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Conférence internationale sur l’Irak

Rédigé par Bensilmane Hafida | Vendredi 24 Juin 2005 à 00:00

           

La conférence internationale annoncée sur l'Irak a réuni, mercredi 22 juin à Bruxelles, plus de 80 pays et organisations internationales. Cette rencontre s'est achevée par l'adoption d'une déclaration de soutien au gouvernement de transition irakien, dans ses efforts pour ramener la sécurité et rebâtir le pays.



La conférence internationale annoncée sur l'Irak a réuni, mercredi 22 juin à Bruxelles, plus de 80 pays et organisations internationales. Cette rencontre s'est achevée par l'adoption d'une déclaration de soutien au gouvernement de transition irakien, dans ses efforts pour ramener la sécurité et rebâtir le pays.

 

«Un tournant dans la transition de l'Irak»

 

'Je suis confiant qu'il s'agira d'un tournant dans la transition de l'Irak', a estimé le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, lors de la séance de clôture de la conférence. Il a assuré que l'ONU était 'déterminée à répondre aux attentes du peuple irakien'. M. Annan a également dit espérer que 'le consensus forgé ici' se traduirait également au sein du Conseil de sécurité de l'ONU qui avait été profondément divisé lors de la guerre en Irak en 2003 et avait refusé de cautionner l'intervention américano-britannique dans ce pays. 

La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a, pour sa part, estimé que 'le terrorisme pouvait être défait en Irak' et prédit 'que, lorsque le terrorisme sera défait dans ce pays, situé au cœur du Moyen-Orient, cela sonnera le glas pour le terrorisme tel que nous le connaissons'. Pour Madame Rice, Bagdad doit non seulement renforcer la sécurité, mais aussi ouvrir le système politique et l'économie du pays. Mais, a-t-elle fait valoir, les autorités de Bagdad 'ne porteront pas seules le fardeau des responsabilités'. Elle a ainsi pressé la communauté internationale à tenir ses promesses de soutien matériel. Elle a également fait référence à la Syrie :'Il est temps pour les pays voisins de l'Irak, en particulier la Syrie, d'assumer leurs responsabilités', affirme-t-elle, en soulignant qu'il y avait 'un vrai problème' à la frontière irako-syrienne.

 

Les quatre priorités du gouvernement irakien

  

«Ce que nous vous demandons est exactement ce que votre peuple vous demande. Les enfants d'Irak sont exactement comme les vôtres, ils ne veulent pas perdre leur père et devenir orphelins. Les femmes d'Irak sont exactement comme les vôtres, elles ne veulent pas perdre leur mari et devenir veuves», a lancé le Premier ministre irakien Ibrahim al-Jaafari, venu avec plusieurs membres de son cabinet.

Le gouvernement s'est fixé quatre priorités, a précisé le ministre des Affaires étrangères Hochiar Zebari : rédiger une Constitution et faire en sorte que les élections se déroulent comme prévu en décembre prochain, assurer la stabilité du pays, rebâtir l'économie, établir des liens solides avec les pays voisins, dont l'Iran et la Syrie.

Bagdad, a déclaré le ministre, ne mésestime pas les «défis très réels» auxquels est confronté l'Irak. L'un de ces défis est d'assurer que toutes les composantes de la société irakienne participent à l'avenir politique du pays, en particulier la minorité sunnite, qui dominait sous le régime de Saddam Hussein et alimente les rangs des insurgés. «Nous voulons un gouvernement stable, constitutionnellement élu, établi par un processus démocratique», a résumé M. Zebari.

 





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