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Sur le vif

Un prêtre assume ses propos polémiques envers les victimes des attentats

Rédigé par La Rédaction | Lundi 30 Novembre 2015



Un prêtre assume ses propos polémiques envers les victimes des attentats
En concertation avec Armand Maillard, l’évêque de Bourges, le cardinal Barbarin a pris la décision de relever le père Hervé Benoît de ses fonctions à la basilique de Fourvière, à Lyon. Une semaine après les attentats, ce dernier avait publié une tribune polémique sur le site ultra-conservateur Riposte catholique. Dans son texte, il considérait les spectateurs et les victimes du Bataclan comme les « frères siamois » des terroristes et dénonçait une certaine dégénérescence morale de la société actuelle.

Dans son communiqué, l’archevêque de Lyon a justifié sa décision en avançant que « dans le contexte qui est le nôtre, il n’est pas acceptable que des chrétiens, à plus forte raison des prêtres, ne s’appliquent pas toujours et le plus possible à maintenir entre les hommes la paix et la concorde fondée sur la justice ». « Le texte du père Benoît était consternant et blessant », a-t-il ajouté. Sur Twitter, la Basilique Notre Dame du Perpétuel Secours à Paris a estimé que « le Père Benoît a brisé l’unité de l’Église ».

Après la sanction, le Père Hervé Benoît n’a pas tardé à réagir à travers un communiqué. « Je dis mes regrets à ceux qui m’ont mal lu et qui auraient pu être blessés par mes propos et je leur pardonne très volontiers les insultes dont ils m’ont accablé. Mais, comme prêtre, je devais aussi aux victimes, comme à tous ceux qui le liraient, justice et vérité. (…) Justice et vérité pour les jeunes auxquels on ment et qu’on détourne de Jésus-Christ au risque de leur salut éternel », peut-on lire dans le texte.

« Citoyen d’un pays libre, comme des millions de personnes, j’ai ensuite exprimé en conscience ce que je ressentais et montré les signes que je voyais », a-t-il poursuivi, assumant ses propos de bout en bout. En réponse, sa hiérarchie l'a condamné à... une retraite dans une abbaye.

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