Quand les vents mauvais soufflent, certains ferment les volets ; d'autres choisissent de sortir ensemble pour réparer la maison commune. C'est le pari que renouvellent, chaque mois de novembre depuis l'an 2000, le Groupe d'amitié islamo-chrétienne (GAIC) en organisant les Semaines de rencontres islamo-chrétiennes (SERIC).
Partout en France, rencontres, conférences, repas fraternels et célébrations communes rythment ces semaines. À ce jour, une vingtaine d'événements sont programmés en novembre et en décembre, avec pour temps fort la journée du samedi 21 novembre à Paris. Saphirnews, comme chaque année, accompagne l'événement en tant que partenaire média.
Partout en France, rencontres, conférences, repas fraternels et célébrations communes rythment ces semaines. À ce jour, une vingtaine d'événements sont programmés en novembre et en décembre, avec pour temps fort la journée du samedi 21 novembre à Paris. Saphirnews, comme chaque année, accompagne l'événement en tant que partenaire média.
Résister sans céder à la peur
Le thème national de cette 26e édition sonne comme un appel : « Résister aux vents mauvais et réparer notre humanité. » Le GAIC part d'un constat lucide. Nos sociétés sont traversées de tensions, tentées par le repli sur soi, et nos liens se fragilisent en conséquence. D'où la question posée en ouverture de son communiqué sur la journée du 21 novembre : « Comment résister sans céder à la peur ? »
La réponse proposée tient en un mot, décliné trois fois : réparer. Réparer les liens individuels et sociaux, réparer la nature pour réparer l'humain, et réparer la justice. Le dialogue islamo-chrétien y est pensé comme un espace pour comprendre les défis du moment et prendre la mesure de notre responsabilité dans la construction d'un avenir partagé.
Le GAIC détaille ce vaste chantier. Il commence par les relations interpersonnelles et sociales. Vient ensuite la nature : en cherchant à la réparer, l'humain pourrait mieux mesurer sa place au sein du vivant et « faire naître de nouvelles solidarités ».
Reste la justice, dont plusieurs drames récents ont révélé le délabrement, selon le GAIC. L'association invite à la repenser comme institution, mais aussi « comme valeur à faire renaitre sous d’autres formes que la punition, l’enfermement, le bannissement ». Elle n'oublie pas la justice internationale : « Quand bien même les organisations internationales ont souvent été impuissantes à empêcher les conflits et encore plus à parvenir à imposer la paix, elles agissaient néanmoins comme régulateurs nous protégeant de la barbarie dans laquelle nous sommes plongés actuellement. » Une allusion, entre autres, aux conflits au Proche-Orient qui font rage, dans une quasi indifférence du monde.
L'ambition se veut concrète. Les organisateurs entendent ouvrir des pistes d'action à hauteur d'homme, dans les rencontres, les engagements et les gestes du quotidien, pour faire grandir l'amitié par le dialogue.
Et le dialogue islamo-chrétien dans tout cela ? Pour le GAIC, il est précisément « au cœur du sujet ». L'association est convaincue qu'il se construit en réfléchissant ensemble aux questions qui concernent tous les habitants d'une société multiconfessionnelle, et que de ce dialogue peut naître « une amitié solide ».
La réponse proposée tient en un mot, décliné trois fois : réparer. Réparer les liens individuels et sociaux, réparer la nature pour réparer l'humain, et réparer la justice. Le dialogue islamo-chrétien y est pensé comme un espace pour comprendre les défis du moment et prendre la mesure de notre responsabilité dans la construction d'un avenir partagé.
Le GAIC détaille ce vaste chantier. Il commence par les relations interpersonnelles et sociales. Vient ensuite la nature : en cherchant à la réparer, l'humain pourrait mieux mesurer sa place au sein du vivant et « faire naître de nouvelles solidarités ».
