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SaphirNews.com | Quotidien musulman d’actualité


 


Points de vue

Pour une laïcité areligieuse (3/3)

Rédigé par Zine-Eddine Gaid | Lundi 11 Janvier 2021 à 11:45

           


Pour une laïcité areligieuse (3/3)
Après deux volets d'une contribution plaidant pour une laïcité profane, puis pour une laïcité « athée », nous expliquons ici dans cette troisième et dernière partie en quoi celle-ci se doit d'être en conséquence areligieuse.

La laïcité n’est pas « neutre »

La laïcité, du point de vue religieux, c’est l’hérésie même, c’est l’incroyance ; la laïcité n’est donc pas « neutre », elle incarne et assume le parti pris philosophique de l’existence, c’est-à-dire, l’affranchissement vis-à-vis du théologico-politique. La laïcité est l’incarnation ou la traduction politico-juridique de l’existence philosophique déliée de toute appartenance religieuse ou communautaire.

C’est pour cette raison que Catherine Kintzler a parfaitement raison d’affirmer que la laïcité doit être pensée comme un « moment transcendantal » du lien socio-politique. L’espace laïque est celui du « degré zéro » du lien social, celui qui est affranchi de toute forme d’appartenance communautaire et religieuse : « C’est sur la contingence de la croyance en général et comme forme que viendront alors s’inscrire croyances et incroyances comme faits. » (1) La laïcité devient la condition de possibilité de l’expression de la croyance comme de l’incroyance, précisément parce qu’elle fonde l’ordre socio-politique sur la possibilité même de ne point croire et de mener une existence affranchie de toute tutelle.

En ce sens, comme expliqué dans le deuxième volet de la contribution, la laïcité s’arrache du théologico-politique, qu’il soit religieux ou séculier : « En réduisant à son degré zéro la notion d’appartenance supposée par la forme du religieux, et en posant cet élément vide comme principe du système, la laïcité dégage un "moment transcendantal" qui s’interroge sur les conditions de possibilité a priori de la liberté de pensée, de croyance, d’opinion. Ce moment transcendantal écarte ipso facto de la constitution politique tout acte de foi comme superflu. » (1)

Pour une laïcité areligieuse (3/3)

Un tournant théologico-dogmatique et identitaire de la laïcité

Le génie de la laïcité tient donc précisément dans sa capacité à désactiver le religieux par la profanation et l’institutionnalisation tacite de l’existence aconfessionnelle – c’est-à-dire, philosophique – comme fondement de l’idéal du citoyen et du lien politique de la cité ; non pas par la suppression ou la suspension du religieux, mais bien par son indifférence scandaleuse. Ce que bon nombre de partisans d’une laïcité théologico-dogmatique semblent avoir oublié. Alain Finkielkraut en tête qui confessait : « Après avoir cru au "grand récit" édifiant et simpliste du triomphe progressif de l’autonomie démocratique sur l’hétéronomie religieuse, j’ai fini par me rendre compte que la laïcité était un autre régime de l’hétéronomie et que la religion n’avait pas le monopole de la transcendance. » (2)

Il y a religion chaque fois qu’il y a transcendance, écrivait à juste titre Gilles Deleuze : « Il y a religion chaque fois qu’il y a transcendance, Être vertical, État impérial au ciel ou sur la terre, et il y a Philosophie chaque fois qu’il y a immanence, même si elle sert d’arène à l’agôn et à la rivalité. » (3) Le tournant théologico-dogmatique et identitaire de la laïcité comme de la République ratifie cette idée de l’usage religieux de ces catégories politiques et, par la même, de leur pervertissement, en les érigeant comme principes transcendants et dogmatiques. Pour preuve, ce qu’en dit le Premier ministre Jean Castex à propos du projet de loi sur le séparatisme nouvellement intitulée « confortant les principes républicains » : « Je crois profondément à la laïcité, qui est une valeur très moderne, protectrice et émancipatrice. C’est la garantie que chacun puisse croire et penser ce qu’il veut, à condition que l’on respecte un socle de valeurs. »

On ne « combat » pas la religion par de la religion

La condition d’acceptabilité de la liberté de penser repose alors sur le respect d’un « socle de valeurs », donc l’adhésion, l’amour et la défense de ce « socle de valeur ». Ce qui signifie par exemple qu’« éduquer les enfants dans un cadre et avec des finalités contraires aux lois et aux valeurs de la République » doit être proscrit. Il faut donc, pour le Premier ministre – et un large pan de nos dirigeants et de la société civile –, que tout citoyen adhère corps et âme aux « valeurs de la République » sous peine de devenir suspect et hors-la-Loi, parce que hors-la-Foi républicaine. Cette propension devient tellement vraie qu'il a été envisagé pour la charte des imams du CFCM – dans une veine radicalement néo-gallicane – la mention suivante (sans qu'elle ne semble avoir été retenue au final) :

