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Sur le vif

Un député appelle à assassiner les jihadistes français en Syrie (vidéo)

Rédigé par La Rédaction | Lundi 24 Novembre 2014



Un député appelle à assassiner les jihadistes français en Syrie (vidéo)
Habitué des formules chocs, le député UMP de l’étranger Alain Marsaud (Afrique et Moyen-Orient) s’est illustré le 18 novembre, sur le plateau des Grandes gueules, sur RMC, alors qu’il évoquait le cas Maxime Hauchard, l’un des Français identifié sur une vidéo de l’Etat islamique (EI). Selon lui, il faudrait purement et simplement « assassiner » les Français partis faire le jihad en Irak et en Syrie.

« On n'aura pas d'autres solutions que d'assassiner ces gens sur place », a déclaré le député UMP de l’Afrique et du Moyen-Orient, après avoir expliqué que la loi antiterroriste votée à l’Assemblée nationale « manque (d’)actions répressives efficaces lors du retour des Français partis faire le jihad ».

« Aujourd’hui, ils sont dans l’impunité. Il faut leur faire comprendre qu’il n’y a pas d’impunité à terme », a poursuivi Alain Marsaud, par ailleurs ancien juge anti-terroriste. La solution, selon lui, serait de mettre sur pied des services spécialisés pour procéder à des assassinats ciblés sur place, et ainsi empêcher les « jihadistes » de rentrer en France. « Faisons-en des martyrs s’il le faut, mais il faut les liquider, ils n'ont plus leur place dans la société », a encore ajouté l’élu de la nation, pour qui les accusés ne peuvent bénéficier d'un procès juste et équitable.

Il n’a toutefois pas osé proposer de légiférer les assassinats ciblés dans la proposition de loi qu’il a déposée le lendemain à l’Assemblée nationale. Celle-ci vise « à donner les moyens aux autorités françaises (…) de poursuivre les activités de personnes ou de groupes qui décident d’aller combattre à l’étranger dans le cadre de certains conflits » et entend rendre passible de prison ferme un individu parti combattre à l’étranger. Alain Marsaud propose que « le fait pour tout citoyen français d’aller combattre hors de France sans l’autorisation expresse des autorités françaises compétentes constitue un délit » et qu’il soit « puni de cinq ans d’emprisonnement ».





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