Après la dissolution surprise de l'Assemblée nationale décidée par Emmanuel Macron en juin 2024, la France a traversé une instabilité gouvernementale presque inédite sous la Ve République. Plusieurs Premiers ministres se sont succédé à Matignon, et l'actuel chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, en poste depuis un an, gouverne sans majorité stable, entre motions de censure évitées de justesse, recours à l'article 49.3 pour faire passer le budget et tensions sociales récurrentes. Le déficit public reste préoccupant, la dette continue de grimper, et l'exécutif peine à convaincre qu'une trajectoire de redressement budgétaire est tenable dans un Parlement fragmenté en blocs irréconciliables.
C'est dans ce contexte de fatigue démocratique, de défiance envers les partis traditionnels et de recompositions internes à presque toutes les familles politiques que s'ouvre la campagne pour 2027. Une échéance à part : pour la première fois depuis 2007, un président sortant ne pourra pas se représenter, l'article 6 de la Constitution limitant à deux le nombre de mandats consécutifs. Emmanuel Macron quittera donc l'Élysée sans successeur désigné dans son propre camp, ce qui explique en partie la multiplication des candidatures issues du bloc dit central, chacun espérant récupérer un héritage politique en déshérence.
Pour pouvoir figurer sur les bulletins de vote, les candidats devront réunir au moins 500 parrainages d'élus, provenant d'au moins 30 départements ou collectivités d'outre-mer, sans qu'un même territoire ne puisse fournir plus d'un dixième des signatures. Une exigence qui, mécaniquement, réduira le nombre de déclarés : ils étaient douze sur la ligne de départ en 2022, onze en 2017... Combien en 2027 ? Une trentaine de candidatures sont d’ores et déjà recensées.
C'est dans ce contexte de fatigue démocratique, de défiance envers les partis traditionnels et de recompositions internes à presque toutes les familles politiques que s'ouvre la campagne pour 2027. Une échéance à part : pour la première fois depuis 2007, un président sortant ne pourra pas se représenter, l'article 6 de la Constitution limitant à deux le nombre de mandats consécutifs. Emmanuel Macron quittera donc l'Élysée sans successeur désigné dans son propre camp, ce qui explique en partie la multiplication des candidatures issues du bloc dit central, chacun espérant récupérer un héritage politique en déshérence.
Pour pouvoir figurer sur les bulletins de vote, les candidats devront réunir au moins 500 parrainages d'élus, provenant d'au moins 30 départements ou collectivités d'outre-mer, sans qu'un même territoire ne puisse fournir plus d'un dixième des signatures. Une exigence qui, mécaniquement, réduira le nombre de déclarés : ils étaient douze sur la ligne de départ en 2022, onze en 2017... Combien en 2027 ? Une trentaine de candidatures sont d’ores et déjà recensées.
Les principaux candidats officiellement déclarés à droite
Du côté de l’extrême droite, Marine Le Pen (Rassemblement national) a confirmé sa candidature le 7 juillet 2026, à l'issue d'une séquence judiciaire déterminante pour son avenir politique. Condamnée en première instance en mars 2025 à une peine d'inéligibilité immédiate dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national au Parlement européen, elle a vu sa peine réduite en appel et, surtout, elle a été considérée comme juridiquement éligible pour 2027. Elle s'est immédiatement pourvue en cassation, un recours suspensif dont l'issue est attendue au plus tard début avril 2027, soit juste avant le scrutin où elle est partie grande favorite par les instituts de sondage.
Dans le bloc très à droite de l’échiquier politique, on retrouve aussi Bruno Retailleau. L’ex-ministre de l'Intérieur a été désigné candidat officiel de son parti par les militants Les Républicains à la mi-avril 2026 sur une ligne axée sur la sécurité et l'immigration. En ce sens, le sénateur de la Vendée ne se gêne pas à chasser régulièrement sur les terres de l’extrême droite.
Mais plusieurs obstacles se dressent sur son chemin, à commencer par Xavier Bertrand, président LR des Hauts-de-France, qui a confirmé fin août 2026 qu'il serait candidat au nom de son mouvement Nous France, fondé en 2022. Il a déclaré ne pas vouloir « être un candidat en plus, mais à la place », refusant de passer par la case primaire. David Lisnard (Nouvelle Énergie), maire de Cannes, a en revanche quitté LR fin mars pour officialiser sa propre candidature, plaidant depuis pour l'organisation d'une primaire à droite.
