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Hugo Chavez récompensé par l'Unesco pour son rôle en Amérique latine  14/12/2005

Le Président du Venezuela, Hugo Chavez, recevra le 28 janvier prochain à Cuba le Prix international José Martí 2005, décerné par l'Unesco pour notamment souligner sa contribution à "l'unité des pays d'Amérique latine", a annoncé mercredi l'organisation dans un communiqué.

Le Prix José Martí, créé en 1994 à l'initiative de Cuba, récompense "une personne physique ou morale ayant contribué à l'unité et à l'intégration des pays d'Amérique latine et des Caraïbes, ainsi qu'à la préservation de leurs identités, traditions culturelles et valeurs historiques", rappelle l'Organisation des Nations unies pour l'Education, la Science et la Culture.

Le Prix, doté de 5.000 dollars, est décerné sur recommandation d'un jury international de sept membres, parmi lesquels la Sud-africaine Nadine Gordimer, Prix Nobel de littérature. Par le passé, il a été attribué au sociologue mexicain Pablo González Casanova (2003), au peintre équatorien Oswaldo Guayasamín (1999) et à l'historienne dominicaine Celsa Albert Bautista (1995).

La cérémonie du 28 janvier "coïncidera avec l'anniversaire de la naissance, en 1853, de l'humaniste, écrivain, traducteur et enseignant cubain José Martí, considéré comme le +champion+ de l'indépendance cubaine", souligne le texte.

Hugo Chavez a poursuivi ces derniers mois son combat contre l'"impérialisme" des Etats-Unis en Amérique latine, en dauphin naturel de son homologue cubain Fidel Castro.

TV5 s'appelle désormais TV5Monde et renforce son offre d'information  14/12/2005

Ne l'appelez plus TV5, mais TV5Monde. La chaîne francophone généraliste, qui est reçue par 160 millions de foyers, va renforcer son offre d'information à partir de 2006.

"Il s'agit en quelque sorte de mieux cultiver le jardin planétaire de TV5", note le PDG de la chaîne, Jean-Jacques Aillagon. "Le pas que la chaîne franchit est à la fois modeste et fondamental."

En supprimant l'espace entre TV5 et Monde, la chaîne signifie son "statut de chaîne mondiale" qui la "distingue de ses homologues nationales ou thématiques", poursuit-il.

L'information représente une part importante de la programmation de la chaîne, qui s'appuie sur une rédaction dans laquelle 15 nationalités se côtoient, sur neuf rédactions partenaires (France 2, France 3, ArteFrance, RFO, AITV, la RTBF, la TSR, Radio-Canada et RDI), et sur 300 correspondants dans le monde, grâce notamment à un partenariat avec RFI.

Les sept réseaux de TV5Monde (Afrique, Amérique latine, Asie, Etats-Unis, Europe, Orient et France-Belgique-Suisse) vont proposer 18 rendez-vous quotidiens d'information en direct et à heure fixe, dont six grands journaux de 26 minutes à 2 h, 4 h, 6 h, 7 h, 14 h et 18 h, et trois journaux de 12 minutes pour une synthèse de l'actualité à 10 h, 16 h 15 et 22 h.


3.000 euros d'amende requis contre un abbé picard qui avait injurié le Coran  14/12/2005

Le procureur de la République d'Amiens a requis mercredi 3.000 euros d'amende devant la cour d'appel d'Amiens contre un abbé picard qui avait injurié le Coran dans un bulletin paroissial.

Philippe Sulmont, 83 ans, abbé à Domqueur (Somme), avait parlé du livre sacré de l'islam en termes scatologiques dans son bulletin de novembre 2004.

En première instance devant le tribunal correctionnel d'Abbeville en juin, la Ligue des droits de l'homme qui s'était constituée partie civile avait été déboutée, le tribunal estimant que la plainte était irrecevable. Le parquet avait fait appel de ce jugement.

La Ligue des droits de l'homme réclame 1 euro de dommages et intérêts, 1.000 euros pour les frais de justice et la publication de la condamnation dans des journaux locaux et dans le bulletin paroissial.

Le jugement a été mis en délibéré au 1er février.

En janvier 2004, l'abbé Sulmont avait été condamné par le tribunal correctionnel d'Abbeville à 800 euros d'amende pour "provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence", après s'en être pris aux Asiatiques et aux musulmans dans un bulletin paroissial de novembre 2002.

Marine Le Pen accuse Sarkozy de faire obstacle à son père  14/12/2005

Marine Le Pen dénonce les "pressions" exercées sur les maires afin qu'ils n'accordent pas leur parrainage au candidat du Front national en vue de la présidentielle de 2007, une manoeuvre orchestrée selon elle par Nicolas Sarkozy.

"Ce n'est pas une accusation, c'est une affirmation", a déclaré la vice-présidente du Front national sur RTL.

Le ministre de l'Intérieur "ferait bien d'y réfléchir", a-t-elle poursuivi, qualifiant cette situation de "scandale démocratique".

"Empêcher un candidat de se présenter c'est somme toute assez malhonnête et cela démontre la peur, peut-être, qui est la sienne de voir Jean-Marie Le Pen lui griller la priorité au second tour de l'élection présidentielle", a-t-elle souligné.

