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Points de vue

Quels engagements des croyants pour la justice et la paix en Palestine ?

Rédigé par Myriam Bouregba | Vendredi 14 Novembre 2014



À l’occasion de la 14e édition de la Semaine de rencontres islamo-chrétiennes (SERIC), les ateliers Israël-Palestine du Groupe d’amitié islamo-chrétienne (GAIC) et du réseau Chrétiens de la Méditerranée, invitent à une rencontre-débat sur le thème : « Quels engagements des croyants pour la justice et la paix en Israël Palestine ? ».

La rencontre est particulièrement importante du fait de la présence d’intervenants des trois religions abrahamiques.

Elle est particulièrement importante aussi du fait du niveau de responsabilité des intervenants, avec : Mgr Dubost, responsable des relations interreligieuses pour la Conférence des évêques de France ; François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France ; Zuhair Mahmood, responsable UOIF, directeur de formation des imams de l’Institut européen des sciences humaines (IESH) de Château-Chinon ; Yeshaya Dalsace, rabbin de la communauté Massorti de Paris Est, Ghaleb Bencheikh, président de Religions pour la paix ; Mustapha Cherif et père Michel Lelong, coprésidents fondateurs du GAIC, pasteure Martine Millet pour Sabeel France.

La rencontre est particulièrement importante surtout parce qu’elle répond à un enjeu fondamental. Nos religions ne peuvent se désintéresser de la guerre et de la paix et en particulier, pour les trois religions abrahamiques, en Israël-Palestine. Si nos communautés respectives ne peuvent s’en désintéresser, alors la rencontre et les échanges entre elles doivent pouvoir s’y intéresser aussi.

Elles ne doivent pas considérer qu’ensemble elles peuvent se contenter de regarder ailleurs sans avoir aucune parole commune à dire pour contribuer à espérer ensemble en la justice et la paix. Le dialogue interreligieux est souvent accusé d’inefficacité. Aussi, il doit se confronter à ce qui peut le rendre efficace. Un meilleur vivre ensemble ne peut advenir que dans un dialogue de vérité soutenu par l’espérance de la justice et de la paix.

Et, alors que les extrémismes religieux donnent à penser que les religions sont facteurs de guerre, il est d’autant plus utile de montrer qu’une parole de vérité, exprimée à partir de la sensibilité de chacun, peut s’extérioriser dans les bons canaux du dialogue, en respect de la part de l’autre.

Enfin, alors même que le conflit et sa résolution sont avant tout de nature politique, et non de nature religieuse, la part du religieux est bien là, et surtout son instrumentalisation.

Nous attendons que le dialogue interreligieux intègre la question Israël-Palestine. Penser que la paix sociale et le vivre ensemble nécessitent le silence sur la question est une réponse qui devient contre-productive. Les questions en suspens, traitées en tabous, entourées de silence, n'écartent pas les problèmes. Au contraire, le silence facilite leur retour dans la société par les réponses inadéquates de la violence.

Pour tout cela, les responsables religieux ont une parole de justice et de paix à prononcer ensemble.

Cette rencontre est une étape qui doit être soutenue par les croyants et par les personnes de bonne volonté.

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Plus d’infos sur la rencontre du lundi 17 novembre 2014 Quels engagements des croyants pour la justice et la paix en Israël-Palestine ?
Myriam Bouregba est responsable de l’Atelier Israël Palestine du Groupe d’amitié islamo-chrétienne (GAIC).