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Guerre inter-rebelles : Le chef du MPIGO assassiné,

Rédigé par De presse Revue | Mercredi 30 Avril 2003 à 00:00

           

Le principal chef militaire du MPIGO, un des deux groupes rebelles de l'ouest de la Côte d'Ivoire, Félix Doh, 'est mort des suites d'un règlement de comptes', a déclaré au bureau de l'AFP à Bamako, un membre du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI).
'C'est un règlement de comptes, il a été tué froidement par des rebelles et sur ordre', a précisé ce responsable du MPCI qui a joint l'AFP en utilisant son téléphone satellitaire depuis la ville de Korhogo, dans le nord de la Côte d'Ivoire, aux mains du MPCI, le plus ancien et principal mouvement rebelle.



J'ai quitté hier (dimanche) Bouaké (centre) où il y a toujours une tension entre les troupes. Dans un premier temps, Félix Doh a été arrêté à Bouaké et ensuite abattu 'entre Séguéla et Man', a déclaré un responsable du Mouvement Pariotique de la Côte d'Ivoire.

'Il y a des différences d'analyses entre les troupes. Certaines sont pour la fin des combats, d'autres non. Certains profitent de leurs positions pour faire des affaires, alors que d'autres sont en train de trahir', a poursuivi le responsable de MPCI.

'Doh (Félix) n'était plus d'accord avec les chefs du MPCI depuis longtemps. Il était soupçonné de comploter, et 'on' l'a éliminé. Maintenant il faut s'attendre à d'autres règlements de compte, parce que chacun est sur ses gardes' a déclaré la même source

Une rencontre entre les reponsables de la rebellion et Ibrahim Coulibaly, 'une tête pensante' de la rebellion officiellement réfugié au Burkina-Faso est prévue avant la fin de la semaine pour 'tenter de calmer les esprits' a d'autre part déclaré la même source

Selon Guillaume Soro, secrétaire général du MPCI et par ailleurs ministre de la communication dans le nouveau gouvernement de réconciliation, Félix Doh a été tué près de la frontière libérienne et son corps a été retrouvé.

'Il est mort dans la nuit de vendredi à samedi, nous on ne l'a su que 24 heures plus tard quand les Sierre-Léonais qui lui ont tendu une embuscade ont abandonné la position qu'ils avaient à Gbinta, à une trentaine de kilomètres de l'ouest de Danané, à la frontière du Libéria, a précisé M.Soro

 






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