Malgré ces "pressions" Marine Le Pen estime que son père a toutes les chances de passer à nouveau le cap du premier tour en 2007. Elle ne "croit pas du tout" à la récupération de certaines idées du Front national par des candidats de droite.

Dans les sondages, "on voit que le candidat du Front national, c'est Jean-Marie Le Pen et que 29% des Français considèrent 'qu'il faut' qu'ils soit candidat. Lorsqu'on rapproche ça du sondage sur (Jacques) Chirac qu'1% des Français voit candidat: permettez-moi de vous dire que je pense que Jean-Marie Le Pen sera au second tour", a-t-elle déclaré.


Liban: des milliers de personnes aux obsèques de Gibrane Tuéni  14/12/2005

Une marée humaine recouverte de drapeaux libanais: les funérailles officielles et populaires du député et journaliste chrétien, Gebrane Tuéni, ont été mercredi l'occasion pour les forces politiques antisyriennes de refaire leur unité.

Des dizaines de milliers de personnes étaient massés autour de l'immeuble du journal An Nahar et de la cathédrale Saint-Georges, dans le centre de Beyrouth, où doivent être célébrées les obsèques du député et journaliste chrétien et antisyrien Gebrane Tuéni, tué lundi dans un attentat.

C'est dans cette même église que s'étaient déroulées, il y a six mois, les obsèques de Samir Kassir, assassiné à Beyrouth en juin, journaliste au quotidien An-Nahar, dirigé par le député. Ailleurs, la capitale libanaise a des airs de ville fantôme avec ses rues désertes, ses écoles, ses banques et ses commerces fermés.

Le cerceuil du député, recouvert du drapeau libanais, a d'abord été transporté au Parlement où plusieurs députés ont pris la parole pour lui rendre hommage, lui promettant de refaire l'unité nationale. Plusieurs députés se sont engagés, après le "martyre de Gebrane Tuéini", à se montrer encore plus déterminés à "lutter pour l'indépendance et oeuvrer à un dialogue sérieux pour refaire l'unité nationale". Le cortège funèbre s'est ensuite rendu, à quelques mètres de là, à la cathédrale grecque orthodoxe Saint-Georges, dans le vieux Beyrouth.

En chemin, la foule a marqué un arrêt devant l'immeuble du journal An-Nahar, dont la facade a été drapée d'un immense portrait de Gebrane Tuéni. Sous sa photo, une phrase: "La différence entre la nuit et le jour c'est un seul mot, Gebrane". Le député, 48 ans, était le PDG et directeur général de ce quotidien libéral à grand tirage, très critique envers la Syrie. La foule porte également des portraits de l'ancien premier ministre assassiné en février Rafic Hariri, de son fils, Saad et des drapeaux libanais. Les portraits de Kamal Joumblatt, assassiné en 1977 à proximité d'un barrage syrien à beyrouth, et du président René Moawad assassiné en 1989 sont également brandis par la foule.

De temps à autres des chants patriotiques sont entonnés. "Notre pays est à nous, nul ne peut nous l'enlever", "Gebrane vit en nous, et Rafic (Hariri), vit en nous", scandent les manifestants. S'en prenant au président libanais pro-syrien Emile Lahoud, certains, souvent des jeunes, lancent: "Lahoud, honte sur toi et démissionne" ou encore "le président de la république, tu es sous la botte syrienne". Une Arménienne de 70 ans, le visage inondé de larmes a été la première à prendre place à l'intérieur de la Cathédrale Saint-George, tapissée de noir. "Les Alaouites (qui gouvernent la Syrie) ne nous laisseront jamais en paix. Ils ont d'abord tué Rafic Hariri et maintenant Gebrane Tuéni. Que Dieu nous vienne en aide", implore-t-elle.

Très mobilisées, l'armée et la gendarmerie étaient déployées en force dans le centre ville. De nombreuses personnalités sont présentes, dont le député et chef druze Walid Joumblatt qui a apeplé mercredi à la "chute du régime syrien", des ministres et les ambassadeurs accrédités au Liban. "Le régime syrien doit être changé et être jugé. Ce type (le président syrien Bachar Al-Assad) à Damas est un malade. S'il reste au pouvoir il n'y aura pas de stabilité au Moyen-Orient", a notamment déclaré Walid Joumblatt.

Gebrane Tuéni est mort, lundi, dans un attentat à la voiture piégée qu'une grande partie de la classe politique libanise a imputé à la Syrie. Damas a condamné l'attentat.


Les violences conjugales et les mariages forcés en débat à l'Assemblée  14/12/2005

Les députés ont débattu mardi des violences conjugales et du mariage forcé, dans une ambiance consensuelle, à travers l'examen d'une proposition de loi qui durcit les peines pour les auteurs de violences et relève de 15 à 18 ans l'âge légal du mariage pour les femmes.

L'examen de la proposition, inspirée par les sénateurs Roland Courteau (PS), Nicole Borvo (PCF) et Joëlle Garriaud-Maylam (UMP), doit se poursuivre jeudi matin, l'Assemblée n'ayant pas réussi à boucler en une seule matinée les discussions passionnées sur le sujet.

Car le choix a été fait d'inscrire cette proposition de loi, votée à l'unanimité par le Sénat en mars, non pas dans l'ordre du jour habituel, mais dans le cadre d'une "niche" UMP (séance à l'intiative d'un groupe politique).

