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Sur le vif

Saint-Mandé : des jeunes d’origine maghrébine agressés par des membres de la communauté juive

Rédigé par La Rédaction | Mercredi 10 Septembre 2014



Trois adolescents ont été agressés, dimanche 7 septembre, à Saint-Mandé, près de Paris, par une trentaine de jeunes. Deux des victimes sont d’origine maghrébine, et les agresseurs membres de la communauté juive.

Les deux victimes d’origine maghrébine ont eu 8 et 12 jours d’incapacité de travail temporaire de travail (ITT), alors que l’un d’eux souffre d’un traumatisme crânien. Ils ne veulent pas montrer leur visage par peur des représailles, et ont porté plainte au commissariat de Vincennes.

Après s’être fait passer à tabac, les victimes se sont présentées aux forces de l’ordre venues sur le lieu de la rixe. Elles auraient déclaré avoir été agressées « sans raison », et s’être fait traiter de « sales Arabes », selon Le Parisien, qui a révélé l’information.

Une source policière avait dans un premier temps déclaré n’avoir « pas d'éléments qui nous laissent supposer que les violences sont aggravées par un mobile religieux ou raciste ». Mais le parquet de Creil a confirmé, mardi 9 septembre, que « des propos racistes ont probablement été tenus ».

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), toujours très virulent dans ses condamnations d’actes antisémites, s’est fendu d’un communiqué laconique, mercredi 10 septembre, dans lequel il « condamne fermement les violences qui ont eu lieu dimanche soir à Saint-Mandé. » « Elles sont inacceptables, poursuit le communiqué, d'autant plus si des propos racistes ont été tenus », et demande qu’une enquête fasse « toute la lumière sur ces événements ».

La mère d’une des victimes a cependant tenu à relativiser le mobile raciste avancé, affirmant qu’il « serait ahurissant de faire remonter cette affaire à des conflits de communauté ». Elle a évoqué un « mauvais regard, mal interprété », réduisant l’affrontement à « des histoires entre jeunes de 16 ou 17 ans. »

L'année dernière, à Saint-Mandé, la Ligue de défense juive (LDJ) avait mené une expédition punitive contre un homme prénommé Mounir, accusant ce dernier d'avoir agressé un jeune homme de confession juive quelques jours plus tôt.

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