Reste la justice, dont plusieurs drames récents ont révélé le délabrement, selon le GAIC. L'association invite à la repenser comme institution, mais aussi « comme valeur à faire renaitre sous d’autres formes que la punition, l’enfermement, le bannissement ». Elle n'oublie pas la justice internationale : « Quand bien même les organisations internationales ont souvent été impuissantes à empêcher les conflits et encore plus à parvenir à imposer la paix, elles agissaient néanmoins comme régulateurs nous protégeant de la barbarie dans laquelle nous sommes plongés actuellement. » Une allusion, entre autres, aux conflits au Proche-Orient qui font rage, dans une quasi indifférence du monde.
L'ambition se veut concrète. Les organisateurs entendent ouvrir des pistes d'action à hauteur d'homme, dans les rencontres, les engagements et les gestes du quotidien, pour faire grandir l'amitié par le dialogue.
Et le dialogue islamo-chrétien dans tout cela ? Pour le GAIC, il est précisément « au cœur du sujet ». L'association est convaincue qu'il se construit en réfléchissant ensemble aux questions qui concernent tous les habitants d'une société multiconfessionnelle, et que de ce dialogue peut naître « une amitié solide ».
Une édition sous le choc de l'attentat à Trappes
Le fil est cohérent avec l'édition précédente. En 2025, pour leur 25e édition, les SERIC avaient choisi d'interroger un sentiment négatif plutôt qu'une valeur : « L'humiliation, terreau de violences. » Après ce sujet qui confrontait aux réalités violentes de nos sociétés, le GAIC explique avoir voulu cette année « des thèmes de nature à stimuler nos énergies et à nous pousser à l’action ».
Ce choix résonne avec une actualité brutale, après l'attentat terroriste raciste perpétré le 23 octobre à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines. L'attaque est survenue à six mois de l'élection présidentielle de 2027, dans une campagne déjà très polarisée et marquée par une banalisation affolante du discours d'extrême droite.
Dans ce climat, la proposition du GAIC n'a rien d'une incantation. Dès l'été, son communiqué s'inquiétait d'un monde où « le voisin a très vite le visage d'un ennemi qu'il faut abattre, que ce soit au prétexte de sa religion, de sa couleur ou de ses idées ». Ces lignes ont été écrites plus de trois mois avant l'attentat. Retisser du lien entre voisins de confessions et de convictions différentes, c'est opposer des visages et des amitiés à la logique du bouc émissaire.
Infos pratiques
Les rencontres des SERIC 2026 sont à retrouver sur le site du GAIC. Le temps fort a lieu samedi 21 novembre 2026, de 9h à 16h, à l'Institut catholique de Paris, 74 rue de Vaugirard, 75006 Paris. Inscription sur HelloAsso (15 €).
Lire aussi :
L'humiliation, un poison de nos sociétés exploré lors des Semaines de rencontres islamo-chrétiennes
Ce choix résonne avec une actualité brutale, après l'attentat terroriste raciste perpétré le 23 octobre à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines. L'attaque est survenue à six mois de l'élection présidentielle de 2027, dans une campagne déjà très polarisée et marquée par une banalisation affolante du discours d'extrême droite.
Dans ce climat, la proposition du GAIC n'a rien d'une incantation. Dès l'été, son communiqué s'inquiétait d'un monde où « le voisin a très vite le visage d'un ennemi qu'il faut abattre, que ce soit au prétexte de sa religion, de sa couleur ou de ses idées ». Ces lignes ont été écrites plus de trois mois avant l'attentat. Retisser du lien entre voisins de confessions et de convictions différentes, c'est opposer des visages et des amitiés à la logique du bouc émissaire.
Infos pratiques
Les rencontres des SERIC 2026 sont à retrouver sur le site du GAIC. Le temps fort a lieu samedi 21 novembre 2026, de 9h à 16h, à l'Institut catholique de Paris, 74 rue de Vaugirard, 75006 Paris. Inscription sur HelloAsso (15 €).
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