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L'accord passé à l'OMC est 'une régression', pour José Bové  18/12/2005

L'activiste altermondialiste José Bové dénonce le compromis de Hong Kong de l'OMC, affirmant qu'il s'agit d'un "leurre" et d'une "régression" pour la majorité des paysans de la planète.

"Rien ne va s'arranger! Pour la majorité des paysans de la planète, cet accord représente une régression qui confirme la prédominance des pays riches sur les pays pauvres", a-t-il déclaré dans un entretien accordé par téléphone à Reuters.

"Cet accord sur l'accès aux marchés est un leurre pour les paysans du sud", a-t-il ajouté de Hong Kong.

Le compromis "favorise toujours la politique agroexportatrice, à la fois des pays riches et des grands pays émergents comme le Brésil ou l'Argentine et cela ne servira en tout cas pas la majorité des paysans", a-t-il martelé.

L'ancien porte-parole de la Confédération paysanne qui a rejoint les rangs de Via Campesina, alliance internationale de syndicats paysans, accuse l'Union européenne d'avoir mené durant des années un double jeu envers les paysans du Sud et d'être en partie responsable de l'échec de leurs politiques agricoles.

"Le drame de cet accord, c'est que l'UE et la France ont refusé de reconnaître depuis des années que leurs politiques agricoles et leurs financements aux exportations faisaient du tort aux pays du Sud", a dénoncé José Bové.

"Aujourd'hui le vrai risque, c'est que ce soit la politique agricole de l'Union (PAC) qui soit remise en cause", a-t-il déploré en évoquant les autres formes d'aides accordées par le budget communautaire aux petits agriculteurs européens.

"C'est tout à fait inacceptable, car la majorité des paysans européens ne touchent quasiment pas d'aides, 80% étant perçues par 20% de riches agriculteurs", a assuré José Bové selon lequel les petits et moyens agriculteurs européens sont "les dindons de la farce".


Ils "vont souffrir des cadeaux qui sont faits aux lobby agro-industriels", aux "riches céréaliers", à "l'agrobusiness", "à ceux qui font de la production excédentaire de viande porcine et de poulets pour les déverser sur le marché mondial".

"Les compensations pour le Brésil et l'Argentine, qui avaient été demandées de manière imbécile par un certain nombre d'ONG, risquent de poser de gros problèmes à l'Europe", car "ce sont leurs exportations que l'Europe risquent de subir", a-t-il également prévenu.

"Il n'y aura aucun bénéfice pour les petits paysans du Sud et ceux d'Europe (...) Les bénéficiaires seront les fermes extensives et massives du Brésil qui font notamment du soja, de la canne à sucre ou celles d'Argentine qui produisent de la viande bovine", a dit José Bové.

Il a aussi dénoncé l'accord sur l'élimination des aides à l'exportation qui ne concernera, selon lui, qu'un excédent de production européen de 5% à 10% sur les grandes productions de base. "Tout ces problèmes que nous allons subir, en tant que producteurs européens, c'est pour ces 5 à 6% d'excédents", a-t-il dénoncé.

"Le paradoxe, c'est que l'on entend des gens se plaindre parce qu'il y a trop de cadeaux faits aux pays du Sud. En réalité ce sont une minorité d'agro-industriels qui continueront à vendre leurs excédents sur les pays tiers", a fustigé le syndicaliste.


Emeutes urbaines en France 'rien à voir' avec l'islam (Sarkozy à Al Jazira)  18/12/2005

Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a affirmé dimanche à Doha que l'islam n'avait "rien à voir" avec les émeutes urbaines qui ont eu lieu en novembre en France, dans un entretien accordé à Al Jazira lors de son déplacement au Qatar.

"L'islam n'a rien à voir" dans ces émeutes, a affirmé M. Sarkozy lors de cet entretien auquel l'AFP a assisté sur la chaine de télévision qatariote.

Interrogé sur un éventuel malaise d'une communauté musulmane qui serait marginalisée en France, M. Sarkozy s'est voulu rassurant: "je me bats chaque jour contre l'amalgame (...) ce n'était pas un problème de musulmans, c'était un problème de délinquants et l'islam n'a rien à voir là-dedans", a estimé le ministre français.

"Ne mêlons pas l'islam qui est une religion de paix à des comportements qui sont des comportements de voyous", a ajouté M. Sarkozy, en répétant: "je n'aime pas l'amalgame et je ne le pratique jamais".

"En France, nous avons une idée qui est la laïcité, c'est le respect de toutes les religions (...) j'ai voulu garantir aux musulmans de France qu'ils auront les mêmes droits que les autres".

C'est pourquoi "je suis sans doute celui qui s'est battu le plus pour leur reconnaître les droits auxquels ils ont droit. J'ai demandé à ce que les musulmans puissent prier dans des mosquées, (plutôt que) dans des lieux clandestins, des caves, des garages, qu'ils puissent avoir des imams qui parlent français et qui ont été formés en France", a déclaré M. Sarkozy.