Pendant ces débats, chacun a eu à coeur de défendre les victimes et de dénoncer la "chape de plomb" et la "honte" qui pèsent sur elles. Ou encore la banalisation, ce "petit sourire au coin des lèvres" qui vient quand on évoque ce problème, a résumé Guy Geoffroy (UMP).

"Aujourd'hui encore la plus grande partie des femmes gardent le silence", a noté Alain Vidalies (PS), car "pour beaucoup" c'est "une affaire privée", d'autant que "l'agresseur ne dérange personne, parce qu'il est rarement violent dans la sphère publique".

Mais "il n'existe pas de violence privée, mais seulement des violences intéressant la société tout entière" et qui constituent des "délits" et des "crimes", a-t-il ajouté, sous les applaudissements de ses collègues.

Plusieurs députés PS se sont montrés favorables au texte mais le groupe a fait savoir qu'il arrêterait son vote mercredi.

Pour Yvan Lachaud (UDF), qui a annoncé un vote favorable de son groupe, ces violences "demeurent l'un des plus grands scandales de notre époque".

"Derrière chaque violence, il y a des femmes, des hommes et des enfants qui souffrent", a souligné le ministre de la Justice Pascal Clément. Avec sa collègue Catherine Vautrin (Parité), il a rappelé qu'une femme sur dix souffre de violences conjugales et que tous les quatre jours, l'une d'elles meurt sous les coups.

Muguette Jacquaint (PCF) a insisté sur les séquelles pour les enfants témoins des coups. Tout en déplorant, comme Martine Billard (Verts) et le PS, l'absence d'une "loi cadre" globale, elle a indiqué que son groupe voterait le texte.

La plupart des députés, sur tous les bancs, ont regretté aussi que la proposition n'ait pas prévu de sensibilisation à l'école et la formation des médecins et policiers appelés à traiter ces cas là.

Outre le relèvement de l'âge du mariage, la proposition définit dans le code pénal comme une "circonstance aggravante" le fait de commettre des violences au sein du couple (mariés, concubins ou pacsés) ou entre anciens conjoints. Elle la rend applicable en cas de meurtre, portant la peine encourue de 30 ans de prison à la réclusion criminelle à perpétuité. Un amendement des députés qui l'élargit au viol a déjà été voté mardi.

L'Assemblée a aussi déjà voté l'introduction des propositions de la mission famille sur les mariages forcés, comme l'audition obligatoire des futurs époux par l'officier d'état civil en cas de doute sur le consentement au mariage, ou l'allongement de six mois à deux ans du délai de demande de nullité du mariage pour vice de consentement en cas de cohabitation des époux.

Les mesures de lutte contre l'excision, les mutilations sexuelles, le tourisme sexuel et la pédopornographie seront examinées jeudi.


L’UE range au placard un rapport controversé sur Jérusalem-Est  13/12/2005

Les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont jugé hier inopportun de cautionner ou de publier un rapport controversé accusant Israël de renforcer son emprise sur Jérusalem-Est, a indiqué le chef de la diplomatie britannique Jack Straw.
« Nous avons décidé, au vu des circonstances changeantes en Israël et dans les territoires occupés, de ne pas cautionner ni publier ce rapport, et qu’en échange, nous continuerions à faire connaître nos positions directement au gouvernement d’Israël », a déclaré M. Straw à l’issue d’une réunion avec ses homologues de l’UE. Dans ce rapport commandé par l’UE à ses experts et qu’une ONG israélienne avait dévoilé à la presse, il était dénoncé le fait qu’Israël tente de renforcer son emprise sur Jérusalem-Est pour empêcher que la partie orientale de la ville ne devienne la capitale d’un futur État palestinien. Au cours de leur dernière réunion en novembre, les chefs de la diplomatie de l’UE avaient indiqué qu’une « analyse détaillée de l’UE concernant Jérusalem-Est annexée » serait « adoptée et rendue publique » le 12 décembre.

Pierre Louette, nouveau PDG de l'AFP  13/12/2005

Pierre Louette, 42 ans, directeur général de l'Agence France-Presse depuis 2003, a été élu mardi PDG de l'AFP par le conseil d'administration de l'agence, en succession de Bertrand Eveno démissionnaire.

Pierre Louette, deuxième plus jeune PDG de l'histoire de l'agence, était le seul candidat qui avait été retenu la semaine dernière par la comité de sélection du conseil d'administration, organe au sein duquel siègent des représentants de la presse nationale et régionale ainsi que des représentants de l'Etat.

M. Louette a été élu au premier tour de scrutin. Il a recueilli les 12 voix requises (sur les 14 membres du CA), les deux représentants du personnel, selon la tradition, n'ayant pas pris part au vote, a précisé à l'Associated Press Pierre Taillefer, directeur de l'information de l'AFP depuis novembre 1994.

Après des études de droit, à Sciences-Po et à l'ENA, Pierre Louette devient auditeur à la Cour des comptes, puis conseiller référendaire dans cette même institution en 1992. Son premier contact avec l'AFP date de cette époque, lorsqu'il occupe le poste de rapporteur de la commission financière de l'agence de 1990 à 1992, poste habituellement réservé à un membre de la Cour des comptes.

