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Sur le vif

Immigration algérienne : l’accord de 1968 ne va pas bouger

Rédigé par La Rédaction | Jeudi 13 Décembre 2012



La France a renoncé à amender l’accord bilatéral de 1968 organisant l'entrée et le séjour des Algériens en France, a informé mardi 11 décembre le ministère de l’Intérieur. « Il n'y a pas de projet de modifier l'accord », a indiqué l'entourage du ministre, Manuel Valls.

Pendant deux ans, cet accord avait fait l’objet de nombreuses négociations entre les deux pays. Sans résultat. Alors que le précédent gouvernement cherchait à maîtriser l'immigration en provenance d'Algérie, Alger refusait d’être aligné sur le droit commun pour ne pas perdre certaines facilités accordées aux Algériens, notamment en matière de regroupement familial. Mais notons toutefois que l’accord, qui organise également l'emploi des immigrés algériens, ne comporte pas que des avantages, notamment en direction des étudiants.

S’il reste inchangé pour l’heure, « ça ne veut pas dire qu'on ne travaille pas sur le sujet. Il y a un groupe de travail avec le gouvernement algérien » pour débattre de ces questions, a confié l’entourage de Manuel Valls. Ce dernier, en visite en Algérie, en octobre dernier, avait indiqué que la France « a le souci de faciliter la situation des Français vivant en Algérie et souhaite donc que certaines questions plus larges que l'accord de 1968 soient abordées ».

La décision de ne pas amender l’accord de 1968 permet surtout de préparer au mieux la visite de François Hollande en Algérie les 19 et 20 décembre. Un deuxième signe fort après la reconnaissance de l'Etat du massacre du 17 octobre 1961. Un moyen aussi pour la France d'apaiser ses relations avec l'Algérie, premier pays d'origine des immigrés en France, avec près de 600 000 Algériens sur son sol.

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