"Mais, a-t-il ajouté, je dis les choses de la façon la plus claire, la plus simple: la France a des traditions, des lois, il faut les respecter. Les religions ne sont pas au-dessus des lois".

"Vivre sa religion est un droit, il sera respecté pour chaque musulman de France, mais je le dis comme je le pense, tous ceux qui ne respecteront pas nos lois, tiendront des propos violents, des appels à la haine, ou au crime seront expulsés", a prévenu M. Sarkozy.

"Il n'y a pas de droit sans devoir, si on n'accepte pas les principes de la République, on n'est pas obligé de vivre dans la République", a-t-il relevé.


Grande mosquée à Marseille: accord au sein de la communauté musulmane  18/12/2005

Un consensus a été trouvé samedi au sein de la communauté musulmane de Marseille sur un projet de grande mosquée, une condition posée comme préalable par la mairie qui soutient le projet depuis 2001, a indiqué le Conseil régional du culte musulman (CRCM).

Jean-Claude Gaudin, maire (UMP) de Marseille, qui soutient le projet depuis 2001, l'avait relancé en novembre 2004 en demandant de nouveau à la communauté musulmane marseillaise, forte d'environ 150.000 à 200.000 fidèles, de "gommer ses divergences".

A l'issue d'une journée-débat, "nous sommes parvenus à un consensus entre représentants musulmans de toutes les tendances", a indiqué Abderhamane Ghoul, nouveau président du CRCM, qui en avait démissionné en août 2004 pour protester "contre l'absence de dialogue".

"Nous avons mis en place une commission travaillant sur l'architecture et les conditions de financement et qui se réunira dès la semaine prochaine", a ajouté M. Ghoul espérant maintenant présenter un "dossier ficelé à la mairie d'ici mars-avril".

"Si l'on a échoué jusqu'à maintenant, c'est parce que l'on n'avait pas une institution représentative. Maintenant, le CRCM doit être le porteur du projet", a ajouté M. Ghoul.

La ville de Marseille propose à la communauté un lieu dans les quartiers nord et est prête à signer un bail de 99 ans. Marseille compte une soixantaine de mosquées et lieux de culte musulmans.

Vocabulaire: Sarkozy réplique à Chirac  17/12/2005

Nicolas Sarkozy réplique au rappel à l'ordre sur son vocabulaire que lui a adressé Jacques Chirac. Le président de l'UMP a reproché samedi au chef de l'Etat de se "focaliser sur les mots" qu'il a employés à propos des banlieues pour oublier les "maux" de la société française.

"On se focalise sur les mots pour mieux oublier les maux, les vrais. On se focalise sur la dénomination pour mieux occulter la réalité", a déclaré M. Sarkozy lors d'une réunion avec les nouveaux adhérents de l'UMP.

"Au plus profond de moi, j'en ai assez des discours qui promettent à tous les Français l'égalité, alors que cette égalité est de plus en plus virtuelle et de moins en moins réelle", a poursuivi le président de l'UMP. "Ce qu'on attend de nous, ce ne sont pas des promesses, ce ne sont pas des discours, c'est d'abord un vrai disagnostic, et parce qu'on a fait un vrai diagnostic, de vraies solutions."

Pour le ministre de l'Intérieur, "celui qui brûle une voiture, c'est un voyou, c'est un délinquant, et il doit être traité comme tel". Il n'a cependant pas utilisé le terme de "racailles", qui avait choqué lorsqu'il l'avait employé le 26 octobre dernier à Argenteuil (Val-d'Oise). La gauche et le ministre délégué à la Promotion de l'Egalité des chances Azouz Begag l'avaient accusé d'avoir contribué à l'explosion de violence qui a débuté peu après dans les banlieues.

Cette mise au point de Nicolas Sarkozy sur le vocabulaire politique faisait écho au rappel à l'ordre que lui a adressé Jacques Chirac en début de semaine.

"Quand une personne commet un délit ou un crime, c'est un délinquant ou c'est un criminel. C'est la loi qui le dit. Ce sont ces termes qu'il faut employer", a déclaré mardi Jacques Chirac dans "Le Parisien". Le chef de l'Etat a rappelé qu'"en politique, le choix des mots est évidemment essentiel".

Licencié pour refus d'aller en Irak, un journaliste d'ABC gagne son procès  17/12/2005

Richard Gizbert, un journaliste canadien licencié par son employeur, la chaîne de télévision américaine ABC, en 2004, pour avoir refusé de se rendre en Irak, a gagné son procès contre son employeur vendredi devant la justice britannique.

Le reporter, employé par ABC en tant que "freelance" dans son bureau de Londres, avait été officiellement licencié pour son manque de flexibilité et en raison de l'importance de son salaire quotidien, de 560 livres (826 euros).

Richard Gizbert, 47 ans, qui avait auparavant travaillé pour ABC en Bosnie ou en Tchétchénie, estimait avoir été licencié en raison de son refus à deux reprises de couvrir des zones de guerre et notamment le conflit irakien, pour raisons familiales.