En 1993, il entre au cabinet du Premier ministre Edouard Balladur comme conseiller technique communication jeunesse et sports. Il passe ensuite dans l'audiovisuel public, en devenant secrétaire général et directeur de la communication de France-Télévisions en 1995-1996.

Puis, il enchaîne une carrière dans le privé, notamment chez Havas Advertising et chez Europat Web, le fonds d'investissement de Bernard Arnault (2000-2003). En novembre 2003, il devient directeur général de l'AFP, numéro deux administratif de l'agence, travaillant dans l'ombre de Bertrand Eveno avec l'idée qu'un jour il pourrait prendre sa suite, selon un haut responsable de l'agence.

Pierre Louette, qui est élu pour un mandat de trois ans renouvelable, succède à Bertrand Eveno, 61 ans, qui avait annoncé le 17 novembre sa prochaine démission pour des "motifs personnels et privés d'ordre général".

Pierre Louette est le plus jeune PDG de l'AFP depuis Henri Pigeat (1979-1986), élu la première fois à l'âge de 39 ans. AP


L'Algérie veut relancer le projet d'une nouvelle ville dans les Hauts plateaux  13/12/2005

Le gouvernement algérien veut relancer le projet d'une nouvelle ville à Boughezoul dans les Hauts plateaux de Djelfa (270 km au sud d'Alger) devant principalement abriter des "technologies avancées", a indiqué mardi l'agence algérienne de presse APS.

Les Hauts plateaux, large bande semi-aride de l'est à l'ouest du pays, sont à une moyenne de 1.000 mètres d'altitude.

Une réunion à propos de ce projet a eu lieu mardi à Médéa (80 km au sud d'Alger) entre le ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement, Chérif Rahmani, et les ministres délégués à la ville, Abderrachid Boukerzaza, et au développement rural, Rachid Benaïssa, a précisé cette source.

Les principales fonctions de la ville de Boughezoul sont "le tertiaire supérieur, les technologies avancées et la recherche scientifique", avait indiqué le gouvernement algérien en annonçant ce projet en octobre 2003.

Le programme du gouvernement prévoit la construction de 350.000 logements, des équipements collectifs éducatifs, universitaires hospitaliers, culturels, sportifs et administratifs ainsi que des infrastructures économiques, commerciales, touristiques, industrielles, des routes, des espaces publics et une voie ferrée.

La nouvelle ville, dotée d'un aéroport international de 500 hectares, aura également des parcs urbains, des infrastructures techniques, des équipements publics d'accompagnement, de services urbains et de proximité ainsi que des espaces verts récréatifs et de loisirs, selon ce programme.

La ville nouvelle de Boughezoul, d'une superficie de 4.650 hectares, à la limite des départements de Médéa et Djelfa, devrait permettre de réinstaller quelque trois millions de personnes des zones côtières vers les Hauts plateaux, selon le projet du gouvernement.

Plus de 80 % des 33 millions d'Algériens vivent dans la bande agricole du nord, soit quelque 10 % du territoire de l'Algérie, qui couvre plus de 2.300.000 km2.

Selon le ministère délégué à la ville, 58% des 33 millions d'Algériens vivent dans les villes et ils seront 80% en 2020.

A une trentaine de kilomètres au sud de Boughezoul, à Aïn Oussera, se trouve un réacteur nucléaire de 15 mégawatts consacré à la recherche scientifique, construit avec l'aide de la Chine dans les années 90 et contrôlé par l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA).

La ville nouvelle de Boughezoul est un vieux projet des années 70 mis sous le boisseau. Ce projet appelé "option Hauts plateaux", avec création d'une nouvelle capitale, avait pour modèle Brasilia, la nouvelle capitale du Brésil.

Une deuxième ville nouvelle a été prévue à Bouinan, dans la plaine agricole de la Mitidja près de Blida (50 km au sud d'Alger).

Sur une superficie de 2.175 hectares, elle devrait abriter des "activités sportives et ludiques", selon le gouvernement.

Une ville nouvelle, Sidi Abdallah, a commencé à être construite à une vingtaine de kilomètres à l'ouest d'Alger pour tenter de désengorger la capitale qui compte plus de 3 millions d'habitants.


Action 'ciblée' pour les collèges les plus en difficulté  13/12/2005

Entre 200 et 250 collèges classés en zone d'éducation prioritaire (ZEP) bénéficieront dès la rentrée 2006 d'une action "ciblée", avec l'affectation de 1.000 enseignants et 3.000 assistants pédagogiques supplémentaires, annonce Gilles de Robien.

Le ministre de l'Education nationale, qui présentait les mesures scolaires promises dans les zones urbaines sensibles en réponse à la crise des banlieues, a annoncé un "nouveau pilotage" des ZEP, créées en 1981, afin de "concentrer les moyens" financiers et humains sur les établissements les plus en difficulté.

"Aujourd'hui on donne trop peu à trop peu de monde, d'ailleurs on ne donne pas à des personnes mais à des zones", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

La réforme et ses moyens pédagogiques supplémentaires seront mis en place à budget constant, par redéploiement dans le cadre du projet de loi de finances pour 2006.

