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Sur le vif

Serre-tête comparé au voile : Aurélien Taché présente ses excuses et s'explique

Rédigé par Lina Farelli | Lundi 4 Mars 2019



Serre-tête comparé au voile : Aurélien Taché présente ses excuses et s'explique
Le député LREM Aurélien Taché n'a pas hésité à monter au front les derniers jours du mois de février pour dénoncer la stigmatisation faite à l'encontre des musulman-e-s en France en pleine polémique autour de la commercialisation - suspendue - du hijab sportif de Decathlon.

Invité samedi 2 mars dans l'émission C l'Hebdo sur France 5 à débattre face à Zineb El Rhazoui, il a défendu ses positions consistant à défendre la liberté de conscience des femmes dans leurs choix tels qu'ils soient, refusant de porter des jugements moraux à l'encontre des femmes musulmanes. Mais questionné sur « le voilement d’une petite fille », cet élu a répondu en ces termes (à partir de 7'22) : « Vous me posez la question pour une jeune fille de 12 ans qui porterait le voile et serait élevée dans une famille musulmane. Est-ce que vous me poseriez la question sur une famille catholique, une jeune fille à qui on mettrait un serre-tête ? Bien sûr que non. »

Très tôt, les critiques ont fusé contre l'analogie faite par Aurélien Taché, y compris au sein de sa propre famille politique, déjà divisée sur le sujet du voile. Marlène Schiappa, secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes, a réagi sur RTL dimanche 3 mars en affirmant qu’« aucune femme dans le monde ne sera lapidée parce qu’elle ne porte pas un serre-tête », un accessoire qui « n’est pas un signe religieux ».

Le député s’est expliqué dans un communiqué publié dimanche 3 mars. Présentant ses excuses envers « ceux que ces propos auraient pu blesser », l’élu a tenu à préciser qu’à travers cette analogie entre voile islamique et serre-tête, son but était de « rappeler que donner une éducation religieuse ou non à ses enfants est du ressort exclusif des familles, quelle que soit la confession concernée », a-t-il signifié. Il a déploré une mauvaise compréhension de ses propos. « Il ne s’agissait évidemment pas de dire que cet accessoire revêtait une signification religieuse », a-t-il ajouté.

Plus loin dans son communiqué, Aurélien Taché a affirmé que « le rôle de la République et de l’école, c’est de donner à toutes les jeunes femmes de ce pays, les armes et les moyens de choisir leur vie et de suivre ou non l’éducation familiale qu’elles ont reçue ». Il a d’ailleurs insisté sur le fait qu’il n’était pas de son ressort de « juger les pratiques religieuses » des Français, « tant qu’elles s’inscrivent dans le respect des lois ».

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