Le tribunal des prud'hommes de Londres a donné raison au journaliste, estimant que "la principale raison du licenciement du plaignant, alors qu'ABC réduisait effectivement son budget, est son refus de se rendre dans des zones de conflit".

La direction d'ABC a aussitôt fait savoir sa volonté de faire appel: "ABC va faire appel très vigoureusement contre cette décision, cela est très important pour nous, il a toujours été clair pour les employés et les journalistes de l'entreprise que les missions dans les zones dangereuses sont volontaires", a déclaré Jeffrey Schneider, le vice-président d'ABC News vendredi.

"M. Gizbert n'a pas été licencié en raison de son refus de se rendre sur une zone de guerre", a-t-il insisté.

A l'audience, Marcus Wilford, directeur du bureau d'ABC à Londres, avait insisté sur le fait que selon lui M. Gizbert avait certes été "un correspondant correct mais en aucun cas exceptionnel" et que la décision de le licencier était d'ordre économique, dans le cadre d'un plan de réduction des coûts de quelque 10 millions de dollars (8,3 M EUR).

Une nouvelle audience du tribunal aura lieu en 2006 pour fixer les indemnités que devra verser ABC à son ancien collaborateur. Celui-ci réclame 2,2 millions de livres (3,2 millions d'euros) de dommages et intérêts pour licenciement abusif.

Le président algérien Bouteflika a quitté le Val-de-Grâce  17/12/2005

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a quitté l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris, où il a séjourné trois semaines pour un ulcère à l'estomac, rapporte l'agence de presse officielle algérienne APS.

L'agence cite un bulletin de santé publié par les médecins de l'hôpital selon lequel le chef de l'Etat, qui est âgé de 68 ans, a été prié par ses médecins d'observer un repos complet avant de reprendre toutes ses activités.

"Il sera à Alger dans quelques jours", a déclaré à l'agence Reuters un responsable officiel dans la capitale algérienne.

Prié de dire si le président pourrait regagner son pays ce week-end, il a répondu: "Non, il va se reposer pendant quelques jours".

Bouteflika, réélu l'an dernier pour un second quinquennat, avait gagné le 26 novembre la capitale française, où il a été opéré pour un ulcère hémorragique à l'estomac.

Le bulletin de santé publié samedi affirme que "l'état de santé du président de la République évolue très favorablement et les suites de l'intervention qu'il a subie sont d'un très bon diagnostic".

Le bulletin ajoute: "Un repos strict a été prescrit au président avant la reprise de ses activités nationales et internationales".

A Paris, le ministère français des Affaires étrangères, prié de dire où se trouvait actuellement le président algérien, a répondu: "Le Quai d'Orsay ne s'exprime pas ni sur l'état de santé, ni sur le séjour de M. Bouteflika".

A l'ambassade d'Algérie à Paris, aucun responsable n'était dans l'immédiat disponible pour apporter des précisions.


Le TA de Lyon annule deux arrêtés empêchant la construction de mosquées  17/12/2005

Le tribunal administratif (TA) de Lyon a annulé deux arrêtés, un du maire d'Annonay (Ardèche) et l'autre du président de la communauté de communes d'Oyonnax (Ain), empêchant la construction de complexes cultuels et socio-culturels incluant des mosquées, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

La municipalité d'Annonay, dont l'arrêté remontait au 22 octobre 2002, a également été condamnée à verser 750 euros à la société Octagon, maître d'oeuvre du projet.

Selon le tribunal administratif, réfutant les arguments de Gérard Weber, maire UMP d'Annonay, "la construction d'un complexe cultuel et socio-culturel comprenant une mosquée n'est pas susceptible de donner lieu à un accroissement significatif de la circulation routière".

"Il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet en cause soit de nature à engendrer les nuisances et dangers évoqués par la dispositiondu règlement du plan d'occupation des sols (POS)", ajoute le tribunal.

Lors de l'audience du 29 novembre, la municipalité avait également invoqué le code de l'urbanisme pour justifier son refus du permis de construire.

Concernant l'arrêté du président de la communauté de communes d'Oyonnax, en date du 25 février 2003, le TA s'est prononcé au regard du caractère trop abstrait du projet évoqué pour justifier la volonté d'exercer un droit de préemption sur le terrain que la société Octagon souhaitait acquérir.

Le motif "était de +regrouper sur un seul site divers services municipaux, actuellement dispersés dans plusieurs immeubles communaux, afin de rationaliser la mission de service public de la commune+. (...) Cette motivation n'est pas suffisamment précise et ne répond pas ainsi aux exigences de l'article L. 210-1 précité du code de l'urbanisme", juge notamment le TA.

L'audience de cette seconde affaire s'était également tenue le 29 novembre.

Le président Bouteflika va 'vraiment bien', selon le chanteur Cheb Mami  16/12/2005

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, hospitalisé depuis le 26 novembre à Paris, va "vraiment bien", a déclaré vendredi à l'AFP le chanteur de raï Cheb Mami, qui a affirmé avoir rencontré le chef de l'Etat jeudi en fin d'après-midi.

