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Sur le vif

L'ado qui s'est défenestrée mise sous pression par la police ?

Rédigé par La Rédaction | Mardi 27 Août 2013



Aissatou, l'adolescente voilée de 16 ans qui s'est défenestrée lundi 26 août, à Trappes, est hors de danger. « Fort heureusement, et contrairement à ce qui a été annoncé sur certains sites de presse, son pronostic vital n'est pas engagé », a fait savoir rapidement dans un communiqué le Collectif contre l'Islamophobie en France (CCIF) . Le président de l'association, Samy Debah, s'est rendu au chevet de la jeune fille lundi soir.

Hospitalisée après avoir sauté du 4e étage de l'appartement où elle vit avec sa famille, la jeune fille, victime de « multiples fractures » a subi une opération dans la nuit. Mais son pronostic vital n'a jamais été engagé, précise le CCIF, contacté par nos soins. Le collectif dément également qu'Aissatou ait tenté de se suicider une première fois en absorbant des médicaments, comme cela avait été mentionné. Le CCIF évoque plutôt un « surdosage » de médicaments.

Le CCIF s'interroge « plus que jamais » sur les méthodes employées par la police dans l'affaire d'agression dont a été victime Aissatou, il y a deux semaines. L'adolescente, qui avait porté plaint, après avoir été tabassée par deux hommes, aurait subi « des pressions » de « la part d'officiers de police » dénonce le CCIF, qui se base sur le témoignage de la jeune fille confirmé par ses proches.

Ces officiers n'auraient pas hésité à la convoquer au commissariat en « l'appelant directement sur son téléphone portable ». « Elle aurait ainsi été également traité de "menteuse", et, à plusieurs reprises, sa version aurait été vigoureusement remise en cause », déplore le CCIF dans son communiqué. « La police a aussi convoqué ses amies proches mineures directement par téléphone en leur demandant de se présenter à Versailles », fait savoir le collectif, qui demande l'ouverture d'une enquête « afin de déterminer les éventuelles responsabilités dans cette affaire ».

L'enquête pour retrouver ses agresseurs n'a rien donnée pour l'instant. Dans cette affaire, le CCIF avait apporté un suivi juridique à la jeune fille. Mais juste après son agression, elle n'avait pas souhaité bénéficier du suivi psychologique proposé à toutes les victimes d'agression par le CCIF. Un tel accompagnement reste capitale pour leur reconstruction.

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