Connectez-vous S'inscrire






Sur le vif

Après Canal+, des lendemains qui déchantent pour BarakaCity

Rédigé par La Rédaction | Mercredi 27 Janvier 2016



Après Canal+, des lendemains qui déchantent pour BarakaCity
Une salve de critiques a déferlé sur BarakaCity après son passage à l'émission « Le Supplément » lors de laquelle le président de l'association n'a pas condamné ouvertement l'Etat islamique.

Najat Vallaud-Belkacem a condamné l’intervention « inacceptable » d'Idriss Sihamedi dont le compte Twitter a été suspendu lundi 25 janvier. « C’est la raison pour laquelle j’ai non seulement exprimé mon profond désaccord, mais aussi refusé d’engager un débat avec un individu qui se situe en dehors du champ républicain », s’est exprimée la ministre de l'Education nationale dans un communiqué.

En parallèle, la famille de Moussa Ibn Yacoub, en détention au Bangladesh depuis le 22 décembre, s’est dite déçue du rendu final de l’émission « parce que la journaliste nous avait assurés qu'elle était venue pour faire un sujet sur le sort de Moussa. Au final, ils n'ont fait que parler de Barakacity. Pourtant, nous avons passé toute une soirée avec elle. (…) Le reportage dure plus de 8 minutes. Au final, la famille ne parle que pendant 40 secondes », elles-mêmes concentrées sur l'association, fait-elle savoir au Courrier de l’Atlas.

Tout en saluant le travail effectué par l’association, elle a tout de même fermement condamné les déclarations d’Idriss Sihamedi. « Nous condamnons toutes violences commises contre des innocents. Il n'y a pas à tergiverser dessus. »

Pendant ce temps, Moussa Ibn Yacoub est toujours en prison. La demande de libération du jeune homme a été rejetée mercredi 27 janvier.

Lire aussi :
Le portrait de Moussa déployé sur le fronton de la mairie de Montreuil
#FreeMoussa : Moussa reste au Bangladesh, sa libération annulée
Au Bangladesh pour aider les Rohingyas, un humanitaire en prison