Plus important comme obstacle encore se trouve Édouard Philippe. Ancien Premier ministre au cours du premier mandat d'Emmanuel Macron, le maire du Havre et fondateur du parti Horizons est de ceux entrés en campagne très précocement, en déclarant sa candidature dès septembre 2024. Il bénéficie depuis août du soutien du garde des Sceaux, Gérald Darmanin. Emmanuel Macron voit également un second ancien Premier ministre chercher à briguer l’Elysée en la personne de Gabriel Attal. Le député des Hauts-de-Seine, benjamin des Premiers ministres de la Ve République, a officialisé sa candidature en mai dernier avec le parti Renaissance. Il a repris la présidence du parti fondé par Emmanuel Macron tout en prenant ses distances avec le bilan présidentiel, trop lourd à porter pour lui comme pour Edouard Philippe.
Dans la famille politique de la droite et du centre, place revendiquée par Edouard Philippe et Gabriel Attal, il faudra probablement compter sur Dominique de Villepin qui a déclaré, dimanche 30 août, lui aussi vouloir être candidat à la présidentielle. L'ex-Premier ministre sous l'ère de Jacques Chirac, fondateur du mouvement La France humaniste, assure avoir collecté « plusieurs centaines » de parrainages d'élus, sans encore avoir franchi le seuil requis des 500 signatures.
A droite mais à l'opposé des idées prônées par Dominique de Villepin, Éric Zemmour, fondateur de Reconquête pourrait venir jouer les trouble-fêtes. Ce dernier n'a pas encore indiqué s'il sera ou non candidat ; il en fera l'annonce « avant décembre ». Sa compagne et bras droit au parti, Sarah Knafo, a affirmé souhaiter qu'Eric Zemmour soit le candidat de leur mouvement, écartant ainsi l'idée qu'elle le soit. D'autres petits candidats ont, en revanche, déclaré leur candidature comme les souverainistes Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), Florian Philippot (Les Patriotes), ancien numéro deux du FN, et François Asselineau (Union populaire républicaine).
Dans le bloc très à droite de l’échiquier politique, on retrouve aussi Bruno Retailleau. L’ex-ministre de l'Intérieur a été désigné candidat officiel de son parti par les militants Les Républicains à la mi-avril 2026 sur une ligne axée sur la sécurité et l'immigration. En ce sens, le sénateur de la Vendée ne se gêne pas à chasser régulièrement sur les terres de l’extrême droite.
Mais plusieurs obstacles se dressent sur son chemin, à commencer par Xavier Bertrand, président LR des Hauts-de-France, qui a confirmé fin août 2026 qu'il serait candidat au nom de son mouvement Nous France, fondé en 2022. Il a déclaré ne pas vouloir « être un candidat en plus, mais à la place », refusant de passer par la case primaire. David Lisnard (Nouvelle Énergie), maire de Cannes, a en revanche quitté LR fin mars pour officialiser sa propre candidature, plaidant depuis pour l'organisation d'une primaire à droite.
Plus important comme obstacle encore se trouve Édouard Philippe. Ancien Premier ministre au cours du premier mandat d'Emmanuel Macron, le maire du Havre et fondateur du parti Horizons est de ceux entrés en campagne très précocement, en déclarant sa candidature dès septembre 2024. Il bénéficie depuis août du soutien du garde des Sceaux, Gérald Darmanin. Emmanuel Macron voit également un second ancien Premier ministre chercher à briguer l’Elysée en la personne de Gabriel Attal. Le député des Hauts-de-Seine, benjamin des Premiers ministres de la Ve République, a officialisé sa candidature en mai dernier avec le parti Renaissance. Il a repris la présidence du parti fondé par Emmanuel Macron tout en prenant ses distances avec le bilan présidentiel, trop lourd à porter pour lui comme pour Edouard Philippe.
