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Sur le vif

« Tu seras un homme, mon fils » : la lutte contre les violences faites aux femmes est aussi l'affaire des hommes

Rédigé par Lina Farelli | Jeudi 31 Mai 2018



« Tu seras un homme, mon fils » : la lutte contre les violences faites aux femmes est aussi l'affaire des hommes
« Tu seras un homme, mon fils. » Un spot publicitaire de 45 secondes sera diffusé à partir du vendredi 1er juin jusqu’à la fin du mois sur les chaînes du groupe TF1 et France Télévisions à l’occasion d'une nouvelle campagne contre les violences faites aux femmes lancée mercredi 30 mai par la Fondation des femmes. Son but : sensibiliser le public masculin, jeune et adulte, sur la lutte contre les violences faites aux femmes en promouvant une éducation basée sur un discours égalitaire.

« Si tu sais soutenir, sans vouloir dominer, que tu peux être fort, sans être violent, (…) Tu seras un homme, mon fils. (…) Si tu refuses qu’on humilie ta mère, ta sœur, ou tes amies, comme toutes les femmes que tu croiseras dans ta vie. Alors ce jour-là, oui, tu seras un homme, mon fils », entend-t-on par la voix du rappeur Oxmo Puccino, qui cite un texte inspiré du poème de Rudyard Kipling, un écrivain anglais du XXe siècle. « Le harcèlement et les violences faites aux femmes, ce n'est pas que l'affaire des femmes », rappelle-t-on.

Un sondage Kantar en ligne réalisée sur 1 005 personnes avant le lancement de cette campagne a révélé que,hez les hommes de moins de 35 ans, 58 % disent « qu’être un homme », c’est « être le meilleur », tandis que 37 % pensent que c’est « ne pas pleurer ». En outre, 82 % des femmes et 72 % des hommes enquêtés ont reconnu que la lutte pour l’égalité des genres est « une affaire de femmes autant que d’hommes ».

Maxime Ruszniewski, cofondateur de la Fondation des femmes, a affirmé que l'institution cherche à devenir « les porte-voix de ceux pour qui être un homme en 2018, c’est se montrer respectueux, honnête, et, pourquoi pas, pleurer si on en ressent le besoin ». Gilles Lazimi, membre du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, a rappelé sur France 24 la conception de l’éducation comme « un levier majeur pour lutter contre les représentations sexistes et les violences de genre. Il en va de la responsabilité des pères ». « Un père qui ne tient jamais de propos discriminatoires envers les femmes, relève et corrige les discours sexistes ; un père qui donne l’exemple en prenant part aux tâches ménagères et n’assigne pas son garçon à des jeux stéréotypés, façonne un homme qui plus tard refusera les stéréotypes de genre et les violences faites aux femmes ».

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