Ces mesures "ont toutes été financées sans modifier le niveau global des crédits de la mission enseignement scolaire, elles résulteront d'économies internes, d'une reconcentration sur l'éducation prioritaire", a souligné le ministre.

La fédération syndicale Unsa-Education, tout en se félicitant de "propositions qui se démarquent des formules à l'emporte-pièce", a prévenu qu'elle s'opposerait à "une politique visant à supprimer des moyens aux autres établissements ou à réduire considérablement le nombre de ZEP".

Le Snes-FSU, premier syndicat d'enseignants des collèges et lycées, a en revanche dénoncé "le choix de passer d'une logique territoriale de lutte contre les inégalités à celle d'une individualisation des parcours et de la distinction de quelques élèves 'méritants'".

Plus de 21% des collégiens et 15% des élèves du primaire sont scolarisés dans les 911 zones ou réseaux d'éducation prioritaire recensés.


Un nouveau classement des établissements en ZEP est programmé. Les 200 à 250 collèges les plus en difficulté recevront un label "ambition réussite". Ils feront partie d'un "réseau de réussite" créé avec les écoles de leur secteur, qui disposeront elles aussi de moyens renforcés.

A l'autre bout de l'échelle, des écoles et collèges dont le classement en ZEP ne se justifient plus devront "sortir du dispositif en trois ans".

Dans les collèges "ambition réussite", qui auront tous "au moins une infirmière", un millier d'enseignants expérimentés accompagneront les professeurs et les élèves dans le cadre des 520 programmes de réussite éducative prévus dès septembre 2006.

Une aide aux devoirs sera assurée "quatre soirs par semaine".

"On ne redoublera pas. Il faudra inventer de nouvelles solutions, découpler les enseignements", a assuré le ministre.

Il a par ailleurs annoncé que les meilleurs élèves, ayant obtenu la mention "bien" ou "très bien" au brevet des collèges, "pourront déroger à la carte scolaire pour entrer au lycée".

L'"enseignement de découverte professionnelle" sera également valorisé dans ces collèges pour "donner plus tôt aux élèves une connaissance des métiers et des voies de formation".

A l'appui de son propos, Gilles de Robien s'est rendu mardi matin avec le ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances, Azouz Begag, à Mantes-la-Jolie (Yvelines) pour présenter "Objectif stages".

Le dispositif, destiné aux élèves en classe de troisième, en filière professionnelle ou en BTS, doit les aider à obtenir un stage en entreprise quelle que soit leur origine, grâce à un site Internet qui met en relation établissements scolaires et entreprises.


Le général Henri Poncet mis en examen dans l'affaire Firmin Mahé  13/12/2005

Le général Henri Poncet, ancien commandant de la force Licorne en Côte d'Ivoire, a été mis en examen pour "complicité d'homicide volontaire" dans le cadre de l'enquête sur la mort d'un civil ivoirien dans un blindé de l'armée française en mai dernier, apprend-on de source judiciaire.

Il a été laissé en liberté par le juge des Libertés et de la détention qui avait été saisi par le juge d'instruction pour un placement en détention provisoire. "Le juge des Libertés et de la détention l'a laissé libre", a-t-on dit à Reuters de source judiciaire.

Suspendu par le ministère de la Défense en novembre, le général Poncet avait été placé en garde en vue mardi matin.

Il est mis en cause par l'un de ses anciens subordonnés dans l'enquête sur le meurtre de Firmin Mahé.

Il lui est reproché jusqu'ici d'avoir "couvert" le crime, mais pas de l'avoir ordonné.

Le colonel Eric Burgaud, mis en examen la semaine dernière pour "complicité d'homicide volontaire", a expliqué lors de sa garde à vue avoir relayé un ordre implicite du général Poncet en demandant à deux militaires du rang de tuer Mahé, considéré par l'armée française comme un "coupeur de routes", violeur et assassin.

Le général aurait demandé au colonel Burgaud par radio de "ramener" Mahé, interpellé dans la "zone de confiance", vers l'hôpital de Man. L'homme avait été blessé au cours d'une échauffourée avec des soldats français dans la matinée.

Le général Poncet lui demandant de prendre tout son temps et ajoutant "vous me comprenez", le colonel en aurait déduit qu'il lui ordonnait de le tuer.

Deux des anciens subordonnés du colonel Burgaud ont été mis en examen pour "homicide volontaire" et placés en détention provisoire. Ils auraient étouffé Firmin Mahé en lui plaçant un sac sur la tête dans le véhicule blindé, le 13 mai.

Le chauffeur du véhicule, un militaire du rang, a été mis en examen pour "complicité d'homicide" et laissé en liberté.


Plus d'un millier de convertis à l'islam en 2005 en Allemagne  13/12/2005

Plus d'un millier d'Allemands se sont convertis à l'islam en 2005, un chiffre inégalé jusque là, a indiqué mardi l'Institut central des archives de l'islam en Allemagne basé à Soest (ouest).

"C'est pour nous une augmentation considérable", a commenté le directeur de l'Institut, Salim Abdullah, au quotidien Berliner Zeitung. Selon les chiffres rendus publics par l'Institut, 14.352 des 3,2 millions de musulmans vivant en Allemagne sont d'origine allemande.

