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Sur le vif

Cultures d’islam : Anne Hidalgo confirme la fin de l’ICI Barbès

Rédigé par | Jeudi 12 Novembre 2015



Cultures d’islam : Anne Hidalgo confirme la fin de l’ICI Barbès
Anne Hidalgo a confirmé, lundi 9 novembre la fin du projet de l’Institut des cultures d’islam - ICI Barbès qui devait voir le jour cette année en complément de l’ICI Goutte-d’Or, rue Stephenson, inauguré en 2013.

Jamel Oubechou, le président de l’ICI, avait dénoncé en septembre une position « idéologique et dogmatique » de la maire, qui a signifié pour lui « son opposition à la cohabitation du culte avec la culture ». L’ICI Goutte-d’Or, comme l’ICI Barbès, devait en effet contenir une salle de prière pour les musulmans.

Anne Hidalgo, se désengageant d'une délibération votée en 2008 à l'époque de son prédécesseur Bertrand Delanoë, déclare cette semaine s’engager « à proposer au Conseil de Paris, dans les mois qui viennent, un projet pour qu’un lieu de culte musulman voie le jour rue Polonceau, aux conditions juridiques et financières satisfaisantes, sans cohabitation avec un espace culturel ».

Le bail du lieu de culte rue Stephenson menacé

La maire de Paris souhaite « pérenniser l’institution sur les deux sites actuellement occupés : rue Stephenson, avec la coexistence de surfaces dédiées au culte et à la culture, et rue Léon afin d’en faire, après concertation et travaux, le second site pérenne de l’ICI ». Une solution à ses yeux qui « tient compte des contraintes budgétaires » empêchant le déploiement de 16 millions d’euros pour un deuxième bâtiment rue Polonceau comme envisagé initialement.

Cependant, la justice a annulé fin octobre une délibération de 2013 relative à l’immeuble de l’ICI rue Stephenson sur arrêt de la cour administrative d’appel, saisi par un contribuable parisien qui estime que le projet, qui accueille un lieu de culte géré par la Grande Mosquée de Paris, ne respecte pas la loi de 1905 relative à la laïcité.

« Le projet original est basé sur une stricte séparation des volumes de l’espace culturel, géré par l’ICI, et des volumes dédiés au culte, cédés de manière temporaire à une association. La décision de la cour ne concerne que la partie, minoritaire, dédiée au culte. La partie culturelle, dont la Ville est propriétaire, relève d’une autre délibération que celle annulée par l’arrêt et n’est ainsi pas en cause », précise la mairie de Paris, pour qui « la décision se fonde sur la particularité des statuts de l’association à laquelle le bail a été octroyé pour gérer la partie cultuelle de l’ICI ». Aucune incidence donc sur les activités de l'ICI. En revanche, la décision ne sera pas sans conséquences pour le fonctionnement du lieu de culte.



Rédactrice en chef de Saphirnews En savoir plus sur cet auteur