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Sur le vif

Etats-Unis : inculpé de terrorisme pour avoir menacé de décapiter une femme

Rédigé par La Rédaction | Mardi 30 Septembre 2014



Soupçonné d’avoir menacé de décapiter une collègue de la maison de retraite où il travaillait, à Oklahoma City, Jacob Mugambi Muriithi, un musulman originaire du Kenya, a été arrêté et emprisonné, a révélé lundi 29 septembre la police locale. Il devait initialement être inculpé pour avoir menacé de se livrer à des actes de violence, mais son inculpation a été requalifiée en « menace terroriste ».

Jacob Mugambi Muriithi aurait proféré ses menaces, samedi 13 septembre, en se référant à l'ISIS (accronyme anglais pour EIIL, Etat islamique en Irak et au Levant, devenu Etat islamique, qu’il disait représenter. « Ils tuent des chrétiens en leur coupant la tête », lui aurait-il également déclaré. La femme visée n’aurait d’abord pas pris ces menaces au sérieux mais il l’aurait menacé de l’attendre à la sortie de la maison de retraite pour « lui couper la tête avec une lame émoussée, (…) et ensuite le poster sur Facebook », a précisé un porte-parole de la police.

On ne sait rien de la motivation profonde qui a poussé cet homme à proférer de telles menaces contre une collègue en particulier. Jacob Mugambi Muriithi a néanmoins été récemment licencié de maison de retraite pour laquelle il a travaillé. La police a précisé que cette affaire n’avait aucun lien avec la décapitation survenue jeudi 25 septembre à Moore, une autre ville de l’Oklahoma. Alton Nolen, 30 ans, tout juste licencié d’une usine agroalimentaire, a poignardé à plusieurs reprises une de ses ex-collègues, avant de lui couper la tête. Il a ensuite attaqué Traci Johnson, une autre employée de l’usine, mais elle n’a pas succombé à ses blessures.

Les premiers éléments de l’enquête avait écarté une entreprise terroriste pour privilégier une folle réaction à son licenciement. Mais l’enquête a pris une tournure politique après que ses anciens collègues ont déclaré que l’homme, lui-même converti à l’islam, avait tenté de les convertir dans les semaines précédant le meurtre. Cependant, les enquêteurs du FBI n'ont fait à ce jour aucun lien entre les décapitations récentes de l'EI et le cas de Moore.

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