Parmi ces convertis, plus des deux-tiers (62%) sont des femmes. Elles ont "en majorité un diplôme de l'enseignement supérieur et une bonne position salariale", a précisé M. Abdullah. Seule une petite partie d'entre elles se sont converties lors d'un mariage avec un musulman, a-t-il ajouté.

La forte augmentation des conversions à l'islam est difficile à expliquer car les nouveaux croyants donnent rarement la raison de leur geste.

L'Institut centralise les données concernant les convertis fournies par les communautés musulmanes. Il s'appuie également sur les attestations d'appartenance religieuse demandées par les autorités pour chaque croyant désirant obtenir un visa pour faire le pélerinage à La Mecque (Arabie saoudite).


Jacques Chirac réplique après-coup à Nicolas Sarkozy  12/12/2005

Critiqué pour son mutisme durant la crise des banlieues, Jacques Chirac réplique après-coup à Nicolas Sarkozy, qui avait pris pour cibles "voyous" et "racaille", en soulignant que "le choix des mots est essentiel" et qu'il n'y a pas de "catégorie de Français".

Dans un exercice inédit, le chef de l'Etat a accordé cinquante réponses aux questions de cinquante lecteurs du Parisien-Aujourd'hui en France relatives à la crise des banlieues.

Ces questions avaient été posées le 6 décembre par des habitants de la région parisienne. Les réponses paraissent mardi dans le quotidien.

Nikodem Rautszko, 26 ans, agent de développement à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne), interroge ainsi Jacques Chirac sur les termes de "voyous" et "racaille" employés par Nicolas Sarkozy pour qualifier les jeunes impliqués dans les violences urbaines, des termes dénoncés aujourd'hui outre-mer en marge du débat sur la colonisation française.

La réponse du chef de l'Etat, qui ne s'était jamais exprimé sur la controverse née des propos du ministre de l'Intérieur, s'apparente à une sèche mise au point.

"En politique, le choix des mots est évidemment essentiel. Je l'ai dit, en France, tous les citoyens sont les filles et les fils de la République", souligne-t-il.

"Il n'y a pas de catégorie de Français". Il n'y a que des citoyens libres et égaux en droit. Et quand une personne commet un délit ou un crime, c'est un délinquant ou c'est un criminel. C'est la loi qui le dit. Ce sont ces termes qu'il faut employer. C'est cela la République", ajoute-t-il.

Jacques Chirac revient sur un autre terrain d'affrontement avec Nicolas Sarkozy, le droit de vote des étrangers, en réaffirmant que "la nationalité et le suffrage sont liés".

"C'est un principe fondamental de la République", explique-t-il.

Le ministre de l'Intérieur avait relancé en octobre le débat qui court depuis les propositions électorales de François Mitterrand en 1981 en faveur du vote des immigrés.

Nicolas Sarkozy avait estimé qu'il n'était "pas anormal qu'un étranger en situation régulière qui paie ses impôts et réside depuis au moins dix ans en France puisse voter aux élections municipales".

Emploi des jeunes, apprentissage, action de la police dans les banlieues, sanction des mineurs délinquants, immigration, polygamie, intégration, logement : tous les sujets qui ont resurgi à la faveur de la crise des banlieues sont abordés en détails par le président de la République.

Jacques Chirac se déclare pour la première fois ouvertement favorable à la pratique du CV anonyme, pour lutter contre "le poison" des discriminations, et au "testing" - vérifications à l'improviste - dans les entreprises, les agences immobilières et les boîtes de nuit.

Il s'oppose à la suppression des allocations familiales pour les parents de mineurs délinquants, évoquée par des élus de la majorité, au motif que cette mesure risque d'"aggraver les dérives". Il défend toutefois le "contrat de responsabilité parentale" décidé pour le gouvernement, qui prévoit la suspension des allocations en dernier recours.

Il invoque "la responsabilité des familles" et le "rôle essentiel" de l'Education nationale pour ramener dans le droit chemin les jeunes qui "commettent de plus en plus tôt des actes graves".

Jacques Chirac s'inquiète du dévoiement du regroupement familial, "dont les procédures sont encore trop souvent détournées". En matière d'immigration, il estime que "les reconduites à la frontière doivent être beaucoup plus systématiques".

Condamnant l'approche "biaisée" et "démesurée" de certains médias étrangers face à la crise des banlieues, le président de la République se veut positif : "Dire que la banlieue fait peur n'est pas la réalité".

"Il y a des endroits où la délinquance est forte. (...) Mais les banlieues, c'est aussi, comme partout, des lieux de réussites formidables, avec un engagement, une solidarité qu'il faut saluer", assure-t-il.

Il salue par ailleurs le rôle des forces de l'ordre durant les violences urbaines qui "ont su, de manière exemplaire, faire face et favoriser le retour au calme".


Plainte pour discrimination raciale chez Renault: six salariés déboutés  12/12/2005

Une plainte pour discrimination raciale déposée par six salariés et ex-salariés de Renault a été rejetée par le conseil des prud'hommes de Boulogne-Billancourt, lundi 13 décembre. Pour les plaignants, qui réclamaient un million d'euros de dommages-intérêts, c'est la preuve que la justice n'est pas encore prête à reconnaître ces injustices "flagrantes" que subissent les employés d'origine immigrée. Ils ont annoncé leur intention de faire appel.