"Il allait vraiment bien, il était souriant, comme d'habitude, il n'était pas marqué, pas du tout fatigué", a expliqué le chanteur.

Cheb Mami a expliqué être allé à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce à 17H30 locales (16H30 GMT), et avoir vu le président, pendant 10 minutes, en tête à tête, dans sa chambre.

Le président se déplaçait dans sa chambre et n'avait pas de perfusions, a-t-il assuré.

Cheb Mami, qui avait soutenu M. Bouteflika lors de ses deux campagnes électorales, est la première personnalité à témoigner directement sur l'état de santé du chef de l'Etat depuis le début de son hospitalisation.

M. Bouteflika, 68 ans, a subi une opération après un "ulcère hémorragique au niveau de l'estomac", selon le seul communiqué médical diffusé à Alger, le 5 décembre.

"Il m'a ouvert la porte, il a marché jusqu'à son fauteuil, dans un petit salon" de sa chambre, a raconté Cheb Mami. "Je lui ai dit que j'étais très inquiet, j'avais entendu les rumeurs".

"Il m'a répondu: + les rumeurs, ça reste des rumeurs+", a poursuivi le chanteur. "Il m'a demandé + Quand est-ce que tu sors ton album, apporte m'en un+".

"On n'a pas parlé de sa maladie. J'ai entendu les rumeurs, je me suis dit : il n'y a pas de fumée sans feu, il est très malade, et j'ai trouvé quelqu'un de normal, comme d'habitude", a expliqué Cheb Mami.

Le transfert d'urgence de M. Bouteflika d'Alger à Paris, le long silence des autorités algériennes, et la durée de l'hospitalisation du chef de l'Etat, ont fait naître de nombreuses interrogations sur son état de santé réel.

Le professeur français Bernard Debré, qui n'a pas soigné M. Bouteflika, a déclaré jeudi qu'il était "probable" que le chef de l'Etat souffrît d'un cancer de l'estomac.

Le Premier ministre Ahmed Ouyahia a affirmé jeudi que M. Bouteflika sortirait "dans quelques jours" du Val-de-Grâce et que sa convalescence se déroulait "de manière parfaite", en dénonçant des "rumeurs insensés" circulant sur l'état de santé du chef de l'Etat.


Maroc: L'IER recommande à l'Etat de présenter ses excuses aux victimes  16/12/2005

L'Instance Equité et Réconciliation chargée par le roi Mohammed VI de faire la lumière sur les graves atteintes aux droits de l'Homme au Maroc durant quatre décennies recommande à l'Etat de présenter des excuses publiques aux victimes, dans son rapport final.

Jean-Marie Le Pen pour un arrêt immédiat de l'immigration  16/12/2005

Seul un arrêt immédiat de l'immigration permettra de résoudre le problème des banlieues défavorisées en France, estime Jean-Marie Le Pen.

"La situation dans les banlieues est liée à une immigration massive, excessive, venant du tiers-monde.(...) A partir du moment où il y a une densité très forte de gens qui provoquent les conséquences sociales que l'on sait, il faut s'en prendre à la cause, c'est-à-dire qu'il faut cesser l'immigration", a déclaré le président du Front national sur France Inter.

Il a estimé que le plan de sauvetage des banlieues mis en place par le gouvernement de Dominique de Villepin, après la récente flambée de violences, ne changera rien à la situation.

"Ce n'est pas parce que quelqu'un tousse qu'il faut soigner sa maladie avec des pastilles Valda, s'il est tuberculeux".

Jean-Marie Le Pen, qui "déplore l'acquisition de la nationalité française par le droit du sol", a aussi estimé que ce "n'est parce que l'on a une carte d'identité" française que l'on est Français.

Il a, par ailleurs, qualifié de "choquants" les propos du président iranien Mahmoud Ahmadinejad qui a nié la réalité de l'Holocauste.


Loi 1905: Lyon signe un protocole avec deux associations musulmanes  16/12/2005

La mairie de Lyon a signé vendredi avec deux associations musulmanes un protocole rappelant les conditions d'exercice du culte dans le respect de la loi de 1905, avant la mise en place de deux lieux de prière dans les 3e et 9e arrondissements de la ville.

Le préambule du protocole rappelle l'article premier de la loi de séparation des églises et de l'Etat, notifiant que "la République assure la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes (...)".

"Le conseil régional du culte musulman certifie que l'association gestionnaire du lieu de culte s'inscrit dans le cadre de référence défini par les statuts du Conseil français du culte musulman (CFCM)", affirme l'article 2 du protocole, signé vendredi à la préfecture du Rhône.

"L'objet (de l'association) ne peut être de ce fait que l'exercice public du culte, à l'exclusion notamment de toute activité à caractère politique", précise l'article 3, qui ajoute que "l'association s'engage à ne solliciter pour l'exercice du culte que les imams ayant souscrit au préambule des statuts du CFCM".

