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Sur le vif

Attentat à Trappes : un homme condamné en Martinique à de la prison pour apologie du terrorisme

Rédigé par Lina Farelli (avec AFP) | Mercredi 28 Octobre 2026

           


Attentat à Trappes : un homme condamné en Martinique à de la prison pour apologie du terrorisme
La justice martiniquaise n'a pas traîné. Le lundi 26 octobre, soit trois jours après l'attaque de Trappes, le tribunal de Fort-de-France a condamné un habitant de Sainte-Luce, à un an d'emprisonnement, dont huit mois ferme, pour apologie du terrorisme.

Les poursuites faisaient suite au signalement du maire de Sainte-Luce, Nicaise Monrose, qui avait alerté le procureur dès le samedi 24 octobre, après que Patrick M. a publié des messages racistes dans lesquels il se réjouissait de l'attentat dans les Yvelines. Il avait notamment écrit qu'il fallait « plus de Kevin » et que « le grand nettoyage » allait commencer.

Outre la prison, le prévenu, qui vit en Martinique depuis 14 ans, se voit interdit de séjour sur l'île pendant trois ans, et devra se soumettre à trois ans de suivi socio-judiciaire ; il est également frappé de dix ans d'inéligibilité et de six mois d'interdiction des réseaux sociaux.

À l'audience, il a tenté de relier ses commentaires aux tensions récentes sur l'île, sans emporter la conviction des juges. Son avocat, Me Camille Célénice, a estimé qu'il avait été influencé par le climat politique et les discours de l'extrême droite.

Les mots employés par le prévenu « ne prêtent pas à confusion et s’inscrivent dans un contexte », a estimé le procureur pendant ses réquisitions, qualifiant ces publications d’« attaque à l’humanité » et rappelant que la liberté d’expression connaissait des limites. Lorsque de tels propos sont diffusés sur internet, la peine encourue peut atteindre sept ans de prison et 100 000 euros d'amende.

En cas de non-respect de son suivi socio-judiciaire, il encourt deux années d’emprisonnement supplémentaires. Le tribunal a également accordé 1 000 euros de dommages et intérêts à chacune des trois associations constituées parties civiles, ainsi qu’un euro symbolique à plusieurs personnes physiques.

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