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Sur le vif

Grèce : les néo-nazis et la gauche radicale font leur entrée au Parlement

Rédigé par La Rédaction | Lundi 7 Mai 2012



Les Grecs ont voté dimanche 6 mai pour renouveler leurs députés et la très grave crise que traverse leur pays est au centre de toutes les préoccupations. Conséquence : les deux grands partis politiques, qui avaient accepté le plan d’austérité signé avec les bailleurs de fonds du pays, ont subi un échec cinglant.

Le Pasok (socialiste) et la Nouvelle Démocratie (droite), qui gouvernaient ensemble au sein d’une coalition depuis novembre 2011, n’ont rassemblé que 32,4% des voix contre 77,4 % en 2009.

Cet échec a en revanche profité aux extrêmes. Les deux grands gagnants du scrutin sont la formation de gauche radicale, Syriza, qui devient la deuxième force politique du pays (16,6 %), et le parti néonazi Chryssi Avghi (Aube dorée), qui fait une entrée en force au Parlement pour la première fois.

Ce parti anti-immigrés, qui exprime souvent sa haine de l'autre par la violence, est crédité de 6,9 % des suffrages contre 0,29 % des voix aux dernières législatives de 2009 et devrait ainsi obtenir 21 sièges sur 300 au Parlement.

Dans ce cas de figure, la formation d’un gouvernement de coalition chargé de poursuivre la politique de rigueur dictée par l'UE et le FMI sera quasi-impossible. Les deux partis historiques, qui souhaitent le maintien de la Grèce dans la zone euro, auront bien du mal à s'imposer au Parlement. Le chaos politique est relancée par les urnes.

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