« Partant du principe que "l’Amour de la Patrie est le fruit d'une foi sincère", qui rappelle aux fidèles leur obligations à l’égard de la Patrie et de leurs concitoyens, l’Imam appelle les fidèles à élever des Prières pour la France à l’occasion du Prêche du vendredi, ainsi que lors des rencontres et des cérémonies religieuses. (...) (l’imam doit faire montre) d’un attachement profond aux valeurs universelles qui fondent notre République ainsi que l’attachement au principe de Laïcité. »

Le Premier ministre confesse qu’« en revisitant la loi de 1905 – qui est une très belle loi mais qui doit être adaptée à la France de 2020 –, nous allons favoriser la construction d’un islam de France et permettre ainsi aux musulmans de France de vivre leur foi et pratiquer leur culte dans la sérénité ». On observe ici clairement la douce dérive théologico-dogmatique du logiciel républicain : la République et ses « valeurs », deviennent des crédos et des dogmes que l’on doit nécessairement accepter, en acte mais surtout en son for intérieur : à l’école, à la mosquée, dans les structures privées, dans l’espace public, etc. Catherine Kintzler notait pourtant à juste titre que, « pour que la tolérance soit réalisée, il suffit que l’État ne recoure pas à la contrainte en matière de croyance. (…) Est intolérant un État, un rassemblement politique ou la question religieuse est l’objet d’un discours public à caractère contraignant s’imposant à tous et où elle n’est jamais laissée à l’initiative du jugement privé ». (1) Précisément ce qui se déploie sous nos yeux aujourd’hui.

Étienne Bonnot de Condillac déjà mettait en garde dans ses Mémoires sur l’instruction publique : « Ni la Constitution, ni même les Droits de l’homme ne seront présentés à aucune classe de citoyens comme des Tables descendues du ciel, qu’il faut adorer et croire... » Aujourd’hui, c’est exactement ce qui est demandé aux citoyens – et particulièrement le citoyen dit « musulman », réel ou imaginaire – ; il n’y a rien de pire qu’une religion qui s’ignore comme telle. On ne combat pas la religion par de la religion.

(1) Catherine Kintzler, Qu’est-ce que la laïcité, Vrin, Paris, 2007
(2) Benny Lévy, Alain Finkielkraut, Le Livre et les livres, opus cité, p.101
(3) Gilles Deleuze, Félix Guattari, Qu’est-ce que la philosophie ?, Éditions de Minuit, Paris, 2005, p.47
(4) Cité par Jean-Claude Monod, Sécularisation et laïcité, PUF, Paris, 2007, p.33

*****
Zine-Eddine Gaid est enseignant de sciences sociales et de philosophie à MHS Paris dont la pétition pour la réouverture a recueilli plus 3 000 signatures. Cette contribution est extraite du livre Apologie de l'Ecole Meo High School (MHS), Editions Le Discernement, à paraitre.

Du même auteur :
Pour une laïcité (réellement) profane (1/3)
Pour une laïcité profane et « athée » (2/3)

Voir aussi la vidéo de La Casa del Hikma - La laïcité, un outil contre les religions en France ?




Réagissez ! A vous la parole.
Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

23.Posté par francois.carmignola@gmx.com le 25/01/2021 18:12 | Alerter
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@101 Ainsi donc le "racisme d'Etat" expression sortie de nulle part, du simple fait qu'elle soit citée, a une réalité. D'une certaine manière cela est vrai, vous avez raison. Le réel est effectivement parfois issu du mensonge, cela s'appelle des fausses rumeurs...

22.Posté par Premier Janvier le 24/01/2021 23:12 | Alerter
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Les sources sont soit des témoins, soit des spécialistes, soit des enquêteurs.
Monsieur tout le monde, des initiés ou des journalistes. Je sais de ce qui a eu lieu que ça a eu lieu est un fait pas un avis.

21.Posté par Premier Janvier le 24/01/2021 22:32 | Alerter
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François. Par exemple le site Wikipedia que vous citez cite lui même des sources.
Sources qui elles mêmes citent des sources. Tout est vrai. Les sources des sources disent des choses vérifiées, réelles.
Seulement le réel n'existe pas. Il n'est toujours qu'une traduction.
Seulement on bien obligé d'en dire quelque chose.
Et ce que l'on peut en dire ne sont que des grilles lectures exploitées. Des traductions de la traduction.
Et c'est là que naît l'idée de racisme d'Etat. Une traduction de la traduction.

