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Sur le vif

Erdogan, officiellement président de la Turquie

Rédigé par La Rédaction | Vendredi 29 Août 2014



Deux semaines après son élection, Recep Tayyip Erdogan est officiellement devenu le premier président de la Turquie élu au suffrage universel. Il a prêté serment au cours d’une cérémonie au Parlement, jeudi 28 août, où il a solennellement juré de rester attaché « à la Constitution, à la suprématie du droit, à la démocratie, aux principes et aux réformes d’Atatürk et aux principes de la République laïque », comme le protocole l’exige.

Ses opposants ont préféré quitter l’hémicycle, estimant « inconstitutionnel » qu’il n’ait pas quitté son poste de Premier ministre dès l’annonce de sa victoire à l’élection présidentielle du 10 août dernier.

« Je suis le premier président élu au suffrage universel de l’histoire de notre pays et de l’histoire vieille de 2 000 ans de la nation turque », a affirmé M. Erdogan dans son premier discours de chef de l’Etat. « Je sais que cela m’impose une responsabilité beaucoup plus grande. Je promets d’honorer cette confiance aussi longtemps que je vivrai », a ajouté celui qui prévoit de rester au pouvoir jusqu’en 2023, et de faire évoluer la Turquie vers un régime présidentiel.

La veille de son intronisation, M. Erdogan avait remis les clés de l’AKP (Parti de la justice et du développement) à son dauphin, Ahmet Davutoglu, Premier ministre désigné et candidat unique à la présidence du parti. Ce dernier a été élu à l’unanimité.

Considéré comme une « marionnette » par les adversaires de l’AKP, M. Davutoglu a promis à M. Erdogan une allégeance totale, lui promettant qu’« il n'y aura aucun conflit entre le président et son Premier ministre ». Il l’a même assuré de sa « loyauté jusqu’à la mort », au cours d’un congrès extraordinaire tenu par l’AKP.

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