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Sur le vif

Les partis communistes du monde entier condamnent Israël

Rédigé par La Rédaction | Mardi 22 Juillet 2014



51 partis communistes de tous les continents – y compris le Parti communiste israélien – ont appelé mi-juillet dans une déclaration commune à l’arrêt du « massacre du peuple de Palestine ».

Ils condamnent ensemble « l'offensive barbare et criminelle de l’État d’Israël contre le peuple palestinien » et exigent, entre autres revendications, la condamnation du « crime contre le peuple palestinien », l’arrêt des raids aériens, le retrait des armées d’occupation, la démolition du mur en Cisjordanie, la fin des colonies, le droit au retour des Palestiniens et l’instauration d’un « Etat palestinien dans les frontières de 1967 ».

La déclaration souligne le rôle joué par les Etats-Unis, qui portent une « énorme responsabilité dans ces événements sanglants », et de l’Union européenne, coupable de suivre une « ligne consistant à mettre à "équidistance" la victime et le persécuteur ».

Le Pôle de renaissance communiste en France (PRCF) s’ est associé à la déclaration commune mais pas le Parti communiste français. Ce dernier s’est toutefois fendu de plusieurs communiqués sur son site dans lesquels il condamne la punition collective subie par la population de Gaza et appelle à la levée du blocus. Il dénonce aussi la décision gouvernementale d’interdire les rassemblements en soutien aux Palestiniens à Paris.

Dans une lettre au ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, souligne que cette décision, « unique dans le monde, a largement contribué à attiser les tensions et à encourager les comportements inacceptables de quelques individus isolés ». Son parti soutient le prochain rassemblement à Paris prévu mercredi 23 juillet à l'initiative du Collectif national pour une paix juste et durable au Proche-Orient pour « dénoncer la violence de cette opération (israélienne), réclamer un cessez-le-feu et soutenir une issue politique, pacifiste et juste à ce conflit ».

Pierre Laurent attire aussi l’attention du ministre sur le danger des « déclarations hâtives et caricaturales » à l’issue des manifestations. « Les désaccords de fond sur la situation ne peuvent en effet justifier les amalgames et autre raccourcis qui ne font qu'entretenir un climat délétère », ajoute-t-il.

Aucune justification aux interdictions

De son côté, Pierre Dharréville, un responsable du PCF exprime son indignation après que Manuel Valls ait utilisé « la commémoration de la rafle du Vel d'Hiv pour justifier les interdictions de manifestations » de soutien à Gaza. Selon lui, le Premier ministre « contribue à produire des amalgames qui n'ont pas lieu d'être et à accréditer la thèse d'un affrontement communautaire ou religieux ». Pour le responsable du parti, les interdictions de manifester constituent une « provocation irresponsable et un geste gravissime pour la République française ».

La dénonciation des opérations israéliennes ne doit pas être confondue avec une forme d’antisémitisme, rappelle-t-il. « Ce sont des questions politiques que l'on ne peut escamoter en rejetant de façon insidieuse celles et ceux qui les posent à une sorte de complaisance envers l'antisémitisme. Il s'agit là d'une manipulation insupportable, aggravée lorsqu'elle s'ajoute à la stigmatisation globalisante des jeunes des quartiers populaires ».

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