Après l'adoption de ce protocole, les associations "le Centre culturel musulman" et "Islam, culture et religion" obtiendront respectivement la cession d'un terrain communal dans le quartier de la Duchère afin d'y construire un lieu de culte, et la location de locaux appartenant à la ville situés à la Guillotière et destinés à devenir un lieu de prière.

Ce protocole a été adopté par le conseil municipal de Lyon lundi soir, la mairie estimant que les conditions matérielles d'exercice du culte musulman à Lyon relevaient "de situations inadaptées, non conformes à la dignité du culte et aux conditions de sécurité".

Des musulmans du nord dénoncent une escroquerie à la viande hallal  15/12/2005

Un représentant de la communauté musulmane du Nord-Pas-de-Calais a dénoncé jeudi une escroquerie à la viande hallal, après avoir découvert que des saucisses et merguez vendues sous ce label contenaient, selon lui, du porc.

Des doutes étant apparus sur la composition de ces produits fabriqués par une société de la région d'Arras, des responsables de la communauté ont fait appel à un huissier pour les faire analyser.

Selon le président de la Fédération des associations musulmanes du Nord-Pas-de-Calais, Abdelkader Aoussedj, les saucisses et merguez étaient labelisées "hallal" et l'étiquette expliquait qu'ils contenaient "boeuf, veau, sel". Les résultats des analyses réalisées par un laboratoire parisien agréé et reçus jeudi, ont révélé qu'elles contenaient en fait du porc, a-t-il précisé à l'AFP.

Les imams des mosquées de la région devraient appeler les fidèles à les boycotter lors de la prière du vendredi, a indiqué M. Aoussedj, en annonçant son intention de porter plainte contre la société.

"Les musulmans sont victimes d'une tromperie. Nous faire manger du porc c'est inimaginable, c'est interdit par le Coran", a-t-il dénoncé, en soulignant que les produits hallal constituaient un "marché fructueux".

Sondage: 86% des Français prédisent de nouvelles violences urbaines  15/12/2005

Plus de huit Français sur dix (86 pour cent) estiment que de nouvelles violences urbaines de la même gravité se produiront en France dans les prochaines années, selon un sondage BVA pour "Le Figaro" et LCI diffusé jeudi soir.

Cette opinion est partagée aussi bien par les sympathisants de droite (87 pour cent) que ceux de gauche (86 pour cent). Ils sont ainsi 45 pour cent à penser qu'il y aura probablement de nouvelles violences comme celles qui ont enflammé les banlieues françaises au mois de novembre et 41 pour cent à juger que c'est certain.

Seules 12 pour cent des personnes interrogées pensent qu'il n'y aura pas d'événements du même type à l'avenir, que ce soit les sympathisants de droite (12 pour cent) comme ceux de gauche (12 pour cent). Deux pour cent des sondés ne se prononcent pas.

Globalement, 47 pour cent des Français ont une moins bonne opinion de Jacques Chirac depuis les violences urbaines, même si 39 pour cent n'ont pas vraiment changé d'avis sur le président à la suite de cette crise.

Par contre, près de quatre sondés sur dix (37 pour cent) ont une meilleure opinion du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy depuis les violences urbaines, en particulier à droite (57 pour cent) et 35 pour cent une moins bonne opinion (53 pour cent à gauche). Ils sont 27 pour cent à ne pas avoir changé d'opinion.

Quant au premier ministre, 31 pour cent des personnes interrogées disent avoir une meilleure opinion de lui et 41 pour cent n'en ont pas changé. Ils sont 26 pour cent à avoir une moins bonne opinion de Dominique de Villepin.

Le sondage a été réalisé les 9 et 10 décembre derniers auprès d'un échantillon de 957 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.


Municipales palestiniennes: le Hamas devance le Fatah  15/12/2005

Le mouvement de resistance Hamas était en tête aux élections municipales palestiniennes en Cisjordanie jeudi, selon un sondage sorti des urnes.

Selon ce sondage réalisé par le PSR (Palestinian Survey Research) sur un échantillon de 2.531 votants dans 36 bureaux de vote à Jénine, El Bireh, Naplouse et Ramallah, le Hamas était partout en tête sauf dans cette dernière ville.

Les résultats ont été les suivants:

Ramallah: Liste dominée par le Fatah: 34%, Indépendants: 33%, Hamas: 31%.

Jénine: Hamas: 43%, Liste Fatah-FPLP (Front populaire de libération de la Palestine): 42%.

El Bireh: Hamas: 53%, Liste dominée par le Fatah: 27%, Indépendants: 17%.

Naplouse: Hamas: 68%, Fatah: 16%, Coalition Fatah-Indépendants: 7%.

Le coordinateur général des organisations non gouvernementales venues observer le déroulement du scrutin, Aref Jafar, a confirmé ces estimations.

"Le dépouillement initial des urnes a révélé une nette victoire du Hamas dans les villes, en particulier à Naplouse où il devrait emporter 11 sièges sur 15 à pourvoir, tandis que le Fatah s'est imposé dans les petites localités".