20.Posté par francois.carmignola@gmx.com le 23/01/2021 07:39 | Alerter
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@101 avant d'expliquer des chiffres, il faut en disposer. Si vous voulez je peux vous les expliquer. Après il faut en tirer les conclusions et décider de quoi faire. On peut en discuter si vous voulez.
Les accusations vagues tous azimuts, qui reprennent des mots tabous visant à déconsidérer (racisme d'Etat, islamophobie) ne servent à rien et ne signifient rien.

19.Posté par Milouda le 22/01/2021 23:56 | Alerter
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Le CFCM, des vieux snocks, des bras cassés qui se disputent le pouvoir, les chapelles. Une secte de sectes. Lol.

18.Posté par Premier Janvier le 22/01/2021 23:44 | Alerter
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Des organes ayant l'oreille de l'Etat disent des choses.
Ils disent des choses exploitées à des fins racistes.
Confondu avec racisme d'Etat.
Le CFCM pas moins qu'un autre.
Des faits, des chiffres ne disent rien. Seule leur traduction peut les expliquer.
Et traduire est toujours interpréter, jamais expliquer.

17.Posté par francois.carmignola@gmx.com le 22/01/2021 20:28 | Alerter
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Reconnaitre des problèmes sociaux et politiques évidents et que d'ailleurs vous mentionnez vous-même n'a de crade que les yeux fermés que vous vous frottez en vain. Vous devriez renoncer aux accusations directes de vilénie, cela nuit à l'ambiance.

Le "racisme d'Etat" est explicitement récusé par le CFCM. Cela pourrait-il constituer à vos yeux un certificat pour être considéré "vierge des grilles de lecture qu'il expose" ?

16.Posté par Premier Janvier le 22/01/2021 18:27 | Alerter
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"La présence musulmane en France pose des problèmes"....
Passez moi l'expression mais vous ce que vous dîtes est crade.
L'Etat ou ses organes officiels disent des choses.
Qui elles mêmes sont traduites. Et souvent négativement.
Ce que peut dire l'Etat est utilisé à des fins racistes.
D'ou l'expression racisme d'Etat que lui même tout en en étant acteur refuse. Ce que peuvent dire les officiels est utilisé.
Chacun de dire, ce n'est pas moi qui l'ai dit, c'est l'autre.
L'Etat refuse le terme racisme d'Etat et c'est bien normal mais il n'est pas vierge des grilles de lecture qu'il expose.

15.Posté par francois.carmignola@gmx.com le 22/01/2021 07:53 | Alerter
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@101 Pas du tout.
Je corrige un chiffre inexact et présente des chiffres effectifs connus issus de mesures raisonnables, objectives et répétées qui traduisent une réalité.
En ces matières, il y a beaucoup d'ignorance, de confusion dues à de mauvaises évaluations quantitatives qui alimentent les préjugés, les fausses consciences et les propagandes orientées..

La présence musulmane en France est visible et pose des problèmes sociaux et politiques.
Il s'agit de 8% du total de la population et la moitié (50%) participe à un degré ou un autre à ce qu'on appelle l'islamisme intégriste ou politique, par ailleurs absolument refusé par l'écrasante majorité de la population française.

Les musulmans pacifiques que j'exclus absolument de la confusion que vous dénoncez à raison sont assez nombreux pour ne pas se sentir visés par un "racisme" que vous dénoncez à tort.

14.Posté par Premier Janvier le 21/01/2021 16:42 | Alerter
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François. On vous cite un chiffre de musulmans vous répondez lutte contre.
Ca ne va pas bien.
A musulman vous répondez intégrisme. A chaque fois vous faîtes le coup. On vous parle Camembert vous répondez Roquefort.
Après c'est un peu la même chose concernant l'Etat. Sauf que lui ne fait pas la confusion. En tout cas il semble qu'il ne la fasse pas.
Ce qu'il en dit est exploité à des fins racistes. Il existe des personnes intégristes que vous faîtes devenir l'islam est une religion belliqueuse.

13.Posté par francois.carmignola@gmx.com le 20/01/2021 11:38 | Alerter
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@Abdoulaye
allez allez ne vous cachez pas les yeux, l'enquête citée est tout à fait sérieuse, et l'IFOP est une entreprise privée.