Colonisation: Azouz Begag pour l'abrogation de l'article de loi controversé  12/12/2005

Azouz Begag, ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances, a réclamé, lundi sur RTL, "à titre personnel", l'abrogation de l'article 4 de la loi du 23 février 2005, qui a suscité une vive polémique sur la colonisation française.

Cet article, qui figure dans la loi en faveur des Français rapatriés, stipule que "les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord".

"A titre personnel, je me réjouirais de voir abrogé cet article 4 de la loi du 23 février 2005", a-t-il déclaré.

Azouz Begag a indiqué que son père était arrivé en France en 1947 en provenance de Sétif et il a rappelé les massacres du 8 mai 1945 dans cette ville de l'est algérien.

Cet article de loi est "une blessure", a-t-il dit, en ajoutant que "l'apaisement ne devrait se faire que si les mots qui font mal puissent disparaître de cette loi".

"Il est clair que pour moi, cette loi provoque des contorsions ventrales puisque je n'arrive pas à assumer cette lecture de l'histoire, en particulier des relations entre la France et l'Algérie", a expliqué le ministre.

"Même si je ne nie pas qu'il y a eu Albert Camus, même si je nie pas qu'il y a eu des routes, des hôpitaux, Sétif, dans l'histoire, c'est pour moi le 8 mai 1945", a-t-il poursuivi. Ces massacres avaient fait 45.000 morts selon les historiens algériens, de 15.000 à 20.000 selon des estimations de sources françaises.

Il a exprimé son accord avec le président Jacques Chirac et le Premier ministre Dominique de Villepin lorsqu'ils affirment que "ce n'est pas au Parlement de faire l'histoire". La mission pluraliste annoncée par Jacques Chirac vendredi dernier est une "excellente" idée, a-t-il dit.

Azouz Begag a renvoyé dos à dos socialistes et UMP, en estimant qu'il y avait eu "des deux côtés des incohérences".


Egypte:Les Frères musulmans ouverts au dialogue avec le Congrès américain  12/12/2005

Les Frères musulmans, qui viennent de réussir une percée remarquée aux élections législatives égyptiennes, sont ouverts à un dialogue avec des membres du Congrès américain, a déclaré hier à Reuters Mohammed Habib, numéro deux de la confrérie. Les contacts avec des responsables américains nécessiteraient néanmoins l’approbation du ministère égyptien des Affaires étrangères, a-t-il ajouté. L’attitude de la confrérie, qui a multiplié par près de six sa représentation au Parlement égyptien, tranche avec sa circonspection passée.
Cependant, M. Habib a jugé contradictoire et versatile l’attitude américaine envers la confrérie. « À un moment donné, l’attitude (du gouvernement égyptien) reçoit la bénédiction (de Washington) et quelques heures plus tard, elle est critiquée », a-t-il dit. « Ce n’est pas rassurant. Il n’y a aucun système de valeurs ou principes sur lesquels reposent les jugements de l’Administration américaine », a-t-il poursuivi.
Sur un autre plan, le chef spirituel des Frères musulmans égyptiens, Mohammed Mehdi Akef, a déclaré hier que la confrérie exclut de présenter un candidat à la prochaine présidentielle tant que l’état d’urgence sera maintenu, mais envisage de participer aux municipales en avril.
D’autre part, M. Akef a affirmé que les Frères musulmans ne reconnaissent pas Israël, et veulent combattre l’État hébreu en développant leur pays. « Les Frères musulmans ne reconnaissent pas Israël. Les 70 millions de citoyens en Égypte, les 300 millions de citoyens que compte le monde arabe et 1 500 millions de musulmans à travers le monde ne reconnaissent pas Israël », a déclaré M. Akef dans un entretien publié par le quotidien arabe al-Sharq al-Awsat. « La Terre Sainte appartient aux Arabes et aux musulmans et personne n’a le droit de violer ce droit », a poursuivi le guide suprême de la confrérie.

L’Iran « surpris » par les réactions aux propos d’Ahmadinejad sur Israël  12/12/2005

Le porte-parole de la diplomatie iranienne Hamid Reza Assefi a exprimé hier sa « surprise » face aux réactions qui ont suivi les propos du président Mahmoud Ahmadinejad sur Israël. « Les déclarations du président étaient claires : si les Européens ont mal traité les juifs, il faut qu’ils paient eux-mêmes une compensation, sans en faire porter le coût à la région », a ajouté Hamid Reza Assefi à la presse. M. Ahmadinejad avait provoqué jeudi une vague d’indignations en mettant en doute la réalité de l’holocauste et en suggérant à l’Allemagne et l’Autriche d’accueillir l’État israélien sur leur territoire. « Les Européens essaient de détourner le sujet et saboter le véritable message » du président, a dit M. Assefi.

