Les actes islamophobes ont explosé en Australie depuis l'attaque perpétrée contre la communauté juive sur la plage de Bondi, à Sydney, le 14 décembre 2025. Dès le lendemain de l'attaque, plusieurs têtes de porc ont été découvertes dans un cimetière musulman situé dans la banlieue de Sydney. Depuis, les actes antimusulmans n'ont fait que de se multiplier à travers le pays, mettant les Australiens musulmans à l'épreuve.
Le Conseil national des imams australiens (ANIC) a enregistré une augmentation de près de 200 % des actes antimusulmans en moins de 15 jours, sans que la tendance ne soit prête à ralentir. Dans un communiqué relayé fin décembre, l'organisation s’inquiétait non seulement des actes haineux visant les individus et les centres communautaires, mais aussi de « la manière dont les discours politiques clivants et les commentaires irresponsables des médias stigmatisent les communautés musulmanes, renforcent les stéréotypes néfastes et créent un environnement propice au racisme et aux abus ».
Le Conseil national des imams australiens (ANIC) a enregistré une augmentation de près de 200 % des actes antimusulmans en moins de 15 jours, sans que la tendance ne soit prête à ralentir. Dans un communiqué relayé fin décembre, l'organisation s’inquiétait non seulement des actes haineux visant les individus et les centres communautaires, mais aussi de « la manière dont les discours politiques clivants et les commentaires irresponsables des médias stigmatisent les communautés musulmanes, renforcent les stéréotypes néfastes et créent un environnement propice au racisme et aux abus ».
La mise en garde de l'envoyé spécial contre l'islamophobie
« L'islamophobie a explosé depuis l'attentat à Bondi (Beach). La communauté musulmane d'Australie ne devrait pas avoir à subir ces abus », a plaidé l'envoyé spécial chargé de la lutte contre l'islamophobie dans le pays, Aftab Malik, dans une tribune au Guardian parue début janvier. Citant l'organisation Islamophobia Register Australia, il évoque même une hausse de 740 % des actes antimusulmans dont énormément visent les femmes musulmanes.
Après l'attaque, les organisations communautaires documentant l'islamophobie ont « largement hésité à parler publiquement de la recrudescence de l'islamophobie, par crainte d'être perçus comme minimisant le meurtre d'Australiens juifs, leurs souffrances ou cherchant à obtenir la sympathie du public », a fait savoir cet expert nommé en octobre 2024 par le gouvernement.
Pour l'ANIC, « le contrecoup excessif et injustifié qui s'abat sur toute une communauté en raison des agissements de deux individus est inacceptable et dangereuse. L'indignation sélective, où certaines formes de racisme sont à juste titre condamnées tandis que d'autres sont minimisées, excusées ou ignorées, ne fait qu'exacerber les divisions et éroder la confiance. La sécurité et la force de l’Australie reposent sur le rejet constant de toutes les formes de racisme et sur la garantie de la justice, de la dignité et de la sécurité pour chaque Australien. »
Après l'attaque, les organisations communautaires documentant l'islamophobie ont « largement hésité à parler publiquement de la recrudescence de l'islamophobie, par crainte d'être perçus comme minimisant le meurtre d'Australiens juifs, leurs souffrances ou cherchant à obtenir la sympathie du public », a fait savoir cet expert nommé en octobre 2024 par le gouvernement.
Pour l'ANIC, « le contrecoup excessif et injustifié qui s'abat sur toute une communauté en raison des agissements de deux individus est inacceptable et dangereuse. L'indignation sélective, où certaines formes de racisme sont à juste titre condamnées tandis que d'autres sont minimisées, excusées ou ignorées, ne fait qu'exacerber les divisions et éroder la confiance. La sécurité et la force de l’Australie reposent sur le rejet constant de toutes les formes de racisme et sur la garantie de la justice, de la dignité et de la sécurité pour chaque Australien. »
Un non à l'indignation sélective
Ce message est notamment partagé par Chris Minns, Premier ministre de la Nouvelle-Galles du Sud, qui a Sydney pour capitale. Il a ainsi réitéré devant la presse que « toute infraction à nos lois contre l'incitation à la haine raciale ou les discours haineux concerne tout le monde ». « La police réprimera avec la plus grande fermeté tout acte d'islamophobie au sein de notre communauté », a-t-il assuré, qualifiant de « répugnants » tous ceux qui imputent les actes des deux terroristes présumés aux musulmans.
« Aucun leader musulman ne souhaite minimiser la douleur, la tragédie et la souffrance de la communauté juive australienne. Une crainte légitime persiste chez les dirigeants musulmans : celle que toute discussion sur l’islamophobie soit perçue comme une surenchère victimaire. Je partage cette crainte », a affirmé, de son côté, Aftab Malik. « Cependant, nous pouvons aborder les deux sujets, en témoignant de notre solidarité avec les communautés juives et en réaffirmant notre engagement commun envers la sécurité, la dignité et le respect mutuel. »
« Ne cautionnons pas l'œuvre des extrémistes qui veulent déchirer la société, dresser les voisins les uns contre les autres et les fidèles les uns contre les autres, forçant les gens à se replier sur eux-mêmes et à ériger des murs, a-t-il martelé. Pour préserver l'intégrité de notre société, nous devons nous prémunir contre ce que Frank Furedi appelle "une culture de la peur" et suivre plutôt le sage conseil de Marie Curie : "Dans la vie, rien n'est à craindre, tout est à comprendre." »
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« Ne cautionnons pas l'œuvre des extrémistes qui veulent déchirer la société, dresser les voisins les uns contre les autres et les fidèles les uns contre les autres, forçant les gens à se replier sur eux-mêmes et à ériger des murs, a-t-il martelé. Pour préserver l'intégrité de notre société, nous devons nous prémunir contre ce que Frank Furedi appelle "une culture de la peur" et suivre plutôt le sage conseil de Marie Curie : "Dans la vie, rien n'est à craindre, tout est à comprendre." »
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