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Sur le vif

Rachid Birbach, un « pseudo imam » fustigé à Auxerre

Rédigé par La Rédaction | Jeudi 14 Août 2014



Roger Cukierman (à g.) avec Rachid Birbach.
Roger Cukierman (à g.) avec Rachid Birbach.
L'imposture de Rachid Birbach, présenté comme un imam à Auxerre qui s’était récemment illustré en participant à des rassemblements pro-israéliens, est dénoncée avec virulence sur les réseaux sociaux depuis la prise de parole publique par l’association Avicenne. Celle-ci dénonce un « pseudo imam » avec qui elle n’a « aucun contact ».

« Nous tenons à préciser à l’ensemble de la communauté nationale, que nous n’avons aucun lien organique avec ce personnage » se défend dans un communiqué l’association, qui gère la plus principale mosquée d’Auxerre, Khadija. Aucun Rachid Birbach ne fait partie de l’association, « le registre des adhérents et des bienfaiteurs de l’association, mis à jour périodiquement faisant foi. »

En plus de se distancier de l’« imam », l’association se dissocie de ses prises de position. Ses statuts de ne lui permettent pas de « prendre position dans les débats politiques, d’autant plus s’agissant de conflits étrangers », précise encore le communiqué.

Piqué au vif, Rachid Birbach a répondu, mardi 12 août, à l’association via sa page Facebook, en développant une argumentation quelque peu confuse, dans un français plus qu'approximatif. On comprend tout de même qu’il se défend d’avoir mentionné l’association en question, ni la mosquée Khadija que gère Avicenne qui, selon lui, « ne représente pas la majorité des musulmans de la ville d’Auxerre et les autres mosquées ».

Il définit aussi ce qu’est un « imam conférencier », ainsi qu'il se présente. A la différence d’« un imam enfermé dans une seule mosquée (…), l’imam conférencier prêche dans les mosquées ainsi (que) dans tout établissement ou salle de conférence », ce qui est son cas, précise-t-il, étant « un homme de (…) terrain ».

« Je peux prêcher où je veux », a-t-il expliqué en toute simplicité à L’Yonne républicaine, réaffirmant au quotidien qu’il était bien « un imam conférencier auxerrois ». Alors qu'Avicenne se contente de clarifier sa non relation avec Rachid Birbach, ce dernier décide sur Facebook de lui intenter un procès de mauvaise intention, jugeant qu’elle préfère parler de lui plutôt que de condamner les « actes terroristes de France et même d'Europe ».

Le statut d'imam que Rachid Birbach se confère lui permet d'asseoir une légitimité aux yeux du CRIF, à l'initiative du rassemblement pro-Israël fin juillet à Paris. Un « imam » qui n'a aucun problème à défendre bec et ongles Israël contre le Hamas est en effet un bon client pour les organisations sionistes, au grand dam de musulmans qui y voient un destin similaire à Hassen Chalghoumi.

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