Les municipales se sont également déroulées dans 35 petites localités de Cisjordanie et dans trois autres de la bande de Gaza.

Le taux de participation a atteint plus de 80%, selon la Commission électorale locale (CEL).

Il s'agit de la quatrième et avant dernière étape d'un scrutin municipal dont le coup d'envoi avait été donné en décembre 2004.

Cette consultation a valeur de test avant les élections législatives prévues en janvier.


Europe: démantèlement d'une grosse filière d'immigration clandestine  15/12/2005

L'interpellation mercredi de 53 personnes en France, Italie, Grèce, Turquie et Grande-Bretagne a abouti au démantèlement de "la plus grosse filière d'immigration clandestine" à destination de la Grande-Bretagne, ont annoncé jeudi le parquet de Paris et la police.

"Il s'agit de la plus grosse filière d'immigration clandestine démantelée à ce jour", a déclaré Denis Pajaud, chef de l'Office central pour la répression de l'immigration irrégulière et de l'emploi d'étrangers sans titre (OCRIEST).

Le réseau mis en place "il y a cinq ans" a permis à "des milliers" de clandestins principalement originaire d'Afghanistan et du Kurdistan irakien mais également à des Pakistanais, des Somaliens et des Ethiopiens de se rendre en Grande-Bretagne via la région de Calais. La filière permettait également une immigration clandestine vers les pays du nord de l'Europe.

Vingt-deux personnes ont été arrêtées en France et simultanément dix-huit en Italie, sept en Grande-Bretagne, trois en Turquie et trois en Grèce. Les clandestins s'acquittaient d'environ 6.000 ou 7.000 euros pour traverser la Manche, a précisé le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin. Les tenants de la filière tout comme "les lieutenants", les "rabatteurs", les "logeurs", étaient de nationalités irakienne, iranienne ou afghane. Selon les enquêteurs, parmi les personnes interpellées en Grande-Bretagne, figure le chef présumé du réseau. Elles seront extradées sous 21 jours, a annoncé M.Marin.

"Les organisateurs avaient fini par avoir le monopole sur le passage de clandestins vers la Grande-Bretagne toutes nationalités confondues", a précisé Denis Pajaud. En France, l'opération baptisée "Pachtou" réalisée par la police aux frontières (PAF) a mobilisé 400 hommes. Au total, 49 clandestins ont été interpellés dans l'agglomération de Calais et dans plusieurs quartiers de Paris. Des comptabilités ont été retrouvées "attestant de mouvements financiers très importants" du réseau, a précisé Denis Pajaud.

"Il s'agit de la plus grande opération simultanée jamais réalisée au niveau internationale", a ajouté le procureur. Les clandestins d'Irak passaient par la Turquie, puis l'Italie, la Grèce ou la Belgique avant d'arriver à Paris et de rester quelques temps dans des jardins publics près de la Gare du Nord. Ils rejoignaient ensuite la région de Calais parfois dans des camions de fret, à l'insu des chauffeurs. Le système était "atomisé", de telle manière qu'en cas d'interpellations dans une région, "il n'y avait pas de visibilité sur l'aspect global de la filière", a précisé M. Marin.


Affaire Dieudonné: Marc-Olivier Fogiel et France 3 renoncent à l'appel  15/12/2005

L'animateur Marc-Olivier Fogiel et la chaîne France 3 ont décidé de se désister de l'appel qu'ils avaient formé à l'encontre du jugement du tribunal correctionnel de Montpellier en date du 29 septembre 2005, les condamnant pour injure raciale à la suite d'une plainte de l'humoriste Dieudonné.

Selon un communiqué de PAF Productions, la société de production de Marc-Olivier Fogiel, et de la chaîne, la Cour de Montpellier a été informé officiellement de ce désistement.

Marc-Olivier Fogiel ayant déjà eu l'occasion de s'exprimer publiquement tant sur l'origine que sur le sens du SMS incriminé, diffusé le 5 décembre 2003 dans l'émission de France 3 "On ne peut pas plaire à tout le monde", la décision de se désister de l'appel traduit une volonté d'apaisement, note le communiqué.

A cette occasion, Marc-Olivier Fogiel et France 3 présentent à nouveau leurs regrets à tous ceux que la diffusion de ce SMS a pu choquer. Ils rappellent que "le sens de celui-ci était bien évidemment de souligner que toute forme de racisme est intolérable".

Marc-Olivier Fogiel, animateur de l'émission "On ne peut pas plaire à tout le monde" sur France 3, avait été condamné le 29 septembre à 5.000 euros d'amende, Marc Tessier, à l'époque PDG de France Télévisions (dont fait partie France 3), à 4.000 euros, et deux responsables de production, Laurent Bon, journaliste, et Alexandre Gamelin, assistant de production, à, respectivement, 2.000 et 1.000 euros.

Le tribunal avait ordonné en outre la diffusion de la condamnation dans une émission de Marc-Olivier Fogiel et sa publication dans plusieurs journaux.

