Déposée le 10 juin 2026 sur la plateforme de l’Assemblée nationale, la pétition appelant à supprimer CNews de l'audiovisuel français était restée plutôt discrète. Depuis l’attentat raciste dans les Yvelines, elle circule à nouveau abondamment. La pétition, pour laquelle la commission des affaires culturelles et de l'éducation est saisie, compte aujourd’hui plus de 40 000 signatures sur les 100 000 requises pour être mise en ligne sur le site de l’Assemblée.
Le texte, signé par un certain Lucas Massoni, ne fait pas dans la nuance. Il affirme que CNews n’est « pas une chaîne d’information. C’est une machine de propagande ». Il dresse un inventaire des sanctions, citant 27 rappels à l’ordre de l’Arcom, depuis 2019 et 630 000 euros d’amendes cumulées, et accuse le régulateur de passivité, le décrivant comme « le paillasson du régulé ».
Vincent Bolloré est également visé : les amendes sont pour le milliardaire « une pièce tombée du canapé ». Le texte réclame le retrait immédiat de la convention TNT de CNews et la fermeture de la chaîne : « L'Arcom peut retirer unilatéralement une convention TNT en cas de récidive. CNews est la définition du récidiviste. (...) Une fréquence publique, ça se mérite, ça ne se souille pas. »
L’attaque de Trappes et La Verrière a coûté la vie à Pengo Bossio Wangi, 26 ans, et fait cinq blessés. Le caractère raciste de l'attentat ne fait plus de doute. Selon une enquête de Mediapart, un ami de l'assaillant estime que celui-ci rattachait tout à l’immigration, une des obsessions de l'extrême droite dont CNews fait régulièrement écho.
Depuis, la responsabilité de la chaîne, dont les détracteurs dénoncent un virage à l’extrême droite depuis sa reprise par le groupe Bolloré, est au cœur des débats. À l’Assemblée, CNews a été exclue, mardi 27 octobre, d’une conférence de presse du maire de Trappes, Ali Rabeh, et le député des Yvelines Benjamin Lucas-Lundy, du même parti qu'Ali Rabeh (Génération.s), a soutenu cette décision en affirmant que la chaîne portait une responsabilité dans le climat de stigmatisation ayant mené à l'attentat. Une pétition distincte sur la plateforme Change.org exige même sa « dissolution ».
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Le texte, signé par un certain Lucas Massoni, ne fait pas dans la nuance. Il affirme que CNews n’est « pas une chaîne d’information. C’est une machine de propagande ». Il dresse un inventaire des sanctions, citant 27 rappels à l’ordre de l’Arcom, depuis 2019 et 630 000 euros d’amendes cumulées, et accuse le régulateur de passivité, le décrivant comme « le paillasson du régulé ».
Vincent Bolloré est également visé : les amendes sont pour le milliardaire « une pièce tombée du canapé ». Le texte réclame le retrait immédiat de la convention TNT de CNews et la fermeture de la chaîne : « L'Arcom peut retirer unilatéralement une convention TNT en cas de récidive. CNews est la définition du récidiviste. (...) Une fréquence publique, ça se mérite, ça ne se souille pas. »
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Depuis, la responsabilité de la chaîne, dont les détracteurs dénoncent un virage à l’extrême droite depuis sa reprise par le groupe Bolloré, est au cœur des débats. À l’Assemblée, CNews a été exclue, mardi 27 octobre, d’une conférence de presse du maire de Trappes, Ali Rabeh, et le député des Yvelines Benjamin Lucas-Lundy, du même parti qu'Ali Rabeh (Génération.s), a soutenu cette décision en affirmant que la chaîne portait une responsabilité dans le climat de stigmatisation ayant mené à l'attentat. Une pétition distincte sur la plateforme Change.org exige même sa « dissolution ».
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