Dans la famille politique de la droite et du centre, place revendiquée par Edouard Philippe et Gabriel Attal, il faudra probablement compter sur Dominique de Villepin qui a déclaré, dimanche 30 août, lui aussi vouloir être candidat à la présidentielle. L'ex-Premier ministre sous l'ère de Jacques Chirac, fondateur du mouvement La France humaniste, assure avoir collecté « plusieurs centaines » de parrainages d'élus, sans encore avoir franchi le seuil requis des 500 signatures.
A droite mais à l'opposé des idées prônées par Dominique de Villepin, Éric Zemmour, fondateur de Reconquête pourrait venir jouer les trouble-fêtes. Ce dernier n'a pas encore indiqué s'il sera ou non candidat ; il en fera l'annonce « avant décembre ». Sa compagne et bras droit au parti, Sarah Knafo, a affirmé souhaiter qu'Eric Zemmour soit le candidat de leur mouvement, écartant ainsi l'idée qu'elle le soit. D'autres petits candidats ont, en revanche, déclaré leur candidature comme les souverainistes Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), Florian Philippot (Les Patriotes), ancien numéro deux du FN, et François Asselineau (Union populaire républicaine).
Les principaux candidats officiellement déclarés à gauche
A gauche, le principal concurrent à (ab)battre est indéniablement Jean-Luc Mélenchon. Le patron de La France insoumise a annoncé sa candidature en mai dernier, pour la quatrième fois consécutive après 2012, 2017 et 2022. Il s'est adjoint le soutien du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Philippe Poutou ayant renoncé à se présenter une quatrième fois à la présidentielle pour se ranger derrière LFI. Toutefois, le NPA-Révolutionnaires, né en 2022 d'une scission avec le NPA historique, a annoncé en juin son intention d'aligner sa porte-parole, Selma Labib, à l’élection présidentielle de 2027.
Fabien Roussel se refuse aussi à toute alliance avec LFI. Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF) a officialisé, dimanche 6 septembre, sa candidature pour la deuxième fois au scrutin présidentiel, ce qui fait grincer des dents au sein de LFI pour qui la candidature de Fabien Roussel avait déjà privé Jean-Luc Mélenchon du second tour en 2022.
En face, Raphaël Glucksmann, cofondateur du mouvement Place publique, a officialisé sa candidature le 23 août pour la primaire du camp socialiste prévue en octobre. Celui qui fait figure de favori des sondages devra faire face à Olivier Faure, premier secrétaire du PS. Cinq autres devraient se prêter au jeu de la primaire social-démocrate qui aura lieu en octobre : le député de l’Essonne Jérôme Guedj, le député de l’Eure Philippe Brun, l’ancienne candidate à l’élection présidentielle Ségolène Royal, l’ancien maire de Châteaudun (Eure-et-Loir) Fabien Verdier et le fondateur du micro-parti Gauche républicaine et socialiste (GRS) Emmanuel Maurel.
Des sept candidats, un seul sera élu… mais tous n’accepteront pas forcément de se rallier à la personne choisie. Notons d’ailleurs que Karim Bouamrane, maire socialiste de Saint-Ouen, s'est déclaré candidat en juin dernier, en dehors du cadre de la primaire. Bernard Cazeneuve, qui a quitté le PS en mai 2022 en raison des alliances passées avec LFI pour les élections législatives, mise aussi sur une candidature directe, déclinant toute participation à une primaire. Quant à François Hollande, il ne s'est pas déclaré à ce stade comme candidat à la présidentielle. L’ancien chef de l’Etat a toutefois d’ores et déjà écarté, vendredi 28 août, toute participation à la primaire socialiste, estimant que cette procédure est de nature à susciter « plus de divisions qu'elle ne propose le rassemblement ».
Le député François Ruffin, fondateur de Debout ! et dissident de LFI, a indiqué son souhait de rejoindre la primaire organisée par le PS, sur idée d'Olivier Faure qui veut une procédure la plus ouverte possible (sans les insoumis). Une proposition rejetée par Raphaël Glucksmann, allongeant ainsi la liste des candidats à gauche, à laquelle s'adjoint également l'ex-eurodéputée Lydie Massard (Union démocratique bretonne).