Le SMS qui a mis le feu aux poudres, diffusé en décembre 2003, dans le cadre de l'émission de France 3, était ainsi rédigé: "Dieudo, ça te ferait rire si on faisait des sketches sur les odeurs des blacks? Té tellement bête que ça me choque même plus".

Dieudonné avait déposé plainte auprès du procureur de Nanterre début 2004, une plainte classée sans suite. L'humoriste avait alors engagé des poursuites, sous forme de citation directe, devant le tribunal de Montpellier, siège du cabinet de son avocat Me François Roux.

Lors de l'audience du 9 septembre, Dieudonné avait indiqué s'être "senti injurié" par ce SMS. M. Gamelin avait affirmé avoir rédigé lui-même ce SMS, à la demande de son supérieur hiérarchique, Laurent Bon. M. Fogiel avait précisé que ce SMS était un condensé de plusieurs SMS envoyés par les téléspectateurs.

Bouteflika sortira de l'hôpital 'dans quelques jours'  15/12/2005

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, hospitalisé depuis le 26 novembre à l'hôpital militaire du Val-de Grâce de Paris, sortira "dans quelques jours", affirmé jeudi le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia.

"La sortie du président Abdelaziz Bouteflika de l'hôpital du Val-de-Grâce interviendra dans quelques jours", a précisé M. Ouyahia à l'agence algérienne de presse APS.

Il a ajouté que,"selon les informations qu'(il) recueille quotidiennement auprès de l'équipe se trouvant aux côtés du chef de l'Etat à Paris, y compris le professeur Messaoud Zitouni, la convalescence du président Bouteflika se déroule de manière parfaite."

"L'absence, à ce jour, d'un communiqué médical depuis celui déjà émis par le professeur Zitouni est tout à fait normale, ce même communiqué contenait l'ensemble des indications appropriées et avait de surcroît précisé que le Chef de l'Etat suit la phase de convalescence prescrite par ses médecins", a souligné M. Ouyahia.

M. Ouyahia a également démenti "fermement les rumeurs insensées, véhiculées par certaines sources étrangères, au sujet de l'état de santé de M. Abdelaziz Bouteflika", dans une allusion à des journaux français et marocains laissant entendre que l'état de santé de M. Bouteflika serait préoccupant.

Quelques heures auparavant, le chef de la diplomatie algérienne, Mohamed Bedjaoui, avait affirmé à la radio, que M. Bouteflika "est en bonne santé, il n'y a aucun problème. Bientôt, dans les prochains jours, son excellence le président de la République reviendra dans son pays".

M. Bouteflika, 68 ans, a été opéré d'un "ulcère hémorragique au niveau de l'estomac", selon le seul communiqué médical algérien, signé par le professeur Zitouni et diffusé le 5 décembre après l'admission du chef de l'Etat algérien à l'hôpital du Val-de-Grâce.

Plusieurs dirigeants algériens ont affirmé depuis que le président Bouteflika poursuivait normalement sa convalescence et "continue à gérer les affaires de l'Etat".

De leur côté, les autorités françaises se sont réfugiées derrière le secret médical.

Jeudi le spécialiste en urologie et député français, le professeur Bernard Debré a déclaré sur la radio publique France Inter que le président algérien souffrait de manière "vraisemblable" d'un cancer de l'estomac.

Il a expliqué que son état, en cas de cancer, nécessitait "une chimiothérapie extrêmement lourde".


Italie: Un prix pour l’islamophobie  14/12/2005

Chaque année, le chef de l’Etat italien décore de la distinction du mérite les Italiens qui se sont distingués par leur engagement artistique, culturel, didactique ou scientifique en produisant une œuvre jugée remarquable.

Les responsables de la Présidence italienne ont décidé d’honorer l’écrivain qui, après une carrière journalistique assez brillante, a décidé, sur le coup de l’« émotion » des attentats du 11 septembre 2001 qui ont frappé New York, la ville où elle vit depuis des années, de vomir dans deux ouvrages, La rage et l’orgueil et La force de la raison, sa haine des musulmans et des Arabes. Fallaci a délégué une autre personne pour retirer le prix à sa place, car sa maladie (un cancer) l’empêche de quitter les Etats-Unis. Il y a à peine deux semaines, elle avait reçu un autre prix, l’ambrogino d’or, décerné par le maire de Milan aux personnalités émérites et à l’occasion aussi, beaucoup de musulmans qui vivent dans la péninsule et des intellectuels italiens qui ne partagent pas les points de vue extrémistes de l’écrivain florentine ont exprimé leur regret de voir ainsi « encourager la xénophobie et l’islamophobie ». La rage et l’orgueil, un pamphlet dans lequel l’écrivain qualifie les musulmans de « rats qui ne pensent qu’à se reproduire » ou encore d’incultes « qui passent leur temps avec le derrière en l’air pour prier leur Allah », s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires en Italie. Et contrairement à ce qui s’est passé en France, lorsque des associations contre le racisme ont tenté sans réussir, par un procès, de faire interdire le livre, en Italie, aucun mouvement n’a protesté officiellement contre la publication de ce brûlot anti-Islam. Et lorsque une petite association, la Ligue islamique contre la diffamation, a déposé plainte contre Fallaci, les militants du parti xénophobe de la Ligue du Nord ont tenté de faire pression sur les juges. Se rassemblant autour du tribunal de la ville de Brescia (nord de l’Italie), où se tenait le procès, ils ont même distribué gratuitement des milliers de copies du second brûlot de l’écrivain islamophobe La force de la raison, dans lequel elle s’en prend aux musulmans coupables, selon elle, d’envahir l’Europe et reproche à ses concitoyens et aux autres Européens « leur lâcheté devant Eurabia » (terme inventé par Fallaci pour désigner, sur le ton du sarcasme, l’Europe « occupée par les Arabes »). Le Président italien, pourtant homme de culture et de dialogue, ne semble pas avoir échappé à la « fallaciomanie » qui sévit de manière pernicieuse dans les milieux politiques italiens.

