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Sur le vif

Affaire des assistants parlementaires : Marine Le Pen reconnue coupable mais éligible

Rédigé par Lina Farelli | Mardi 7 Juillet 2026

           


© CC BY-SA 4.0
© CC BY-SA 4.0
Coup de théâtre au palais de justice de Paris. La cour d'appel a confirmé, ce mardi 7 juillet, que Marine Le Pen est coupable de détournement de fonds publics et de complicité de ce délit dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national. Mais contrairement au scénario redouté par le Rassemblement national, la députée du Pas-de-Calais et présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale reste en course pour l'élection présidentielle de 2027.

Marine Le Pen est condamnée à trois ans d'emprisonnement, dont deux ans avec sursis et un an ferme aménageable sous bracelet électronique, ainsi qu'à une peine d'inéligibilité de 45 mois, dont 30 mois avec sursis.

Concrètement, cela ne laisse que 15 mois d'inéligibilité ferme, une peine déjà purgée puisqu'elle courait depuis l'exécution provisoire prononcée en première instance en mars 2025. Résultat : Marine Le Pen est techniquement éligible et peut se présenter à l'élection présidentielle.

Reste la question du bracelet électronique, sur laquelle Marine Le Pen avait été catégorique ces derniers mois : elle a répété qu'elle ne souhaitait pas faire campagne si elle devait le porter. La cour d'appel l'a pourtant condamnée à cet aménagement pour un an, la plaçant devant un dilemme qu'elle avait elle-même posé comme rédhibitoire.

Les autres cadres du parti n'ont pas échappé à la sanction, comme l'indique France Info. Bruno Gollnisch a été condamné à trois ans de prison avec sursis, une amende de 25 000 euros et un an d'inéligibilité. Louis Aliot, maire de Perpignan et vice-président du RN, écope d'un an avec sursis, deux ans d'inéligibilité avec sursis et 5 000 euros d'amende. Il pourra néanmoins rester maire.

Nicolas Bay, ex-secrétaire général du parti, est condamné à un an intégralement avec sursis, 5 000 euros d'amende et deux ans d'inéligibilité avec sursis. Quant à Julien Odoul, député de l'Yonne et conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté, ex-assistant parlementaire de Marine Le Pen, il a été condamné à huit mois de prison avec sursis ainsi qu'à un an d'inéligibilité avec sursis

Éligible sur le papier, mais sous surveillance électronique, Marine Le Pen devra choisir entre s'engager dans la campagne malgré la contrainte qu'elle jugeait incompatible avec une candidature libre, ou céder la place à Jordan Bardella, déjà positionné en solution de repli.

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