D'autre part, le chiffre de 8% est celui de l'INED et de l'INSEE, en ligne avec le PEW. Et c'est officiel.
Le chiffre de 3% que vous citez (7% des sondés n'ont pas souhaité répondre) est totalement fantaisiste, toutes les mesures donnent au moins 5 Milions de musulmans, soit 8% de la population.
https://fr.statista.com/statistiques/472017/population-religion-france/

12.Posté par Pierre Lavoisy le 17/01/2021 22:21 | Alerter
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OUI LA LAÏCITÉ EST ARELIGIEUSE
DONC
NON LA LAÏCITÉ N'EST PAS ATHÉE, SINON C'EST FAIRE DE LA SPIRITUALITÉ ATHÉE UNE RELIGION, APPELÉE LAÏCISME, COMME CE FUT LE CAS EN UNION SOVIÉTIQUE !!!

Ainsi Le seul mérite de cette troisième partie me fait penser au sot qui soulève un pierre pour se la laisser retomber sur les pieds.
En effet, cet article dénonce, à juste titre, les tentations du gouvernement actuel de sacraliser la République pour défendre une soi-disante laïcité, comme je le signalais dans un commentaire précédent relatif au deuxième article;.
Et dans le même temps, il sacralise la laïcité avec son. athéisme militant et donc assume là, en toute plénitude, ce qui n'est qu'une tentation gouvernementale (pour le moment) !!!

Toute interprétation sérieuse de la laïcité qui est fille légitime du Siècle des Lumières, signifie que les débats religieux ou philosophiques ou politiques ne la concerne pas : il faut la concevoir comme un ring, un champ clos, une zone publique bien définie où peuvent s'affronter toutes les idées même les plus farfelues.
La violence verbale, la caricature, y compris blasphématoire, ne sont pas interdites, car on ne peut qu'insulter une personne, ce qui est un délit, mais nullement une conviction religieuse, philosophique, politique !!!

De plus tout le monde a le droit d'être c..,, de dire des con..ries, d'être limité, bloqué, de croire ou de ne pas croire en tel vertébré gazeux, de se forger des idoles qui s'appellent sexe, sport, bouffe, jeux, fric etc .....  

11.Posté par Abdoulaye le 17/01/2021 00:03 | Alerter
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@francois.
Moi quand l'Etat publie quelque chose, j'y accorde plus d'importance que wikipédia.
Pas vous?
Pour la laïcité, la voix de l'Etat pour moi c'est l'observatoire de la laïcité.
Et c'est cet observatoire qui publie que trois pour cent des français se réfèrent à l' Islam comme religion.
Mais vous pouvez croire ce que vous voulez..

10.Posté par francois.carmignola@gmx.com le 16/01/2021 19:21 | Alerter
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Ce n'est pas wikipedia, c'est l'enquête PEW internationale citée par Wikipedia.
Elle est en ligne avec ce que l'on sait et admet en général.

Quant à votre révérence pour l'IFOP "officiel" (vous me permettrez de sourire de votre expression) est ce :
https://www.ifop.com/publication/le-rapport-a-la-laicite-a-lheure-de-la-lutte-contre-lislamisme-et-le-projet-de-loi-contre-les-separatismes/
?

Les 72% de français en faveur d'une lutte contre l'intégrisme font chaud au coeur, sans parler de la très inquiétante moitié (en gros ) des musulmans manifestement en faveur des lois républicaines. Très loin de l'"écrasante majorité" dont on nous parle sans cesse.
De fait ce sondage est TRES inquiétant: la moitié de l'islam français est intégriste.

9.Posté par francois.carmignola@gmx.com le 16/01/2021 19:21 | Alerter
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Ce n'est pas wikipedia, c'est l'enquête PEW internationale citée par Wikipedia.
Elle est en ligne avec ce que l'on sait et admet en général.

Quant à votre révérence pour l'IFOP "officiel" (vous me permettrez de sourire de votre expression) est ce :
https://www.ifop.com/publication/le-rapport-a-la-laicite-a-lheure-de-la-lutte-contre-lislamisme-et-le-projet-de-loi-contre-les-separatismes/
?

Les 72% de français en faveur d'une lutte contre l'intégrisme font chaud au coeur, sans parler de la très inquiétante moitié (en gros ) des musulmans manifestement en faveur des lois républicaines. Très loin de l'"écrasante majorité" dont on nous parle sans cesse.
De fait ce sondage est TRES inquiétant: la moitié de l'islam français est intégriste.

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