c'est l'Islam en ce moment parce qu'on n'a pas de poids et demande aux gens qui (lui) ressemblent de créer leur communauté et d'avoir un poids en France pour pouvoir se faire respecter. Comme cela, on n'aura plus aucun problème: on aura nos avocats, nos juges, nos politiques .
Israël pourchassera et éliminera le fondateur du Hamas, Cheikh Ahmed Yassine, en représailles à l'attentat qui a fait quatre morts et sept blessés mercredi au point de passage d'Erez, a affirmé le vice-ministre de la Défense Zeev Boim. Il a par la suite souligné qu'aucune décision en ce sens n'avait été prise.
Un responsable de la sécurité israélienne ayant requis l'anonymat a affirmé de son côté que l'Etat hébreu pourrait reprendre les assassinats ciblés de hauts responsables du Hamas, suite à cet attentat.
Cheikh Yassine a de son côté souligné qu'il ne craignait pas les menaces de mort . Le dirigeant islamiste, tétraplégique, n'a pas changé ses habitudes et s'est rendu vendredi dans une mosquée située près de son domicile de Gaza, dans un fauteuil roulant poussé par un assistant. Nous ne cèderons pas à la pression et la résistance se poursuivra jusqu'à ce que l'occupation soit détruite , a-t-il affirmé.
Le sénateur-maire socialiste de Bourg-lès-Valence (Drôme) Bernard Piras a demandé l'annulation du prochain spectacle de l'humoriste Dieudonné dans sa ville, a t-on appris vendredi auprès du théâtre Le Rhône .
Nous avons reçu un appel téléphonique de la mairie pour nous l'annoncer jeudi, a confirmé un employé du théâtre, qui devait accueillir une représentation du Divorce de Patrick le 6 février.
Plusieurs autres spectacles de l'humoriste ont été supprimés, comme les deux représentations prévues à Roanne (Loire) la semaine prochaine. Ces deux soirées ont été annulées sur décision du député-maire de Roanne Yves Nicolin, qui a dénoncé les propos inacceptables de Dieudonné.
Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a déclaré vendredi que manifester n'est pas un facteur d'apaisement , à la veille des manifestations d'opposition au projet de loi sur la laïcité à l'école.
Manifester n'est pas un facteur d'apaisement , a-t-il dit à l'occasion de ses voeux à la presse. Maintenant il faut par le dialogue essayer d'apaiser les tensions , a-t-il ajouté.
Il faut expliquer que la décision qui a été prise (le projet de loi) ne stigmatise personne , a-t-il déclaré.
En soulignant que la situation n'était facile pour personne , le ministre de l'Intérieur a rendu hommage au président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Dalil Boubakeur, qui a mené un travail d'apaisement remarquable .
Un policier qui réclamait 3.000 euros de dommages et intérêts pour avoir été refusé à l'entrée d'une discothèque de Lille, en raison selon lui de son origine maghrébine, a été débouté de sa plainte mercredi soir.
Le physionomiste de l'établissement, un Camerounais de 35 ans, a affirmé au tribunal que le policier n'avait pas été autorisé à entrer au Network le 25 décembre 2003 en raison de la très grande affluence à l'heure de l'incident. Le jeune homme avait alors insisté de manière désinvolte en présentant sa carte professionnelle tricolore.
Je voulais montrer que j'étais un super-citoyen et que je ne poserais aucun problème , s'est justifié le policier, Abdellah Toumi, âgé de 30 ans. Ça m'a littéralement braqué. Je lui ai alors dit Casse-toi! , a expliqué Gilles Bilegue Atedzoé, le portier.
La septième chambre correctionnelle de Lille a jugé non fondée l'accusation de discrimination raciale.
Une commission du Congrès américain a lancé une enquête sur 25 organisations charitables islamiques opérant aux états-Unis afin de faire la lumière sur leurs dépenses mais aussi sur leur sources de financement.
La commission des Finances du sénat a indiqué qu'elle avait demandé aux services des impôts de lui fournir toutes les déclarations fiscales fournies par ces organisations ainsi bien que tout document d'audit que les services fiscaux américains pourraient détenir.
Le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a demandé jeudi aux médias du monde entier de s'impliquer davantage dans la lutte contre le sida, en recevant au siège des Nations Unies plusieurs magnats du monde de la communication, dont Bill Gates.
«Le VIH/sida est la pire épidémie à laquelle l'humanité ait eu à faire face», a dit M. Annan. «Vous pouvez sortir cette maladie de l'obscurité et faire en sorte que les gens en parlent ouvertement, de façon informée», a-t-il ajouté.
Outre le fondateur de Microsoft Bill Gates, des représentants de la BBC, de la télévision francophone TV5 et du géant japonais NHK participaient à la réunion.
Près de 8 % des instituteurs genevois ont été agressés physiquement par des élèves au cours des trois dernières années. C'est ce que révèle une enquête sur la crise de l'enseignement obligatoire, qui a éclaté il y a déjà plusieurs années.
Plus de la moitié des enseignants ont en outre été victimes de violence verbale - 57 % dans l'enseignement primaire et 79 % dans le secondaire.
L'étude commandée par le Département de l'instruction publique (DIP) ne dit toutefois rien sur l'évolution dans le temps de la violence dans les écoles. L'expérience subjective des enseignants permet toutefois d'affirmer que la situation générale s'est brutalement dégradée depuis quelques années, a affirmé Marco Polli, membre de la Fédération des associations d'enseignants genevois.
Le président de l'UMP, Alain Juppé, a reçu mercredi à Paris le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Dalil Boubakeur, a annoncé le service de presse de l'UMP dans un communiqué.
La rencontre a permis aux représentants du CFCM d'exprimer la position des musulmans de France sur le projet de loi relatif à l'application du principe de laïcité dans les établissements scolaires, et qui sera prochainement débattu au Parlement, affirme l'UMP.
Alain Juppé a rappelé son souhait de voir parallèlement au vote de la loi relancer la politique d'intégration et instaurer une haute autorité indépendante de lutte contre les discriminations .
La laïcité, qui constitue un principe fondamental de la République , implique pour l'Etat le respect de toutes les religions et la stricte neutralité de ses agents , a affirmé le président de l'UMP, en soulignant que l'islam, comme les autres religions avaient toute leur place en France .
Six associations marocaines, dont trois proches du parti Justice et développement (PJD), ont dénoncé jeudi le soutien du président français Jacques Chirac à un projet de loi contre le port du voile à l'école et annoncé un sit-in devant le consultat de France à Rabat.
La position du président français est contraire (...) à la Déclaration universelle des droits de l'Homme et aux principes de la République française basée sur la liberté, l'égalité et la fraternité , affirment les six associations dans un communiqué parvenu à l'AFP.
La décision du recteur de l'académie de Créteil excluant deux soeurs voilées de leur lycée d'Aubervilliers a été retirée , en raison des risques d'annulation par le tribunal administratif, ont indiqué jeudi le ministère de l'Education nationale et le père des jeunes filles.
Alma et Lila Lévy restent exclues par la décision du conseil de discipline du lycée Henri-Wallon en septembre, confirmée en novembre par le recteur, a toutefois précisé le ministère de l'Education nationale. Le ministère reconnaît un doute sur la régularité de la procédure d'exclusion.
L'administration a préféré revenir sur sa décision pour reprendre une procédure répondant aux critiques de la famille et assurer la plus grande sécurité juridique de ses décisions dans une affaire particulièrement sensible , selon l'Education nationale.