La secrétaire nationale du parti Les Ecologistes (anciennement appelé Europe Écologie Les Verts - EELV) Marine Tondelier a été investie candidate par sa formation et a décidé, en juillet, de maintenir sa candidature après le refus des socialistes d'une primaire unitaire de la gauche. Dans la famille écologiste, la députée des Deux-Sèvres Delphine Batho, ex-ministre de l’ancien président François Hollande et coordinatrice nationale de Génération écologie, a défendu sa candidature dès novembre 2025 construite notamment autour du refus de rejoindre la primaire de la gauche voulue par Marine Tondelier.
A l'extrême gauche, on retrouve enfin Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) qui repart pour une nouvelle campagne, après trois candidatures consécutives (2012, 2017, 2022) où elle n'a jamais dépassé 0,64 % des voix, ainsi que le cheminot Anasse Kazib, qui a officiellement annoncé début juin être candidat à la présidentielle avec le parti Révolution Permanente.
En parallèle, existent aussi des candidats qui se déclarent transpartisans, à l'image de Clara Egger (Solution démocratique) et d'Antoine Mikolajczak (Equinoxe). Notons aussi la candidature atypique de Francis Lalanne. Le chanteur et ancien Gilet jaune connu pour ses positions antivax pendant la crise du Covid, a lancé son mouvement, France Libre, en août avec le soutien de Dieudonné, sur un discours de « rupture avec le système politique actuel ». Il avait été déclaré inéligible par le Conseil d'Etat en avril 2025 pour une durée de 18 mois ; inéligibilité qui devrait être levée en octobre. Mais le plus dur pour lui comme pour tous les autres petits candidats sera encore de réunir les parrainages nécessaires d'ici le 12 mars 2027.
Fabien Roussel se refuse aussi à toute alliance avec LFI. Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF) a officialisé, dimanche 6 septembre, sa candidature pour la deuxième fois au scrutin présidentiel, ce qui fait grincer des dents au sein de LFI pour qui la candidature de Fabien Roussel avait déjà privé Jean-Luc Mélenchon du second tour en 2022.
En face, Raphaël Glucksmann, cofondateur du mouvement Place publique, a officialisé sa candidature le 23 août pour la primaire du camp socialiste prévue en octobre. Celui qui fait figure de favori des sondages devra faire face à Olivier Faure, premier secrétaire du PS. Cinq autres devraient se prêter au jeu de la primaire social-démocrate qui aura lieu en octobre : le député de l’Essonne Jérôme Guedj, le député de l’Eure Philippe Brun, l’ancienne candidate à l’élection présidentielle Ségolène Royal, l’ancien maire de Châteaudun (Eure-et-Loir) Fabien Verdier et le fondateur du micro-parti Gauche républicaine et socialiste (GRS) Emmanuel Maurel.
Des sept candidats, un seul sera élu… mais tous n’accepteront pas forcément de se rallier à la personne choisie. Notons d’ailleurs que Karim Bouamrane, maire socialiste de Saint-Ouen, s'est déclaré candidat en juin dernier, en dehors du cadre de la primaire. Bernard Cazeneuve, qui a quitté le PS en mai 2022 en raison des alliances passées avec LFI pour les élections législatives, mise aussi sur une candidature directe, déclinant toute participation à une primaire. Quant à François Hollande, il ne s'est pas déclaré à ce stade comme candidat à la présidentielle. L’ancien chef de l’Etat a toutefois d’ores et déjà écarté, vendredi 28 août, toute participation à la primaire socialiste, estimant que cette procédure est de nature à susciter « plus de divisions qu'elle ne propose le rassemblement ».
Le député François Ruffin, fondateur de Debout ! et dissident de LFI, a indiqué son souhait de rejoindre la primaire organisée par le PS, sur idée d'Olivier Faure qui veut une procédure la plus ouverte possible (sans les insoumis). Une proposition rejetée par Raphaël Glucksmann, allongeant ainsi la liste des candidats à gauche, à laquelle s'adjoint également l'ex-eurodéputée Lydie Massard (Union démocratique bretonne).
La secrétaire nationale du parti Les Ecologistes (anciennement appelé Europe Écologie Les Verts - EELV) Marine Tondelier a été investie candidate par sa formation et a décidé, en juillet, de maintenir sa candidature après le refus des socialistes d'une primaire unitaire de la gauche. Dans la famille écologiste, la députée des Deux-Sèvres Delphine Batho, ex-ministre de l’ancien président François Hollande et coordinatrice nationale de Génération écologie, a défendu sa candidature dès novembre 2025 construite notamment autour du refus de rejoindre la primaire de la gauche voulue par Marine Tondelier.
