Connectez-vous S'inscrire






Sur le vif

Hollande s’en prend au monde de la finance, crédible ?

Rédigé par La Rédaction | Lundi 23 Janvier 2012



Le premier grand discours de campagne de François Hollande s’est tenu dimanche 22 janvier. Lors de son meeting au Bourget, en région parisienne, le candidat socialiste à l’élection présidentielle a dévoilé quelques éléments de son programme. Devant plus de 20 000 personnes et les ténors du PS, il a fustigé les dérives du monde de la finance, qu’il décrit comme son « véritable adversaire », coupable selon lui d’excès.

« Il n'a pas de nom, de visage, pas de parti, il ne se présentera jamais comme candidat, il ne sera pas élu mais pourtant il gouverne. Cet adversaire, c'est le monde la finance », insiste-t-il. Il a annoncé l’interdiction pour les banques françaises de travailler avec un pays abritant un paradis fiscal, la suppression des stock-options et la création d'une banque publique d'investissement pour le développement des entreprises.

« Je serai le président de la fin des privilèges », a même promis M. Hollande, annonçant d’une part qu'il multipliera par cinq les amendes des communes qui ne respectent pas la loi SRU, qui leur impose 20 % de logements sociaux ; d’autre part, que l'Etat « mettra à la disposition » des collectivités « ses terrains » pour construire des logements.

Toutefois, cette position de principe qui se veut anti-système ne convainc pas vraiment venant du PS, qui comptait jusqu'il y a peu dans ses rangs Dominique Strauss-Kahn, l'ancien président du Fond monétaire international (FMI). A trois mois des élections, les positions démagogiques vont se multiplier de tout part.

Lire aussi :
Présidentielle 2012 : Stéphane Hessel soutient François Hollande
François Hollande et la diversité : les points de vue de Jean-Christophe Despres et de Farid Abdelkrim
Raphaël Liogier : "François Hollande ne semble pas être dans des réactions épidermiques sur l’islam"




Loading