Connectez-vous S'inscrire






Sur le vif

Un non-lieu pour Liès Hebbadj, l'affaire du « polygame fraudeur » dégonflée

Rédigé par La Rédaction | Mercredi 22 Février 2012



Le non-lieu a été rendu pour Liès Hebbadj vendredi 17 février. Le juge d'instruction de Nantes Jacky Coulon a estimé qu'il n'y avait pas d'irrégularités dans le dossier principal contre l'accusé : la fraude aux prestations sociales. Le juge suit ainsi l'avis de la caisse d'allocations familiales de Loire-Atlantique qui n’avait pas porté plainte, alors que la justice estimait le préjudice à hauteur de 90 000 euros, M. Hebbadj étant accusé de polygamie.

« L'affaire Liès Hebbadj » se dégonfle, deux ans après avoir fait la une de tous les journaux. Tout avait commencé en 2010 par la verbalisation de Sandrine Moulères, compagne de Liès Habbadj, pour port du niqab au volant. Une amende, par la suite annulée par le tribunal mais un fait divers qui avait servi de tremplin pour le ministre de l'intérieur de l'époque, Brice Hortefeux. Il avait ainsi pu préparer un projet de loi contre le port du niqab et assouplir les conditions de déchéance de la nationalité française.

Au final, Liès Hebbadj a été entendu pour travail illégal et fraudes aux aides sociales, à hauteur de 3 000 euros, dans le cadre de son travail de commerçant. Des infractions banales chez les petits entrepreneurs qui défilent tout les jours devant les tribunaux pour des telles affaires. L'épouse légitime de M. Hebbadj est cependant renvoyée en correctionnelle pour « fausse déclaration de présence avec ses enfants sur le territoire national pendant trois mois ».

« L'examen du dossier n'a débouché sur aucune preuve sérieuse à charge par rapport à Lies Hebbadj. L'essentiel des charges qui pesaient sur lui se dégonflent. La montagne a accouché d'une souris », s'est félicitée son avocate. Le parquet a fait appel de la décision.

Lire aussi :
La conductrice voilée relaxée
Affaire du mari « polygame » : les mass médias au service des politiques