Nicolas Sarkozy voit Zarqaoui derrière des islamistes français  14/12/2005

Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, a affirmé que le groupe d'islamistes présumés interpellés lundi en Ile-de-France et dans l'Oise avait des liens indirects avec Abou Moussab al Zarqaoui, chef présumé de la guérilla islamiste en Irak.

"Ce groupe entretient des liens avec de nombreux groupes dangereux, le groupe de Francfort qui avait préparé l'attentat de Strasbourg, les ex du GIA, les filières tchétchènes et par ailleurs le groupe de Safe Bourada", a-t-il dit à l'Assemblée nationale.

"Nous savons également que ce groupe, 25 personnes, entretient des relations indirectes avec d'importants responsables d'Al Qaïda et Al Zarqaoui", a-t-il ajouté.

Les 25 personnes en question ont été interpellées lundi par 400 policiers dans une enquête sur un présumé financement d'activités terroristes et d'hypothétiques projets d'attentats.

Ce supposé groupe mêle délinquants de droit commun et anciens condamnés dans des dossiers terroristes, comme Ouassini Cherifi, Franco-Algérien de 30 ans, arrêté en 2000 et qui vient de purger cinq ans de prison.

Il a été impliqué dans un trafic de faux passeports utilisés par des islamistes armés, dont les membres d'un commando arrêtés à Francfort en décembre 2000 alors qu'ils préparaient un attentat à Strasbourg.

Les suspects sont censés avoir financé la cause islamiste par des attaques à main armée. "Jusqu'au moment même où les interpellations avaient lieu, certaines opérations de grand banditisme destinées à financer le djihad étaient en train de s'engager", a dit le ministre de l'Intérieur.

Les juges antiterroristes doivent déterminer d'ici vendredi si les charges sont suffisantes pour mettre en examen tout ou partie des 25 personnes interpellées.


'Le Front national est sur la voie du pouvoir', estime Le Pen  14/12/2005

Le Front national avait prévu les violences urbaines du mois dernier dans les banlieues et il est sur le chemin du pouvoir, a déclaré le président du parti d'extrême droite, Jean-Marie Le Pen, sur LCI.

"Je crois que nous sommes sur une voie de progression très nette puisque les évènements corroborent en quelque sorte les prévisions et les avertissements que nous n'avons cessé de donner. Par conséquent, je crois que le Front national est sur la voie du pouvoir", a-t-il dit.

Selon un sondage TNS-Sofres pour Le Monde et RTL, 30% des personnes interrogées considèrent que le Front national "n'est pas un danger" pour la démocratie. Elles sont 39% à juger "inacceptables" les idées du FN, soit cinq points de moins qu'en 2004 et neuf points de moins qu'en 1997.

Près d'un quart des 1.000 personnes sondées les 7 et 8 décembre se disent en outre "tout à fait d'accord" ou "assez d'accord" avec les idées défendues par Jean-Marie Le Pen.

"Dans une certaine mesure, le gouvernement est obligé de courir après nos analyses puisque les éléments corroborent la justesse de celles-ci. En venant à l'appoint de ce que je n'ai cessé de demander depuis longtemps, ils contribuent, nolens volens, à nous dédiaboliser", a déclaré le FN sur LCI.

Le président du Front national juge inévitable une résurgence de la vague de violence du mois dernier, qu'il lie directement aux questions d'immigration.

"Je pense que c'est inscrit dans les chiffres d'une immigration qui n'a pas cessé, qui continue d'envahir progressivement le pays puisqu'il y a entre entre 400.000 et 500.000 nouveaux immigrés par an et que le gouvernement n'a strictement rien fait pour l'endiguer".

Jean-Marie Le Pen, qui était arrivé au second tour de la présidentielle en 2002, affirme qu'il lui est possible de remporter celle de 2007.

"Je l'espère, je le souhaite pour le pays", a-t-il déclaré. "Je souhaite que, moins que moi-même, les propositions que je fais, que la politique dont je suis l'incarnation, soient mises au pouvoir. C'est nécessaire pour assurer le salut public, le salut de la France"

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