Indonesie: Des musulmans indonésiens garderont les églises pendant Noël  12/12/2005

Des volontaires musulmans en Indonésie garderont les églises la veille de Noël après que des avertissements relatifs à d’éventuelles attaques contre ces endroits religieux pendant Noël, a indiqué récemment un groupe musulman.
La branche de la jeunesse- le groupe Banser -- de la plus grande organisation islamique de l’Indonésie, la Nahdlatul Ulama (NU) a demandé aux jeunes des autres confessions à se joindre à ses membres pour protéger les églises. « C'est notre obligation de protéger les uns contre les autres en tant que membres d’une nation, » a dit le vice-président de NU Masdar Masudi qui n'a pas indiqué combien de volontaires seraient déployés dans le pays mais dit que Banser compte environ 4.000 membres dans tout le pays qui pourraient tous aider.
Les volontaires collaboreront étroitement avec les forces de police et de sécurité
La police indonésienne a annoncé jeudi qu'elle déploiera 18.000 hommes pour faire face à d'éventuelles attaques islamistes, notamment contre la minorité chrétienne, à l'occasion de Noël et des fêtes de fin d'année.
"Nous allons déployer environ 18.000 hommes, soit les deux-tiers de nos forces, à partir d'une semaine avant Noël", a déclaré à l'AFP Ketut Untung Yoga Ana, porte-parole de la police de Jakarta.
Cette opération vise à éviter une répétition du sanglant Noël 2000, quand une vague coordonnée d'attentats islamistes contre des lieux de culte chrétiens avait fait 19 morts et des dizaines de blessés.
Près de 90% des 223 millions d'Indonésiens sont musulmans et dans leur immense majorité pratiquent un islam tolérant. Mais, dans certaines régions, les violences confessionnelles sont chroniques, notamment là où les chrétiens représentent la moitié de la population.

Manifestation pour la création d'une mosquée à Nice  10/12/2005

Deux cents personnes, selon les organisateurs, une centaine, selon la police, ont manifesté samedi matin devant la mairie de Nice sous le slogan "Liberté, égalité, fraternité" pour demander "l'implantation d'une mosquée en centre-ville".

Brandissant des articles de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et des pancartes barrées du mot "Egalité", les manifestants se sont rassemblés devant l'édifice municipal pour remettre une pétition de "plus de 3.000 signatures" en faveur de la création d'une mosquée à Nice.

Cette pétition avait été lancée mi-novembre pour contrecarrer les 3.000 signatures réunies au cours des dernières semaines par le comité de quartier "Nice-Coeur de ville", opposé à la création d'une mosquée dans le centre de la métropole azuréenne en raison des "risques de problèmes de stationnement".

"Nous demandons à avoir le droit de prier dans la dignité, nous réclamons, comme tous les citoyens français, l'accès à la liberté de culte", a déclaré un orateur au cours de la manifestation.

"Ca fait quinze ans que nous demandons une mosquée, quinze ans que la mairie de Nice nous mène en bateau, ça ne peut plus durer", a déclaré à l'AFP Razak Fetnan, porte-parole du collectif "Nice Fraternité", "collectif des Niçois de confession musulmane".

Vendredi, la mairie de Nice a annoncé qu'un "groupe de travail" allait être créé pour étudier la recherche d'un lieu de culte musulman à Nice.

Création d'une mosquée à Nice : la mairie propose un 'groupe de travail'  09/12/2005

Un "groupe de travail" entre des représentants du culte musulman et de la mairie pour étudier la possibilité de création d'une mosquée à Nice verra le jour en janvier, a indiqué vendredi la municipalité.

"L'idée est de rechercher ensemble un lieu de prière correspondant à la demande des fidèles. Toutes les possibilités de localisation sur le territoire de la commune seront explorées", a indiqué à l'AFP Jean Ambrogiani, directeur de cabinet du maire UMP de Nice Jacques Peyrat.

Plusieurs représentants niçois du culte musulman ont été reçus en mairie jeudi par M. Ambrogiani et ont confirmé à l'AFP leur participation au groupe de travail.

Les versions divergent cependant sur le compromis passé par les deux parties. Selon Abdelhamid Razzouk, président de l'association Moubarak, un accord a été trouvé pour que plusieurs associations musulmanes puissent acquérir un bâtiment de 800 m2, rue Hancy, dans le centre de Nice, pour en faire un lieu de culte.

"Cette formule a été proposée mais n'a pas été acceptée", affirme M. Ambrogiani, selon lequel "seul le principe du groupe de travail est acquis".

L'achat de l'immeuble de la rue Hancy est au centre d'une polémique entre les associations musulmanes et le sénateur maire de Nice Jacques Peyrat depuis que celui-ci a déclaré début novembre dans le quotidien Le Monde : "Ce n'est pas le moment, face aux violences urbaines et à la montée de l'islam radical, d'installer en plein coeur de Nice une terre d'islam. Je m'opposerai à toute implantation de mosquée à Nice.".

L'association SOS Racisme a porté plainte pour discrimination contre les propos de M. Peyrat, qui a également affirmé qu'il était prêt à faire usage de son droit de préemption sur ce bâtiment.

Une manifestation à l'initiative du collectif "Nice Fraternité" est prévue samedi matin devant la mairie de Nice, où sera remise une pétition de "plus de 3.000 signatures" demandant l'implantation en ville d'une "grande mosquée".

Selon Razak Fetnan, porte-parole de "Nice Fraternité", "la solution proposée par la mairie, même si c'est celle de la rue Hancy, n'est pas satisfaisante. C'est une vraie mosquée que nous voulons à Nice, pas les étages d'un immeuble".


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