A l'extrême gauche, on retrouve enfin Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) qui repart pour une nouvelle campagne, après trois candidatures consécutives (2012, 2017, 2022) où elle n'a jamais dépassé 0,64 % des voix, ainsi que le cheminot Anasse Kazib, qui a officiellement annoncé début juin être candidat à la présidentielle avec le parti Révolution Permanente.
En parallèle, existent aussi des candidats qui se déclarent transpartisans, à l'image de Clara Egger (Solution démocratique) et d'Antoine Mikolajczak (Equinoxe). Notons aussi la candidature atypique de Francis Lalanne. Le chanteur et ancien Gilet jaune connu pour ses positions antivax pendant la crise du Covid, a lancé son mouvement, France Libre, en août avec le soutien de Dieudonné, sur un discours de « rupture avec le système politique actuel ». Il avait été déclaré inéligible par le Conseil d'Etat en avril 2025 pour une durée de 18 mois ; inéligibilité qui devrait être levée en octobre. Mais le plus dur pour lui comme pour tous les autres petits candidats sera encore de réunir les parrainages nécessaires d'ici le 12 mars 2027.
La menace d'une victoire de l'extrême droite
À moins d'un an du scrutin, tous les grands instituts de sondage convergent vers un même constat : le RN, qu'il soit représenté par Marine Le Pen ou par Jordan Bardella, domine très largement toutes les configurations testées pour le premier tour, avec des scores oscillant entre 31 % et 35 % des intentions de vote. Le baromètre Ifop-Fiducial réalisé fin août 2026 va plus loin : il place Marine Le Pen en tête du premier tour et victorieuse au second face à chacun de ses adversaires potentiels, un scénario inédit à ce stade de la campagne.
La situation judiciaire de Marine Le Pen ajoute tout de même une inconnue supplémentaire : sa candidature reste, en théorie, juridiquement possible, mais la décision de la Cour de cassation, attendue au plus tôt en avril 2027, pourrait rebattre les cartes jusqu'aux derniers jours de la campagne, sans compter que Marine Le Pen elle-même a laissé entendre qu'elle pourrait renoncer si elle devait faire campagne sous bracelet électronique, ce qui replacerait alors Jordan Bardella en position de favori du RN.
Face à cette dynamique, certains responsables politiques plaident pour un sursaut républicain face à ce qu'ils présentent comme un risque de rupture démocratique. Alors que la carte du « vote barrage » contre l'extrême droite, brandie à chaque élection, a très nettement perdu de sa force sous la présidence d'Emmanuel Macron, des appels à l'union, à gauche et au centre droit, se font pressants pour surmonter l'éparpillement des candidatures et construire, d'ici avril 2027, une offre politique capable de rivaliser avec un RN qui n'a jamais semblé aussi proche du pouvoir. Les prochains mois seront décisifs pour savoir si cette avance dans les sondages se traduira dans les urnes.
La situation judiciaire de Marine Le Pen ajoute tout de même une inconnue supplémentaire : sa candidature reste, en théorie, juridiquement possible, mais la décision de la Cour de cassation, attendue au plus tôt en avril 2027, pourrait rebattre les cartes jusqu'aux derniers jours de la campagne, sans compter que Marine Le Pen elle-même a laissé entendre qu'elle pourrait renoncer si elle devait faire campagne sous bracelet électronique, ce qui replacerait alors Jordan Bardella en position de favori du RN.
Face à cette dynamique, certains responsables politiques plaident pour un sursaut républicain face à ce qu'ils présentent comme un risque de rupture démocratique. Alors que la carte du « vote barrage » contre l'extrême droite, brandie à chaque élection, a très nettement perdu de sa force sous la présidence d'Emmanuel Macron, des appels à l'union, à gauche et au centre droit, se font pressants pour surmonter l'éparpillement des candidatures et construire, d'ici avril 2027, une offre politique capable de rivaliser avec un RN qui n'a jamais semblé aussi proche du pouvoir. Les prochains mois seront décisifs pour savoir si cette avance dans les sondages se traduira dans les urnes.